Star Wars Ascension


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Lord Sith
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  • Posté le Mar 27 Mar - 17:23

    Message n°8477 (1)

Année 517, mois 8, semaine 3

Horreur et Damnation.
Ce n'est là, ni une plainte, ni une ode à la fureur de l'obscure. C'est ainsi que les deux animaux avaient été nommé, presque avec ironie. Pourtant leur nom signait leur destin, tragique et sanglant, celui de deux frères animés par une bestialité insidieuse. Ils avaient vu le jour sur Maloran, plus d'un an et demi plus tôt. Il était difficile de croire que les deux mâles n'étaient encore qu'aux prémices de leur vie, qu'ils étaient encore des bébés tant leur nature inspirait la crainte. Horreur était le plus discret, plus petit que son frère mais plus trapu. Il l'avait l'art de jouer les mollasson, préférant de loin dormir aux pieds de la main Noire que de prétendre à être un vrai prédateur, pour cela, il ressemblait plus à son géniteur : Désespoir. Tel le jour et la nuit, Damnation était l'inverse, tout aussi discret cependant, sa nature penchait plus pour la chasse et son importante carrure comme son pelage d'ébène, avait vite fait de calmer les ardeurs des plus curieux, quant à son caractère, il était plus proche de sa mère, Rage, dont il était la magnifique réplique en miniature. Miniature était cependant un mot léger car si aux côtés de leurs parents les deux Tuk'atas faisaient pâle figure, ils n'en restaient pas moins deux animaux à la carrure impressionnante et dont les griffes et crocs féroces n'auraient laissé qu'une charpie du premier être vivantes qui seraient passés dans leur gueule. Ainsi étaient faits les deux frères, mélange doux et amer de la puissante obscurité, parfait exemple de ce que les sith avaient fait de plus fou dans la génétique liée à la puissance dévastatrice de la nature. Deux prédateurs, un destin tragique.

◈◈◈

Elle n'avait mis les pieds chez elle depuis près de deux jours, n'avait pas vu son père depuis bien plus longtemps et ne croisait son fiancé qu'à l'occasion. Entre l'emprisonnement, la rébellion, le procès, le travail dans son ensemble, le bébé... Anhesis commençait à se demander comment elle faisait pour tenir encore debout. Assise sur le canapé du salon, elle reste là, immobile à fixer le vide quand un soupir las la force à entrouvrir les lèvres. Elle était épuisée, elle se sentait seule. Lentement son visage se tourne, son regard glisse sur la décoration du salon puis l'exécutrice se laisse tomber sur le côté, sa tête s'enfonçant dans le coussin moelleux qui lui faisait office de support tout en tirant le plaid cotonneux pour se couvrir. Même pas la force d'aller jusqu'à la chambre, d'affronter ce lit trop grand et trop froid sans la présence du Zabrak débordé de travail depuis les excès de la rébellion, entre autres événements qui secouaient Maloran. Un battement de paupières, un second et la voilà qui se laisse engloutir par le sommeil.

Rongée par la fatigue, elle n'entend ni ne sent venir le danger. Face à son visage serein, une gueule luisante s'entrouvre, libérant un grognement sinistre et dévoile une rangée de crocs impressionnants. La bête renifle, renâcle, son haleine fétide et brûlante soufflant contre le ventre de la jeune mère en devenir. Juste là, dans un cocon bien au chaud, réside une vie qui aura bientôt plus d'importance que la sienne. Le féroce animal le sait et chaque jour sa conscience le rend de plus en plus nerveux, ses pensées sournoises se bousculent. Il est prêt à l'irréparable, chasser de son territoire cette créature minuscule et insidieuse qui accapare tant l'attention de ses maîtres. Alors que ses crocs luisent sous la pâle lumière du salon, sa gueule immense s'approche, lentement, vraiment lentement, prêt à se refermer de ce ventre fragile. Cela ne prendra qu'une seconde, tout juste le temps de lui briser la colonne vertébrale... Horreur n'a pourtant le temps de rien, dans l'ombre a surgi la masse, rapide furieuse qui vient de le faucher avec une sauvagerie sans pareil. Damnation l'a heurté, ses crocs se refermant sur la couenne de son frère alors que tous deux s'écroulent sur le sol, glissant sur le marbre noir et froid avant de heurter le meuble le plus proche.

