Star Wars Ascension


[Circumtore] Flic et bandit (PV Asveig Vah'Arius)

Star Wars Ascension » Au coeur de la Galaxie » La bordure extérieure

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  • Posté le Mar 22 Mai - 22:21

    Message n°10326 (1)

J’avais passé une mauvaise semaine, c’était le moins qu’on pouvait dire. Lutter contre le crime seul et jusque dans les mondes indépendants était une travail ingrat. Cela était mon lot quotidien et je m’en accommodait, puisque c’était la voie que j’avais choisi depuis le décès de Céline. Moi, le petit fonctionnaire de Malastare et le terrien dans l’âme, j’avais quitté mon monde d’origine puisque je n’avais plus rien à y faire. Troquant mon uniforme des forces locales contre ce sempiternel costume bon marché, contre cette chemise blanche et cette cravate noire nouée autour du cou et cet éternel imperméable beige. Certains disaient que je puait le flic, mais je ne cherchais de toute façon pas à le cacher, tout le monde ou presque savait qui j’étais dans les milieux peu recommandable. J’avais même réussi à me tailler une petite réputation dans les mondes indépendants, je fermais les yeux sur certains petits trafics contre des informations sur mes affaires en cours. Ainsi je pouvais réguler la petite délinquance et les affaires de mœurs...Car ce qui m’intéressait correspondait à des critères très précis que j’avais réussi à comprendre au fil des ordres de mission d’une hiérarchie distante. Je n’avais que faire des petites magouilles et la plupart du temps, je me contentais de faire la morale sans pénaliser, mais ce qui m’intéressait c’était les plus gros réseaux, notamment de trafiquants d’esclaves ou de drogue qui pouvaient avoir des ramifications en périphérie de nos planètes ou même tenter d’alimenter avec de la contrebande les planètes de la République Fédérale.

Bref, aujourd’hui une autre affaire m’attendait, une affaire plus personnelle. Lawrence Steiner, cet énigmatique homme dont m’avait parlé mon informatrice principale, Asveig, un homme qu’elle soupçonnait d’être Don Lorenzo, avait refait surface. J’ignorais si cet homme était bien Don Lorenzo, mais je ne voulais négliger aucune piste, puisque même si le mafieux avait été déclaré décédé durant l’explosion du hangar sur Malastare, les rapports du légiste étaient formel, il n’avait pas été formellement identifié. En fait, le bureau du légiste s’était basé sur trois corps non-identifiés et un qui correspondait en termes de mensurations à ce qu’on aurait attendu de Lorenzo, pourtant Lorenzo n’était pas dans les fichiers et les preuves étaient trop minces pour réellement conclure. Ce que j’en pensais, c’était que tout ça n’était qu’une vaste fumisterie, le bureau du légiste avait clos l’affaire un peu vite, parce que ça arrangeait tout le monde et qu’il y avait eu bavure qui avait coûté la vie à plusieurs hommes, dont un Lieutenant du Département Judiciaire. D’un autre côté, conclure au décès de Lorenzo n’était pas non plus complètement dénué de sens, puisqu’il n’était pas revenu sur la scène publique après. Quoi qu’il en soit, Lorenzo n’était pas ma priorité absolue, pourtant j’avais choisi de donner rendez-vous à Asveig dans un endroit neutre afin qu’elle puisse me donner de nouvelles informations dont elle m’avait venté les mérites. Je n’étais pas naïf, je savais ce qui motivait Asveig, elle cherchait à monnayer et à avoir des faveurs en échanges de ses tuyaux, mais je savais aussi en général qu’elle était fiable, car elle m’avait permis d’élucider plusieurs affaires. Après tout, Asveig, tout comme les autres, savaient que traiter avec moi et faire avec ma présence était moindre mal puisque s’ils s’en prenaient à moi, d’autres probablement plus stricts viendraient. Moi, je n’étais qu’un vieil inspecteur qui faisait son travail, sans idéalisme ni zèle, je maintenais des objectifs réalistes, ce qui ne serait pas le cas d’un jeune loup qui viendrait probablement avec un coéquipier et potentiellement toute une équipe pour les mêmes affaires que je traitais seul.

J’avais donc pris le chemin de Circumtore, en périphérie des systèmes Hutts. Le rendez-vous était dans un petit établissement de restauration rapide le matin. Rien d’anormal, je me rendais souvent dans ce type d’établissement pour y prendre un café ou lire les nouvelles. C’était donc précisément ce que j’avais fait ce matin là, j’étais rentré dans la salle et avait pris une petite salle, m’attelant à lire les nouvelles sur mon datapad pendant que la femme me servait du café et que je commandais un petit-déjeuner en attendant Asveig. Mon informatrice serait là d’un instant à l’autre et cela serait le même rituel que d’habitude, elle saurait quoi dire. J’avais hâte de connaître ses nouvelles informations, la traque de Lorenzo n’était pas une obsession pour moi, mais je voulais que justice soit faite, pour Céline, pour son petit-ami John et pour finalement la famille que je n’avais pas su garder...
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  • Posté le Mer 23 Mai - 18:16

    Message n°10334 (2)


« Un double café-coca, un smoothie de Zoochberry, une part de Ryshcate et deux barres de miel de Rishi, merci. »

Dans le dos de Christian Vellokan, la voix agréable de Asveig venait de se faire entendre, et la jeune femme n'attendit même pas de s'installer à table qu'elle se penchait déjà sur le zinc afin de se commander un copieux petit-déjeuner. Son regard parcourant à peine la carte qu'elle connaissait presque par cœur tant elle se rendait souvent dans ce petit établissement qui ne payait franchement pas de mine, mais qui préparait toutefois des spécialités issues des quatre coins de la Galaxie. À commencer par les spécialités corelliennes d'ailleurs parce que depuis bien des années, la Kiffar adorait ce gâteau traditionnel qu'était le Ryshcate, composé à la fois de fruits et de noix, et qui ne se servait normalement que pour les grandes occasions. Mais pour Vah'Arius, satisfaire ses papilles gustatives était toujours une grande occasion, aussi n'attendait-elle pas son anniversaire pour se faire ce petit plaisir.

Et une fois sa commande passée, elle se dirigea directement vers la table où le flic l'attendait, et ce fut sans plus de cérémonie qu'elle prit place en face de lui. La banquette bientôt envahie par son sac puis son manteau qu'elle déposa à côté d'elle en désordre.

« Bonjour Christian, vous avez l'air fatigué. Vous devriez songer à dormir de temps à autre. »

Une accroche pour le moins sympathique, mais Asveig se souciait-elle réellement de la santé de cet homme ? Pas vraiment. Mais un peu quand même. Parce que même s'il ne faisait pas partir de ses amis, Vellokan était toutefois l'un de ses clients les plus corrects, aussi ne rechignait-elle jamais à faire affaire avec lui. Après tout, le policier ne l'emmerdait pas et payait toujours ses dettes – sans doute conscient qu'il était de la fiabilité de son informatrice – aussi ces deux-là se côtoyaient-ils depuis quelques années déjà. Sans heurt ni coup bas. Ce qui était d'ailleurs assez singulier dans le domaine du crime où les promesses ne valaient souvent pas grand chose ! Mais si la moralité de Asveig n'était pas très développée, son sens des affaires se portait au contraire très bien, et elle chouchoutait donc ses clients fidèles. Guettant pour eux les informations croustillantes qui seraient susceptibles de les intéresser.

Et le nerf de la guerre pour ce flic portait un nom extrêmement simple : Don Lorenzo.
Un homme de main de Vago spécialisé dans le trafic de drogue et officiellement mort une dizaine d'années plus tôt. Un mec charmant donc … mais en général, Vah'Arius évitait de trop marcher sur les plates bandes du Hutt, parce qu'elle se faisait un paquet de fric en traitant avec lui ! Mais avec Lorenzo, les choses étaient toutefois différentes : le gars était tombé en disgrâce auprès de sa limace de patron, alors tous les coups étaient permis. Mort puis revenu à la vie, Lorenzo se planquait apparemment dans les bas-fonds de Nar Shaddaa et d'après la rumeur, sa présence dans ces quartier crasseux était dû au fait que Vago lui avait chaudement conseillé de ne plus croiser sa route. De quitter ses territoires également. Autant dire que le gars n'allait sûrement pas traîner là très longtemps, et c'était justement pour cette raison que la Kiffar avait contacté Vellokan sans tarder.

« Je suppose que je ne m'étais pas trompée en pensant que des informations sur Don Lorenzo vous intéresseraient, n'est-ce pas ? Je suis absolument certaine qu'il se cache désormais sous le nom de Lawrence Steiner mais pour plus d'informations, vous connaissez la procédure. »

Il connaissait la procédure et il connaissait également ses tarifs. Des tarifs qui avaient d'ailleurs augmenté depuis ses débuts dans l'Espace Hutt. Mais malgré tout, la très haute qualité de ses informations valait clairement le prix qu'elle en réclamait, et son petit business était donc plus que florissant.
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  • Posté le Ven 25 Mai - 18:02

    Message n°10351 (3)

Je ne m’étais pas laissé impressionner, ni par l’appétit féroce de mon interlocutrice, ni par ses habitudes familières. Après tout, je pratiquais Asveig depuis suffisamment longtemps pour comprendre la seule chose qui m’importait : ses informations étaient fiables. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, tisser un réseau d’informateurs et d’indicateurs n’était pas si facile, déjà, il fallait trouver des gens fiables, puis il fallait surtout persuader ceux qu’on avait réussi à soudoyer qu’ils n’auraient pas de conséquences s’ils monnayaient leurs informations. Tout était une question de dosage et je m’appuyais sur plusieurs leviers pour faire coopérer mes informateurs, en ayant banni de mes méthodes toute coercition et autre menace. Après tout, je n’avais pas besoin de menace, tout comme je n’avais pas besoin de mon arme de service, tout cela se passait sur le terrain psychologique. Asveig comme les autres savaient que j’étais un vieil inspecteur plutôt tranquille et conciliant mais aussi que je payais bien. En effet, j’avais réussi à passer un accord avec ma hiérarchie afin de pouvoir disposer de crédits alloués pour justement monnayer les informations...En général je complétais la somme d’argent en rendant des services divers ou en arrondissant les angles sur de menus délits. Dans le cas d’Asveig, je ne l’avais jamais tourmenté et je n’avais jamais été condescendant ou répressif quant à son appartenance au milieu du crime. Si mes méthodes avaient souvent été raillées en haut-lieu, là où les officiers sont gradés, elles avaient rapidement prouvé leur efficacité.

-Peut-être bien. Toi par contre tu as l’air en forme, je comprendrai jamais comment tu fais pour engloutir toutes cette nourriture.


Le ton était aimable et plutôt jovial. En réalité, Asveig était bien plus jeune que moi, peut-être était-ce pour cela qu’elle m’avait toujours vouvoyé et moi tutoyé...Pas par différence de considération puisqu’au final, elle m’avait toujours appelé par son prénom et jamais par son grade ou sa qualité d’Inspecteur, simplement car c’était comme cela depuis le début. Je n’avais jamais non plus été impressionné ni gêné par ces imposants tatouages qui recouvraient son corps au point de remonter jusqu’à un de ses yeux, j’étais passé au-dessus de ça, tout comme je n’avais pas non plus focalisé ma présentation sur mon statut de flic lorsque je l’avais approché la première fois...Peut-être était-ce ce qu’elle avait approché. Il fallait reconnaître qu’Asveig avait toujours des informations intéressantes et fiables, c’était à se demander d’ailleurs comment elle faisait, mais cela n’était pas mon problème, ce qui m’importait c’était d’avoir ces informations.