Anhesis a ouvert les yeux, s'est redressé dans un mouvement de panique. Il lui faut bien quelques secondes avant de réaliser que personne n'est entré dans l'appartement et que ce ce sont ses deux monstres qui se battent férocement dans la pièce. Le mobilier se renverse, la table basse est fracassée, volant en éclat, les fauteuils sont bousculé, emporté par le poids et l'élan des deux bestioles  dont les puissants grondements résonnent dans toute la pièce. Ils se dressent, balancent leurs griffes, se chique à coup de crocs. Le sang gicle entre deux couinements douloureux et elle, elle reste figée sans comprendre ce qui se passe.

« Arrêtez ! »

Ordonne la femme la voix tremblante. En réalité, elle n'a ni l’autorité ni la sévérité suffisante en cet instant pour calmer ses monstrueux compagnons. Très vite elle se lève du canapé, glissant soudainement alors que ses pieds nus dérapent dans le sang qui entache le sol. Anhesis gémit, se vautrant sur le marbre avant de redresser le buste. Elle pousse un cri, se roulant en boule et protégeant sa tête entre les bras alors que les deux animaux se heurtent avec toujours plus de violence. Horreur vient juste de tomber près d'elle, bataillant douloureusement contre son frère. En réalité, il tente de lui échappé. Entre ses bras, le pâle visage de la sith observe l'ignoble spectacle. Sous ses yeux, Horreur couine de douleur, se traîne dans son propre sang alors que sa peau, ce cuir pourtant si dur, a été durement tailladé. Il respire mal, cherche un instant de répit mais c'est sans compter sur Damnation dont la massive carrure lui retombe dessus. Les griffes s'acharnent, le grondement sourd toujours plus menaçant tandis qu'il choppe son frère à la gorge, le réduisant soudainement au silence alors qu'il arrache la viande d'un coup de crocs. Le sang s'écoule, se répand comme une rivière. La lourde patte de l'animal presse le flanc de son frère au regard vitreux. Il n'est pourtant pas mort, Horreur respire encore mais au vu de son état, ce n'est plus qu'une question de temps avant que son trépas ne laisse un vide glacial dans les lieux.

« Qu'as-tu fait.... ? »

Sanglote Anhesis qui s'est redressé sur les genoux, observant Damnation qui libère la pression sur son cadet. Sous le choc, la jeune femme tend une main tremblante vers son compagnon à l'agonie, sillons salés ruisselant sur ses joues cireuses. Damnation libère un dernier grognement, renâclant en secouant la tête et s'étale dans un coin du salon, venant lécher ses plaies sanglantes sans même un regard pour son frère mourant. Il n'éprouve ni pitié, ni angoisse alors que la sith s'est jeté sur la bête affaiblie, le traînant sur le marbre vers la sortie du salon. Le sang s'étale, trace de pas sur le marbre, elle patauge littéralement dedans. La peur la saisit jusqu'à l'âme alors qu'Anhesis frappe de la paume sur le bouton de l'ascenseur dont les portes s'ouvrent. Pour elle, c'est une urgence que de sauver son animal et il n'y a pas mille solutions pour cela et elle se trouve à l'étage du dessus...Elle sanglote, serrant la lourde tête de l'animal dans ses bras. Toujours vivant, Horreur halète, le regard vide. La fin n'est plus très loin mais Anhesis refuse de s'y résoudre alors qu'elle berce son compagnon, caressant son pelage ensanglanté et y enfoui son faciès.

« S'il te plaît... S'il te plaît ne meurs pas... »

Le supplie-t-elle comme si Horreur pouvait simplement choisir de vivre. Alors quand l'ascenseur s'ouvre sur le hall du seigneur noir, Anhesis sort, manque de glisser puis tire à nouveau la tête, le hisse de toutes ses forces sur le sol.

« PAPA ! »

S'égosille-t-elle dans un sanglot avant de retomber au sol, faisant un ultime effort pour tirer son chien agonisant.

« PAPA AIDE MOI ! PAPAAAAAAAAAAAAAA ! »

Hurle Anhesis à pleins poumons alors qu'elle s'effondre sur son animal,  à bout de souffle, à bout de forces. Ses pleurs sont déchirants, laissant des tracés humides sur le sang frais qui macule son faciès.