Une fois la jeune femme installée, nous arrivâmes très vite aux affaires et mon sourire s’évapora pour une expression bien plus sérieuse lorsqu’elle évoqua la raison de ma présence : Don Lorenzo. Rien que l’évocation de ce nom suffit à me faire ressentir un frisson. Après toutes ces années, le mafieux avait donc refait surface, si Asveig disait vrai, cela voulait dire que j’avais vu juste et qu’il avait survécu à l’explosion du hangar dans lequel toute une équipe de membres des forces spéciales et ma coéquipière avaient trouvé la mort. Une sale affaire qui me replongeait plusieurs années en arrière, à une époque où mes démons étaient encore bien présents. Mais je demeurais totalement imperturbable, portant la tasse de café à ma bouche, écoutant avec professionnalisme ce que l’informatrice avait à me dire...J’étais passé à autre chose et j’avais tourné la page. En effet, à une époque, rien que le nom de Lorenzo et la possibilité qu’il soit en vie aurait suffit à me convaincre de m’embarquer dans une croisade personnelle, mais tout cela était derrière moi, désormais j’étais capable de faire la part des choses. D’un mouvement de la main, je faisais passer sous la table une sorte de petite coffret qui frôlerait les jambes d’Asveig.

-En effet, je ne dis jamais non contre des informations qui peuvent me permettre d’attraper ce genre de crapules et tu as vu juste...Celui-là m’intéresse particulièrement. Tu connais aussi ma façon de procéder, je devrais te donner un acompte, mais puisque c’est toi tout est là.

Cela était vrai aussi. Les procédures m’obligeraient normalement à donner un acompte et à remplir tout un tas de papiers inutiles...Mais ça c’était la théorie et le Département Judiciaire avait d’autres chats à fouetter que de venir m’emmerder avec tout ça. Encore une fois, je connaissais Asveig depuis suffisamment longtemps pour savoir qu’avec elle il n’y avait pas de crainte à avoir. J’avais volontairement passé sous silence ma surprise lorsqu’elle avait dit que je serais certainement intéressé par ces informations, mais elle avait visiblement plus d’informations que j’avais bien voulu en donner. Après tout, elle traînait peut-être suffisamment dans le milieu du crime pour savoir, mais je ne lui avais jamais raconté en détail mon passé en tout cas, ni la perte de ma coéquipière.

-Alors allons-y, dis-moi ce que tu sais sur ce Lawrence Steiner..


La première chose pour moi était d’évaluer la fiabilité de cette information. Pas que je doute d’Asveig, mais pour moi la difficulté résiderait dans le fait d’avoir suffisamment d’évidences pour conclure qu’il s’agit bien de Don Lorenzo, l’homme que tout le monde croyait mort.
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  • Posté le Mar 29 Mai - 16:19

    Message n°10367 (4)


« C'est du sucré, ça passe tout seul ! »

Ça passait tout seul, effectivement. Et vu la quantité de sucré qu'elle ingurgitait très régulièrement, il était d'ailleurs assez étonnant que Asveig ne fût pas déjà diabétique ! Mais loin de ce genre de préoccupations diététiques et médicales, la jeune femme ne tarda pas à embrayer rapidement sur les raisons de sa présence ici, et l'expression très intéressée qui apparut un bref instant sur le visage de Vellokan lui indiqua qu'elle ne s'était pas trompée. Mais en même temps, comment l'aurait-elle pu ?! Depuis toutes ces années qu'ils se connaissaient, la Kiffar avait bien entendu déjà usé de sa psychométrie sur le flic – plus particulièrement sur son imperméable qui était un véritable coffre au trésor à lui tout seul – aussi savait-elle bien ce qu'il traînait dans son sillage. Ses jeunes années, ses débuts de policier, la perte de sa coéquipière puis ses missions tandis qu'il remontait la pente. Autant d'informations qu'elle avait glané petit à petit, mais qu'elle n'avait pourtant jamais utilisé de quelque manière que ce fût. Sans doute parce qu'elle éprouvait un sentiment devant se rapprocher du respect à son égard. Sans doute parce qu'il n'y avait rien de bien croustillant non plus.

Mais si Christian était un homme plutôt sympathique, il était surtout un homme réglo, et ce fut dans un léger sourire que Asveig récupéra son payement qu'elle glissa aussitôt dans son sac. Ne prenant même pas la peine de vérifier le montant de la somme tant elle savait qu'il n'allait pas essayer de la doubler. Il était trop droit. Et même si elle n'en avait jamais parlé devant lui, il devait bien se douter que la jeune femme disposait de certains moyens de pressions sur ses clients. À commencer par une fortune bien suffisante pour embaucher un tueur à gage. À poursuivre par le fait que ses informations étaient toujours fiables et que personne ne semblait donc épargné par ce qui se cachait dans son cerveau …

« Je vous remercie, surtout que ça nous fera gagner du temps. Steiner n'est actuellement pas en odeur de sainteté auprès de Vago, donc il risque de quitter assez rapidement Nar Shaddaa où il se terre actuellement. Au plus profond des pires quartiers, histoire de ne surtout pas croiser le Hutt ou ses larbins … la rumeur dit que son patron n'a pas du tout apprécié son échec sur Malastare. Elle dit aussi qu'il aurait piqué dans la caisse mais là je n'y crois pas du tout, il aurait déjà été exécuté si c'était vraiment le cas. »

Après tout si Vago n'était pas le pire des Hutt qu'ait pu connaître la Galaxie depuis sa création, il n'en demeurait pas moins qu'il était un Hutt quand même, et ces bestioles là avaient généralement horreur qu'on vînt piquer dans leur porte-monnaie ! Une excellente raison pour réfuter une possible trahison de la part de Steiner, alors qu'un échec puis une folle cavalcade pouvaient très bien lui valeur la rancœur de son ancien patron.

Mais en citant Malastare, Asveig venait aussi de prouver qu'elle en connaissait assez sur cet homme pour le rapprocher de Don Lorenzo, et c'était très certainement ce genre de preuves que désirait Vellokan.

« Je n'ai pas son adresse actuelle précise, mais je sais qu'il est en contact avec un certain Ganner Falokartt – un pilote qui se vend au plus offrant – pour négocier son passage vers une planète plus sûre pour lui. Falokartt lui a demandé de choisir plusieurs planètes pour qu'il puisse préparer ses petites affaires, et il a porté son choix sur Lannik, Kothlis et Hypori. Vu la mentalité des Bothan, ça m'étonnerait beaucoup qu'il aille sur Kothlis … et Lannik n'est pas non plus idéale. Vu sa position, je pense que son choix final sera Hypori. Partant de là, soit vous préférez attendre qu'il se décide et je fournirais à ce moment-là son trajet ainsi que son point de chute. Soit vous ne voulez pas attendre, et je peux vous donner les noms des lieux et des personnes qu'ils fréquentent sur Nar Shaddaa. »

De son point de vue, elle aurait plutôt déconseillé à un flic de se rendre dans l'Espace Hutt mais néanmoins, la Kiffar préférait surtout conserver son point de vue pour elle. Après tout pour le moment, il ne lui avait rien demandé. Et depuis toute ces années dans le milieu du crime, Asveig avait appris quelque chose d'important : un avis, ça ne se partageait pas ! Sous peine de risquer de vexer ou de choquer son interlocuteur, ce qui n'était guère productif lorsque le but était de conclure de bonnes affaires.
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  • Posté le Mar 29 Mai - 22:52

    Message n°10369 (5)

J’écoutais avec attention ce qu’avait à me dire la jeune femme. Comme d’habitude, je n’avais pas à regretter mon investissement, elle avait des informations carrées à me donner. Asveig avait toujours été très douée dans ce domaine et à mon habitude, je restais de marbre, je ne poserais aucune question et n’exigerais aucune justification. Tel était l’accord tacite entre nous deux, elle connaissait ma façon de voir les choses : j’étais un réaliste, pas un idéaliste, j’acceptais les parts d’ombre. Je savais également en mon for intérieur qu’elle n’était pas quelqu’un de maléfique, il y avait de plus gros poissons, comme ce Don Lorenzo dont on parlait ici. Après qu’Asveig ait terminé son exposé, je prenais un peu de temps pour réfléchir, la précipitation n’avait jamais été mon défaut, j’avais été rôdé aux planques qui duraient des heures, aux collectes d’informations pendant des mois...Voire des années et je connaissais mes méthodes.

Malastare...Ainsi cet épisode avait nuit à Lorenzo et avait visiblement fait des remous au point de le faire tomber en disgrâce. Des souvenirs désagréables affluèrent mais ne me perturbèrent pas, je restais sérieux tout en portant ma tasse de café à ma bouche. Je buvais une gorgée pour finalement reprendre la parole.

-Je ne suis pas assez fou pour aller sur Nar Shadda. C’est une zone de non-droit et même si je disposais d’une équipe entière de Gardes Fédéraux, je ne serais même pas sûr de pouvoir mener à bien une telle opération, dis-je toujours aussi sérieux avant de sourire pour entamer une boutade. Eh puis je suis trop vieux pour ces conneries...J’ai passé l’âge d’aller jouer au cow-boy et au bandit flingue à la main…

Derrière ma plaisanterie se cachait un constat tout à fait juste, peut-être un des aspect appréciable de ma personnalité pour tous ces brigands avec qui j’étais obligé de dialoguer pour tirer des informations : je n’étais pas de ceux qui voulaient massacrer et détruire pour le plaisir. En fait, ma hiérarchie n’aurait sans doute jamais cautionné cela et il aurait été fou pour croire que cela était possible. La République Fédérale avait ses limites et j’avais intégré cela depuis bien longtemps. Maintenant il convenait de voir les modalités et d’être un peu plus précis dans la recherche, car il était hors de question que je mène une arrestation sans avoir suffisamment d’éléments.

-Si ton Steiner est bien Lorenzo comme tu le dis, tu imagines bien que je ne pourrai pas mener l’arrestation seul, je vais devoir demander des renforts. Si je veux faire cela, il va falloir que toute une procédure et surtout, je vais devoir bétonner mes arguments. En fait, Lorenzo fait l’objet d’un mandat d’arrêt galactique, donc la République Fédérale ne rechignera sans doute pas à m’envoyer deux gars pour procéder à l’arrestation, mais pour le reste, je dois être sûr que Lorenzo est bien Steiner d’une part...Mais également bien cerner ses soutiens.


J’étais loin de douter de ce que me disait Asveig, en fait le rapprochement entre Malastare et ce Steiner était déjà un bon point de départ. Cela n’était cependant pas suffisant pour monter une opération de quelque nature que ce soit, aussi je préférais avancer à pas de loup. Asveig ne serait sans doute pas surprise par ma façon de procéder, elle me connaissait et avait plusieurs fois raillé mes méthodes, même si mes intuitions étaient souvent les bonnes. Force était de constater que je ne plaisantais pas, je demeurais de marbre et le sujet de Don Lorenzo peinait à me dérider. En fait, je savais qui était cet homme et je ne savais pas non plus ce qu’en savait mon interlocutrice.