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Seigneur Noir des Sith
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  • Posté le Dim 8 Avr - 18:25

    Message n°8868 (2)

Le grand air frais, la lumière du jour, la douce brise qui caresse ses mains, que de choses poétiques qui n’existent pas à Maloran mais que l’on peut éventuellement gouter à la surface de Malachor, quand la planète est dans un bon jour. Et ce n’est clairement pas un bon jour, car le ciel est obstrué par de menaçants nuages sombres éclairés de temps à autres d’un éclat lumineux et perçant, le vent lui fouette les doigts et l’air est plus glacial que jamais. Qu’est-ce qu’il ne faut pas faire pour faire plaisir à nos chers animaux de compagnie ! De compagnie… songe Daleth avec un sarcasme certain en observant Rage et Désespoir bondir de roche en roche à la poursuite d’une balle que le Seigneur noir guide à toute vitesse par la Force. Les pattes glissent sur la pierre, accrochent les surfaces acérées et patinent sur la glace qui sert de surface à la planète on ne peut plus hostile. Rage renâcle tandis que Désespoir, d’un bond majestueux, prend de l’avance sur la femelle, ses mâchoires claquant avec force à quelques centimètres de la balle qui s’échappe encore et toujours. Le tuk’ata se ramasse dans un grognement hargneux, son regard mauvais ne lâchant pas cette foutue sphère qui ne cesse de changer de direction. Rage le rattrape bientôt et lui mord le mollet avec un jappement narquois, continuant la poursuite à toute allure et… manquant de se manger un rocher en tentant de négocier un virage on ne peut plus serré. Son rugissement résonne sur la plaine glacée et désolée.

« Putain de saleté d’enculée de sa mère de balle ! »
« Mais dis donc, qu’est-ce que c’est que ces manières ! Je ne t’ai pas appris à t’exprimer comme ça ! », s’indigne le Seigneur noir en attrapant ladite balle en vol.
« Le Maitre non, mais sa Main rouge et noire si. », grogne Désespoir avec un grumpf en guise de conclusion.
« En tout cas, vous avez encore perdu. Donc ce n’est toujours pas aujourd’hui que vous aurez l’occasion de me manger tout cru. », ironise Daleth en songeant à la toute première fois qu’il avait défié le couple de monstres à la course avec la balle… Pour sauver sa peau. Deux siècles qu’ils n’avaient toujours pas réussi à prendre sa tactique en défaut… La remarque ne semble pas beaucoup plaire à Rage qui hausse la truffe et part bouder de sa démarche la plus hautaine.

Voir le Seigneur noir des Sith sortir ses chiens pour jouer avec eux avec une balle est sans doutes la chose la plus déconcertante qui soit. Et pourtant, il faut bien canaliser leur énergie, à ces monstres-là. Des siècles à s’ennuyer comme des rats morts dans les tombeaux de Korriban, il fallait au moins les plaines gelées de Malachor pour compenser. Même si, en réalité, Désespoir préfère largement roupiller sous la baie vitrée du salon, et Rage suivre son maitre à la trace en terrifiant les enfants. Et les adultes. Sauf que Daleth était intransigeant sur le sujet : pas question d’avoir des tuk’atas qui se ramollissent, il ne s’est pas cassé le derrière à en trouver sur Korriban pour finalement avoir des sortes de peluches en pâte à carton qui décorent sa cheminée.

Inspirant un grand coup pour les motiver pour une seconde course-poursuite, le Seigneur noir est soudainement assailli d’un malaise qui lui fait perdre sa voix. Figé sur place, une froide sensation lui parcourt l’échine et se déverse dans ses entrailles. Ses doigts aux longues serres se crispent sur le ballon métallique, grincent en griffant la surface polie. Le son est si désagréable que Rage émet un couinement de malaise. « Vous avez senti ? », murmure-t-il comme s’il s’adressait à des Sith. Grognement blasé de Désespoir. « Quoi ? » Daleth roule les épaules et se concentre, tourne son esprit vers Maloran, vers la pyramide. Sous son masque, ses sourcils se froncent et sa mâchoire se contracte. « J’ai un mauvais pressentiment. » Et sans un mot de plus, il tourne les talons et se dirige vers son véhicule, laissant en plan les deux tuk’atas qui le regardent avec perplexité. « Bah et nous, on pue ? », ronchonne Désespoir. « Non, juste toi, trésor. », minaude Rage avec sarcasme. « Vous connaissez le chemin ! Vous êtes assez grands pour rentrer. », lance Daleth en se mettant en route. « Et ne faites plus jamais de gosses, putain de merde ! », hurle-t-il au-dessus du son du moteur avant de disparaître dans le lointain pour rejoindre Maloran à toute vitesse.

« Et après il nous demande où on pioche notre vocabulaire… », conclut Rage en tournant la tête vers son compagnon, qui hoche la tête et ponctue d’un énième grumpf.

C’est toujours saisi de ce même sentiment d’angoisse que le Seigneur noir arrive à la pyramide, alors qu’une porte au sommet s’ouvre pour le laisser passer avec le speeder. Et d’un coup, il songe que c’est trop tard, tant la perception de la violence, la rage et l’horreur l’assaille. Il s’est passé quelque chose. Quelque chose de terrible. Et il faut toujours que ça soit quand il n’est pas là ! Sautant à terre et déboulant précipitamment sur le marbre de ses quartiers, la voix qui désespérée qui résonne dans le hall ne fait que le faire accourir plus vite. Pour apercevoir Anhesis gisant au sol avec la carcasse d’un tuk’ata à demi-mort, lacéré, éventré, en charpie. Retenant son souffle, Daleth se précipite vers la jeune femme, se laisse tomber sur les genoux et la prend dans ses bras pour la serre contre son torse, utilisant ses amples manches pour essuyer ses larmes et le sang qui macule son visage. « Du calme, je suis là. Là, là, tout doux. » Et pendant qu’il parle d’une voix la plus rassurante possible, il l’ausculte rapidement sous toutes les coutures pour s’assurer qu’elle n’est pas blessée. Les griffes de ses doigts s’étant rétractées, il prend le visage d’Anhesis entre ses mains puis lui caresse les cheveux. « Raconte-moi ce qui s’est passé, ma chérie. », dit-il doucement avant de tourner son masque en direction d’Horreur qui dans un couinement rauque, baigne dans ses chairs et son sang. En silence, le Seigneur noir sait déjà qu’il n’y a plus rien à faire pour la bête.
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  • Posté le Dim 8 Avr - 19:53

    Message n°8872 (3)

Entre deux sanglots, elle s'étouffe. La détresse plus puissante que jamais, Anhesis ne retrouve le courage de respirer que lorsque l'imposante et charismatique silhouette du seigneur noir se jette presque sur elle. Il n'hésite pas à instant à la prendre contre elle et c'est sans compter sur la chienne, fébrile, qui se laisse faire.

« Papa... »

Couine-t-elle la voix éteinte alors qu'elle fixe le corps meurtrie de son compagnon toujours en vie. Elle se laisse ausculter, nettoyer alors qu'elle n'arrive pas à détourner le regard, horrifié face à ce cauchemar qui ne semble pas vouloir prendre fin. Mais Daleth est là, toujours. Il l'incite à parler mais les mots se refusent à sortir. Par où commencer ? Que dire ? Elle-même ne comprenait pas alors que son regard mordoré et larmoyant se tourne vers le masque du sith. Elle le fixe comme si elle était capable de voir les yeux de son souverain au travers du métal.

« Je dormais... je dormais juste là et... »

Ses larmes perlent le long de ses cils, glissent et ruissellent sur ses joues. Anhesis n'arrive pas à ne plus pleurer. C'est dur, elle a mal dans son cœur, dans son esprit. Elle bouillonne intérieurement et pourtant sent comme un vide en elle. L'exécutrice sait qu'il est là, qu'il attend, se repaît de cette tragédie. Elle l'entendrait presque ronronner de plaisir...

« C'est le bruit qui m'a réveillé... Je croyais que quelqu'un était rentré, je ne sais pas pourquoi... » Elle étouffe un soupir, baissant le regard pour fixer son animal. « Horreur et Damnation se battaient... ça n'a pas de sens papa... Ils jouent souvent comme ça mais... là c'était si violent... Damnation était... Il... »

Il lui a fait peur. Un frisson d'angoisse la traverse alors qu'elle se remémore le combat, les coups de griffes, les grognements. Dans un nouvel éclat de larmes, elle se laisse choir dans les bras de son paternel, libérant un pleur déchirant.

« Papa, tu dois le sauver ! »

Elle le supplie aussi fort qu'elle le peu, espérant un miracle qui a peu de chances d'arriver. Et la bête est là, couinant d'agonie. La douleur doit être atroce, les minutes qui s'écoulent doivent lui sembler une éternité. Peut-être même le monstre prie-t-il pour mourir plus vite. Anhesis secoue la tête, s'échappant des bras du seigneur noir pour venir enlacer l'énorme tête de son chien.