-Ce mec, Lorenzo, tu dois bien comprendre que c’est un sale type et je te déconseille formellement de t’en approcher. Aussi, il va falloir réfléchir à comment dissiper nos incertitudes sur son cas. À première vue, je dirais qu’on a pas trente-mille possibilités, soit ton pilote peut nous donner des informations complémentaires s’il l’a déjà rencontré...Soit il va falloir trouver quelqu’un d’autre dans l’entourage direct de Steiner qui pourrait nous renseigner. Bien qu’il ait été lâché par Vago, cela ne veut pas dire qu’il n’est pas protégé. Je crois qu’il va falloir mener un petit complément d’enquête. Bien évidemment, tu seras rémunérée à la hauteur de ta contribution

Un complément d’enquête qu’Asveig avait d’ailleurs peut-être anticipé. Elle savait très bien qu’il suffisait de me voir arriver pour qu’on sache que j’étais flic, elle savait aussi que cela pourrait être un atout si nous voulions délier certaines langues, techniques que nous avions déjà utilisé par le passé...Après tout l’insigne du Département Judiciaire de la République Fédérale suffisait à intimider les petites frappes.
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  • Posté le Mer 30 Mai - 18:15

    Message n°10375 (6)


Comme à son habitude, Christian se montrait mesuré et prudent, et Asveig esquissa bientôt un sourire amusé à l'idée de le voir débarquer sur Nar Shaddaa l'arme à la main et le vent dans les cheveux. Tel un héro d'holo-films bidons qui aurait attaqué seul un repère de bandits avant d'en ressortir victorieux et riche à millions, avec en prime une superbe femme accroché à son bras. Un fantasme que partageait pourtant certains jeunes aventuriers et certains flics trop présomptueux, mais celui qu'elle avait en face d'elle n'était pas fait de ce bois-là. Calme, réfléchi et précautionneux, Vellokan n'était clairement pas l'homme le plus nerveux qu'elle ait eu à croiser jusqu'à aujourd'hui, mais il fallait croire que ça lui réussissait plutôt bien vu qu'il était en vie. Vu qu'il avait réussi à se créer un confortable réseau d'informateurs également. Mais dans tout son discours, l'aspect procédural semblait toutefois bien casse-gueule pour la Kiffar, et ce même si la réussite de toute cette opération ne la concernait finalement pas puisqu'elle avait déjà été payée. Simplement était-elle très professionnelle.

« Toute une procédure … et la République n'est pas forcément connue pour sa rapidité dans ce domaine-là. Si je peux suivre Steiner sur Nar Shaddaa et lors de son prochain déplacement, je ne peux en revanche rien promettre s'il change rapidement de planète à nouveau, et je ne pourrais peut-être pas le retrouver non plus. »

Si sa psychométrie était un pouvoir impressionnant, il avait toutefois ses limites, et Asveig en avait parfaitement conscience. Si Steiner disparaissait à nouveau, elle ne pourrait guère le pister s'il ne repassait pas par le même pilote … et Christian ne pourrait plus que croiser les doigts pour qu'elle le retrouvât ensuite. Mais néanmoins, elle ne comptait pas l'influencer non plus, aussi l'informa-t-elle avec un certain détachement tandis qu'elle grignotait déjà l'une de ses barres au miel. Se léchant bientôt les doigts avant de les essuyer dans sa serviette pour pouvoir tirer un petit datapad de son sac, sur lequel elle pianota quelques secondes avant de le retourner pour que son vis-à-vis pût en voir l'écran. Qui affichait désormais la photo d'un homme qui était manifestement tirée d'une bande d'holo-surveillance.

« Cette image date de la semaine dernière, elle a été prise dans une boite de nuit sordide de Shaddaa, est-ce que vous le reconnaissez ? Pour le reste, dites-moi simplement ce que vous désirez comme informations complémentaires, et je verrais ce que je peux faire. »

Toute pratique qu'elle fût, la psychométrie ne lui permettait en effet pas de récupérer des empreintes digitales ou ADN, aussi son interlocuteur allait-il devoir se contenter de quelques photos et de recoupement d'informations.

« Concernant ses nouveaux protecteurs, le patron de cette boite de nuit est un petit trafiquant qui exporte quelque fois de la drogue ou des esclaves vers des planètes se situant hors de l'Espace Hutt, et Steiner lui a déjà rendu quelques services, donc il semble logique qu'il assure un minimum ses arrières. Ganner Falokartt fait quant à lui partie d'un gang qui sévit régulièrement aux alentours de Nal Hutta, mais je sais de source sure que Steiner n'est pas en contact avec ces gens-là … et que Falokartt exécute un extra en acceptant cette course, donc il n'en a pas informé ses associés. Pour le reste, je peux effectivement me renseigner … »

Elle pouvait en effet fouiller la masse de données qui reposait tranquillement dans le système informatique hautement sécurisé qu'elle possédait, et elle pouvait également aller se balader sur Nar Shaddaa afin de laisser traîner ses petites mimines si jamais c'était nécessaire. Ou elle pouvait aussi proposer d'autres idées …

« Sinon, cet homme n'a pas que des amis dans l'Espace Hutt donc si vous ne voulez pas vous en occuper vous-même, je peux très bien laisser filtrer quelques informations sur sa position. Tout devrait être réglé en quelques jours. Une ou deux semaines maximum. »

Pas sûr toutefois que Vellokan appréciât l'idée de déclencher une véritable chasse à l'homme contre Steiner mais néanmoins, Asveig se devait de balayer toutes les possibilités et de les lui présenter.
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  • Posté le Mer 30 Mai - 22:32

    Message n°10376 (7)

Asveig avait raison sur la lenteur des procédures administratives de la République Fédérale, après tout, c’était clairement ce qui avait créé toute la corruption que nous peinions à supprimer désormais. Fort heureusement, la Garde Fédérale avait fait un grand ménage dans les politiciens corrompus, mais c’était un travail de longue haleine...Cela n’était pas de mon ressort de toute façon, ça ne dépendait pas de mon département. J’avais assez à faire avec les trafiquants et la petite délinquance, même si Lorenzo était concrètement un plus gros poisson. Je ne pouvais de toute manière pas l’arrêter seul, j’étais donc dépendant d’une unité d’intervention et j’allais devoir bien calculer mon coup.

-Oui ça peut être long, mais là ça sera rapide. Je vais juste demander deux gars de la brigade d’intervention qui viendront dans une navette pour assurer le transfert du prisonnier. J’ai pris mes dispositions pour que mes demandes soient...En haut de la pile.

Je ne me cachais pas quant à mes contacts au sein du Département Judiciaire, Asveig le savait d’ailleurs. La jeune femme m’avait vu de nombreuses fois contacter les bureaux de Coruscant pour accélérer des procédures...Parce que c’était là le bénéfice de mon expérience, j’avais un réseau très important et des gens me devaient des services. Même si en théorie le favoritisme était illégal, ma hiérarchie fermait les yeux sur mes petites combines administratives, car mes chefs savaient très bien que les réalités du terrain étaient déconnectées des réalités des bureaux et que notre chère République Fédérale était une immense machine bien huilée mais très lente. Les criminels et les fraudeurs en tout genre l’avaient d’ailleurs très bien compris puisqu’un certain nombre d’arnaques et d’escroqueries de fonds du gouvernement central avaient vu le jour à partir du moment où des organes centralisés étaient apparus.

J’avais saisi la photographie et je la regardais avec attention, sous différents angles. Elle manquait de netteté et il faisait sombre...À quoi s’attendre dans une boîte de nuit ? Pourtant, la stature, les cheveux et la forme du visage correspondaient à Lorenzo. Il y avait un faisceau de preuves supplémentaire dans le sens de ce que disait Asveig et j’expirais lentement en tendant le datapad à Asveig.

-Ouais on dirait bien que c’est lui...Ça fait des années que je ne l’ai plus vu donc c’est soumis à vérifications…


Une fois de plus je m’illustrerais par ma prudence, une attitude qui ne m’avait jamais quitté et qui continuait à distiller le doute en moi. Je mentirais en disant que mon expérience malheureuse avec Lorenzo ne m’influençait pas dans mes prises de décisions et dans mon attitude...Après tout c’était sur un coup de tête et dans la précipitation que le fiasco avait eu lieu. J’étais partagé et alors qu’Asveig continuait à développer ses idées, je la fixais en hochant la tête et en me frottant le menton...J’hésitais. Peut-être vit-elle d’ailleurs que j’hésitais, puisqu’elle jugea bon de rajouter plusieurs informations. Seule sa dernière phrase m’arracha un haussement de sourcils, ainsi Asveig me proposait de provoquer un règlement de compte...Je ne sus d’ailleurs dire si elle disait ça par pure espièglerie ou si elle le pensait vraiment.

-Tu te doutes bien que je ne peux accepter ce type de méthodes. Tu m’insultes Asveig, je suis déçu...Je ne suis pas un de ces ripoux de la bordure extérieure,
ajoutais-je en souriant avec un clin d’œil.

J’avais répondu calmement, sans me montrer offensé, avec mon habituelle bonhommie. Après tout, si Asveig avait su le passif que j’avais avec Lorenzo, elle aurait sans doute pu comprendre que j’aurais aimé qu’il se fasse descendre...Et j’aurais menti en disant que je n’aurais pas aimé voir cette ordure avec une balle entre les deux yeux, mais j’avais une fonction à tenir. Je ne ferais pas la morale à Asveig, car la morale dans les mondes indépendants et le milieu du crime n’avait pas lieu d’être...Depuis que j’étais baigné dans ce milieu, j’avais rencontré pléthore d’âmes brisées et la morale, c’était la dernière chose que ces gens voulaient entendre. C’était pour cela que je n’étais jamais dans le jugement, j’avais admis depuis bien longtemps que je n’étais personne pour les juger, je ne savais pas ce qu’avait vécu Asveig et ainsi ni elle ni moi ne nous jugions...C’était ainsi qu’une relation de confiance s’était établie. C’était le problème de la grande majorité des autres flics...Ils étaient idéalistes et n’admettaient pas la nuance. Ainsi j’avais mes raisons et je les gardais pour moi, la plaque dans la poche de la doublure de mon imperméable en était une, mais ce n’était pas la principale. Après tout qu’aurait pensé Céline de tout ça ? J’en savais rien et comme pour la photo de Lorenzo, je ne pouvais me prononcer formellement, mais s’il y avait une chose que je savais, c’est qu’elle n’aurait pas voulu me voir me transformer en un monstre de ressentiment et de haine. Cela tombait bien, ce n’était pas mon intention…

-Bon écoute, j’ai pris ma décision : je vais prendre le risque et monter l’opération. C’est toi qui a raison Asveig, si on le perd maintenant et que c’est bien Lorenzo, on risque de ne plus jamais le retrouver...Surtout si les Hutts le cherchent. On organisera l’opération à sa prochaine destination, il faudra trouver sa planque et j’organiserai l’interpellation à un moment où il en sortira ou s’il n’en sort pas, nous ferons cela au petit matin. Par contre si je fais ça, je vais devoir me reposer sur tes informations, il va falloir que nous soyons très réactifs et il va aussi falloir que tu me transmettes très rapidement les informations sur sa destination et éventuellement ses habitudes si tu peux y avoir accès. Je ne te demanderai pas de t’impliquer personnellement, c’est trop dangereux, mais si tu as un contact avec le pilote, on peut peut-être passer par là...Tu penses qu’on pourrait le soudoyer ou lui faire comprendre qu’il est dans son intérêt de nous balancer Lorenzo ?

Manœuvre qui pouvait sembler bancale mais qui était logique : Lorenzo était tombé en disgrâce, beaucoup seraient heureux de le voir disparaître, et cela surtout s’il était arrêté. Ça éviterait toute position inconfortable et ferait même économiser le prix d’un contrat...Ainsi il était possible de le piéger en douceur. Là-encore une grande majorité de mes collègues n’auraient pas hésité à en dire le moins possible sur Lorenzo à Asveig et à l’envoyer en première ligne pour le piéger...Ou à essayer de la convaincre, mais une fois encore, je préférais me montrer bienveillant, ce qui différenciait mes méthodes des pratiques habituelles.
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  • Posté le Jeu 7 Juin - 16:56

    Message n°10396 (8)


« Je propose simplement toutes les options qui existent, peu importe en quoi elles consistent, comme d'habitude. »

Autant ne pas se leurrer après tout : à l'instant même où Asveig avait émis cette idée, elle savait déjà que le flic allait refuser tout net de tremper dans ce genre de magouilles, mais son professionnalisme l'obligeait presque à aborder toutes les situations existantes. De la plus cohérente à la plus improbable. Qu'elle avait d'ailleurs lâchée d'une voix neutre, comme si elle n'y croyait pas. Ou plutôt, parce qu'elle n'y croyait pas.