« Fais quelque chose papa... Je t'en prie... Ne le laisse pas souffrir comme ça... »

Elle enfouit son visage larmoyant dans le pelage de l'animal, la berce comme s'il était un enfant. Tant de tendresse pour une créature qui avait tenté de la tuer. Elle n'en savait rien. Mais pour Horreur, il est trop tard, il n'a plus la force de rien alors que son regard rougeâtre se pose sur le seigneur noir. Il est haletant, la respiration plus difficile à chaque seconde alors qu'Anhesis renifle, levant son regard triste et douloureux vers Daleth.

« Je l'aime tellement... je ne veux pas qu'il meure. » Elle serre les dents, la colère s'engouffrant dans son cœur. « Pourquoi Damnation a fait ça ? POURQUOI ?! » Elle supplie Daleth du regard. « Si tu peux lire en lui, lui parler... Fais-le... je veux la vérité papa... » Soupir difficile. « Rage et Désespoir vont me haïr.... Ils vont me détester... Ils ne me pardonnerons jamais ça... Je vais perdre leur amour... Je vais les perdre eux, mon papa et ma maman.... Oh seigneur... Qu'est-ce que je vais faire...? » Pleurant à chaude larmes, elle enfouie à nouveau son faciès dans le poil sanglant du tuk'ata.




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  • Posté le Lun 9 Avr - 0:14

    Message n°8878 (4)

Tant de larmes contenues dans un si petit corps. Attentif et patient, Daleth écoute le récit d’Anhesis sans l’interrompre, et se contente de la bercer contre lui alors qu’elle ne peut plus continuer. Que s’est-il passé ? Même elle l’ignore mais, passé l’angoisse qui lui tordait les entrailles, le Seigneur noir retrouve toute sa lucidité et quelques hypothèses s’exposent dans son esprit. Aucune n’est plus rassurante qu’une autre, ceci dit. « C’est passé, ma puce… Tu n’as rien… » C’est l’essentiel et c’est tout ce qui compte, songe-t-il en obliquant son masque miroitant en direction de la créature agonisante. De la compassion, Daleth en a beaucoup à revendre. Aux êtres humains. Pas à des créatures créées dans l’intention de n’en éprouver aucune. Surtout s’il s’est passé ce qu’il pense qui s’est passé. Dans un soupir, il ferme les paupières un court instant, se maudissant d’avoir laissé Eryndal prendre les deux bébés monstres pour les offrir à Anhesis alors qu’elle ne comprend pas leur nature profonde, d’avoir accepté de les laisser vivre à Maloran alors que la chose la plus sage à faire, comme il l’avait toujours fait jusqu’alors, était de les rendre à leur monde, à Korriban. Dans son orgueil, Daleth avait cru pouvoir veiller sur tout ce beau monde, dans un élan de compassion, il s’était dit qu’après tout, avec Rage et Désespoir non loin…

Mais non, la nature reprend toujours le dessus.

Serrant Anhesis dans ses bras, il dépose son visage contre son épaules en lâchant un soupir. Le sauver ? « C’est trop tard, Anhesis. On ne peut rien faire qui puisse le sauver, sans que ça ne lui fasse plus de mal encore. » Aucune médecine ne serait à même de le sauver, aucun kolto ne saurait lui rendre le sang qu’il a perdu, aucune magie Sith ne saurait remplacer des compétences de guérison de Force qu’il ne possède pas et dont il n’est pas certain non plus de l’efficacité. Posant son regard vers la bête mourante alors qu’Anhesis s’y agrippe dans l’espoir de le ramener, le Seigneur noir sonde un instant ce regard rougeâtre, jauni par le Côté obscur. « Tout ce que je peux faire, c’est faire en sorte qu’il parte sans souffrir. », souffle-t-il en approchant de la tête du monstre. Posant la paume contre le front d’Horreur, le Seigneur noir ferme les paupières pour analyser ce qu’il reste de ce corps décharner, explore les flux d’énergies qui peinent encore à naviguer dans ces chairs, pour amenuiser peu à peu le parcours neuronal de la douleur.