Mais entre ses petites combines et son expérience, il était vrai que Vellokan était bien capable de traquer ce Steiner même dans l'Espace Hutt, et il acquiesça finalement en confirmant qu'il allait passer à l'acte dès que Lorenzo aurait atteint sa planète de destination. Lui expliquant aussitôt son plan – légèrement bancal mais potentiellement réalisable tout de même – que la Kiffar écoutait désormais en sirotant son smoothie. Sa tête reposant sur l'une de ses mains tandis qu'elle était venu s'accouder sur la table sans plus de cérémonie. Soudoyer le pilote ? Dans le monde du crime, la fidélité était indéniablement une donnée à géométrie très variable et de ce que qu'elle avait découvert concernant Ganner Falokartt, ce dernier n'était pas le type le plus vertueux de la Galaxie. Au contraire, le fric avait assez souvent tendance à lui brûler les poches, raison pour laquelle il accomplissait souvent des extras afin de ne pas lui-même se retrouver victime d'un contrat placé sur sa tête par un créancier trop peu patient.

« Je ne connais pas Falokartt personnellement, mais je sais qu'il cumule les vices. Il aime autant les prostituées que les jeux d'argent, alors le soudoyer ne devrait pas être trop compliqué, surtout qu'il y a toujours des gens pour le menacer de prendre un contrat sur sa tête. Dites-moi simplement la somme que vous pouvez y mettre. »

Un contact qui ne pourrait qu'être payant dans tous les sens du terme parce qu'une fois face à lui, Asveig ne doutait pas un seul instant qu'elle pourrait user de sa psychométrie sur lui. Sur sa veste, sur sa montre, sur son comlink, sur son briquet … autant d'objets du quotidien que les gens trimballaient absolument partout avec eux et qui constituaient donc les meilleurs des espions capables de lui rapporter tant d'informations. Sur tout. Sur rien. Et même si rien n'était jamais acquis en la matière, la jeune femme savait y faire pour mener une conversation sur énormément de sujets, juste de quoi endormir la vigilance de ses proies afin de faire durer la rencontre assez longtemps pour qu'elle réussît enfin. Sans compter qu'il était assez rare qu'un mâle pût descendre plusieurs verres sans avoir envie d'aller pisser au moins une fois …

Et si jamais le soudoyer n'était pas utile parce qu'elle réussissait à lui dérober toutes les informations utiles à l'enquête, alors elle pourrait toujours considérer cet argent comme un petit pourboire qui lui serait destiné ! Quoi que … avec ce flic-là, elle aurait peut-être eu des scrupules. Peut-être. Mais elle-même n'en était jamais vraiment sûre au final.

« De toutes façons, je vais continuer à me renseigner de plusieurs côtés, histoire de multiplier les sources pour m'assurer de ces informations. Après pour le contact, j'ai votre numéro habituel mais si vous en avez un auquel vous répondez de manière plus sûre ou plus rapide, je peux aussi passer par cette voie. »

Trouver la planque et déterminer les habitudes de Steiner … si le premier serait sans doute connu du pilote, les secondes seraient en revanche plus délicates à déterminer, et la Kiffar allait sans doute devoir se rendre elle-même sur la planète de destination afin de pouvoir se renseigner. Après tout si ce type se la jouait discrète, il n'était pas dit que les Hutt seraient au courant de quoi que ce fût à temps, aussi un petit voyage ne serait-il pas du luxe … mais ça ne la dérangeait pas non plus. Lannik, Kothlis et Hypori n'étaient pas des planètes dangereuses à proprement parler, et son visage n'était de toutes façons pas connu.
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  • Posté le Mar 12 Juin - 16:10

    Message n°10419 (9)

Asveig se défendit immédiatement...Comme un atavisme d’un bandit face à un policier. Nous n’étions cependant pas en interrogatoire et arrêter Asveig ne m’intéressait pas. J’avais donc évité soigneusement la proposition du règlement de compte, cela ne serait que déplacer le problème : les Hutts seraient tôt ou tard dans notre collimateur de manière plus soutenue, je le savais. J’avais toujours considéré que la République Fédérale était un organe métaplanétaire qui finirait tôt ou tard par se développer suffisamment pour avoir les moyens de son ambition. La mutation était pourtant très longue, tout simplement car le monde n’était pas un conte de fée, et cela c’était une chose que les jeunes idéalistes tout fraîchement sortis de leur académie peinaient à comprendre. C’était précisément pour cela aussi que je me trouvais affilié à ce poste et qu’ils n’avaient pas mis de jeunes gens surentraînés et prêts à prendre part à toutes les fusillades.

Je m’autorisais un petit sourire lorsqu’elle parla du pilote. Bien sûr qu’il était corruptible, tous l’étaient, c’était une des particularités du milieu du crime et si ce n’était pas le cas, j’aurais été au chômage depuis bien longtemps. La jeune femme revenait cependant pour le prix.

-Oh, je ne me fais pas de soucis concernant ta capacité à faire parler ce bougre. Je me doute bien que tu trouveras de toute moyen ou un levier pour le faire parler. Pour le prix, disons dix mille, je te donne dix mille, à toi d’en faire ce que tu veux, tu garderas la différence pour toi.

Moyen que j’utilisais toujours pour payer Asveig pour les extras. Je savais très bien que la jeune femme aimait l’argent et qu’elle ne faisait pas cela pour être une bonne samaritaine, je préférais donc lui mettre des limites à la rémunération qui dépendaient du résultats et ainsi évitaient de la voir quémander et surtout d’avoir la tentation de me rouler. Si j’étais dans une relation de confiance et plutôt bienveillant à ton égard. Ils avaient donc un accord, et une fois de plus j’illustrais ma prévoyance en faisant passer une pochette qui contenait les crédits supplémentaires à Asveig. La jeune femme venait de gagner plusieurs milliers de crédits, de quoi équilibrer la balance et ses comptes.

-Tu n’auras qu’à aller à la pêche aux informations. Je vais te donner mon numéro personnel que je t’invite à utiliser en cas de pépin...Quel qu’il soit. Tu me tiendras au courant de l’avancée de tes investigations et surtout, n’hésite pas à me contacter si tu as besoin d’aide ou si c’est trop dangereux.

J’assumais le ton légèrement paternaliste de ces dernières paroles. D’une certaine manière, Asveig était devenue une sorte de partenaire depuis le temps que nous travaillions ensemble et je m’étais fait la promesse de ne plus perdre de coéquipier ni de collaborateur pour ne pas revivre les cauchemars que je laissais dans mon passé. Désormais, les choses pouvaient réellement changer et j’allais avoir l’opportunité de mettre la main sur un dangereux criminel et de mettre un terme à ses agissements. Malgré ce flegme qui donnait presque l’impression que j’étais constamment en proie à la lassitude, je mesurais très bien les enjeux et je savais que cela pourrait sans doute m’aider à exorciser le passé. Je finissais ma tasse de café avant de me tourner à nouveau vers Asveig.

-Une fois que tu as toutes les informations, tu me le fais savoir et j’organise immédiatement l’interpellation. Je demanderai deux gars et une navette blindée d’intervention, nous cueillerons Lorenzo lorsqu’il sera isolé et il sera immédiatement transféré sur Coruscant où il sera jugé...Probablement par les hautes instances Judiciaires.

S’il y avait une chose que m’avaient apprise mes nombreuses expériences, c’était bien que les criminels notoires et importants devaient être jugés sur Coruscant. En effet, la capitale de la République Fédérale était le siège du renouveau en matière de lutte contre la corruption et c’était là-bas que les institutions étaient les plus efficaces. Dans ce scénario, Lorenzo ne pourraient pas corrompre les magistrats et se verrait obligé de subir un jugement. Je m’assurerais de toute façon de reconstituer le dossier pour mes supérieurs afin que cette vermine ne voit plus jamais la lumière du jour.
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  • Posté le Ven 15 Juin - 15:00

    Message n°10432 (10)


Les dix milles crédits supplémentaires arrachèrent aussitôt un sourire à Asveig tandis qu'elle récupérait déjà la pochette pour la glisser tout naturellement dans son sac. Buvant une nouvelle gorgée de smoothie tout en souriant à nouveau face à ce côté très paternaliste que Vellokan avait toujours eu à son égard. De ce genre d'attentions qui ne relevaient d'ailleurs ni de la manipulation ni du mensonge, parce que depuis le temps qu'elle le connaissait, la Kiffar savait très bien que le flic n'était pas fait de ce bois-là. Il était trop réglo et trop honnête pour s'abaisser à cela, et c'était donc toujours une bouffée d'air frais que de bosser avec lui. Sans craindre pour sa rémunération. Sans avoir à conserver des yeux derrière sa tête afin de ne pas prendre un sale coup de lame dans le dos.

« Je dois rentrer sur Nar Shaddaa ce soir, donc je ne tarderai pas à vous recontacter avec ce surplus d'informations. Sur Lorenzo, sur Falokartt … et sur tout ce qui pourrait concerner cette affaire d'ailleurs. Ah et, je vous laisse les clichés que j'ai pu récupérer ainsi que diverses informations : chambre d’hôtel, numéros de comptes, noms de quelques amis et contacts … je ne sais pas trop si ça vous sera réellement utile, mais comme ça vous avez toutes les informations. »

Surtout qu'avec tout le fric qu'il venait de lui verser, la Kiffar n'allait tout de même pas le saigner à blanc pour des broutilles ! Si la demoiselle aimait l'argent, elle savait le faire de manière intelligente, aussi n'était-il pas convenable d'abuser d'un très bon client. Et quand on parlait de bon client …

« Ah d'ailleurs, aucun rapport avec cette affaire mais il y avait un petit cadeau que j'avais envie de vous faire. Il y a environ un mois, vous avez bien travaillé avec un Lieutenant tout juste sortit de l'académie, un petit blond qui s'appelle Sergeï Moor ? Son père reçoit très régulièrement des pots de vin de la part d'une petite organisation criminelle nommée ''La Faucheuse'', en échange d'un trafic d'armes qu'il laisse se répandre sur Malastar, plus précisément à Pixelito. Et le petit Sergeï a un goût très affirmé pour les prostituées qu'il n'hésite pas à cogner ou à racketter en échange de sa protection. Je vous laisse des dossiers sur le père comme le fils, normalement vous avez largement de quoi procéder à leurs arrestations. »

Beaucoup se seraient certainement méfiés de ce genre d'informations gratuites, mais Asveig avait toujours été correcte avec Christian, et ce dernier pourrait de toutes façons vérifier la véracité de ces informations lui-même tandis qu'elle lui tendait déjà un nouveau datapad. Le genre de modèle ultra-simple et à bas prix, où la jeune femme avait l'habitude de stocker certains dossiers afin de les transmettre plus facilement. Alors certes, la Kiffar n'était pas devenue une bonne samaritaine, et il était assez évident que l'arrestation de Moor et son fils allait servir ses intérêt … mais dans la mesure où leurs crimes étaient avérés, le flic avait finalement à y gagner également. Échange de bons procédés auquel ils se livraient parfois.
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