Pinçant légèrement les lèvres en entendant Anhesis, il s’interrompt, hoche doucement la tête et rouvre les yeux. Posant une main de réconfort sur l’épaule de la jeune femme, le Seigneur noir réfléchit à comment formuler ce qu’il a à dire de la meilleure manière qui soit. « Rage et Désespoir… ne connaissent pas les sentiments et les émotions que nous éprouvons. Les tuk’atas peuvent ressentir de l’attachement… la preuve avec leur couple… une certaine affection maternelle qui disparaît lors du sevrage, quand les bébés sont assez grands pour se débrouiller seuls dans la nature. Ils ne comprennent pas la notion d’amour, ni de haine. Leur intelligence est au service de leurs instincts et des tâches pour lesquelles les Sith les ont créés il y a bien longtemps. » Des tâches qui ne s’encombraient pas de sentiments humains, uniquement la loyauté envers leurs maitres, une fidélité qui ne se gagne pas aisément. « Essayons de comprendre ce qui s’est passé. Il ne va sans doutes pas apprécier… », marmonne-t-il en reportant son attention sur le tuk’ata mourant. La paume toujours sur le front ensanglanté, le Seigneur noir se concentre dans la Force et plonge sa psyché dans celle du chien qui se met aussitôt à gronder farouchement face à cette intrusion. Mais il est incapable de bouger et de défendre son esprit qui bientôt, livre ses secrets au Sith.

Daleth fronce les sourcils et sent ses lèvres se pincer. Bon sang, cette maudite bête avait voulu s’en prendre à sa petite Anhesis ! Quelle folie avait-il laissé faire en gardant ces tuk’atas… Ayant appris ce qu’il y avait à savoir, le souverain se concentre alors sur l’organisme de l’animal, parvenant à visualiser les synapses qui forment le cerveau du tuk’ata, les vaisseaux sanguins qui l’irriguent, les nerfs qui en partent. Utilisant la télékinésie avec une précision et une adresse rares, il parvient à provoquer une rupture d’anévrisme suffisante pour l’emporter rapidement. Retirant sa main, soudainement épuisé par cet excès de concentration, Daleth se détourne, s’appuie sur les genoux pour reprendre ses esprits. « Damnation… t’a sauvé la vie. » Inspirant doucement, il redresse la tête, tourne son masque vers la jeune femme. « Horreur a tenté de te tuer alors que tu te reposais, en pensant qu’avec le bébé, vous deveniez une menace pour lui. Horreur était fidèle à Eryndal… et il avait peur de perdre son attention. » C’était déjà étonnant que ce tuk’ata ait pu percevoir la moindre attention provenant du zabrak qui n’est pas très ami des chiens.

« Quoiqu’il en soit… tu ne peux pas garder Damnation, Anhesis. Pas à la maison. Pas tant que tu n’auras pas appris à le contrôler, pas tant qu’il n’aura pas appris à obéir. C’est un danger pour Maloran, pour Eryndal, pour toi, pour votre enfant. » Baissant le visage pour observer ses mains pâles aux doigts fins, Daleth est submergé d’une sensation de malaise. Le remord et la culpabilité lui dévorent les viscères alors qu’il aurait pu empêcher cet incident en se montrant plus inflexible à l’époque. « C’est ma faute. », murmure-t-il, désemparé.
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  • Posté le Dim 15 Avr - 11:53

    Message n°9197 (5)

La sensation d'une chute vertigineuse pour mieux s'écraser au fond d'un gouffre. L’oppression se renforce à chaque seconde et Anhesis en sentirait presque la présence obscure et malsaine de cette chose tapis dans son crâne qui gratte les parois de son esprit, savoure sa détresse. Il arriverait presque à captiver son attention mais c'est sans compter sur la présence écrasante du seigneur noir qui lui, rappelle vite Anhesis à la réalité. La douloureuse réalité. La jeune femme reste coite un instant, observant son père qui affirme qu'elle ne sera jamais sujette à un quelconque sentiment d'amour en provenance de ses monstres, puisqu'ils en étaient incapable.

« Tais-toi. » Ordonne la sauvageonne dans un grondement autoritaire. « C'est ma mère dont tu parles, je t'interdis... Tu t'entends ? Je t'interdis de dire que je ne suis rien pour maman. »

Son regard jaunis violemment sous le coup de la colère alors que ses mots sont à peine soufflés, murmuré comme une brise menaçante. Rage était son esprit maternel, son pilier rassurant dans les moments de troubles. Sa tendresse, sa présence... Anhesis ne l'avait jamais vu comme un monstre, se fichant éperdument qu'elle soit un animal voué à protéger des tombeaux, entre autres choses. Elle ne tergiverse pas plus longtemps sur le sujet, elle n'en a pas envie alors que son chien se meurt dans ses bras. Et maintenant ? Le laisser partir sans souffrir... la seule véritable solution. Inutile de nier, Horreur avait été massacré, réduit en charpie, rien ne pourrait le sauver des plaies béantes qui marque son derme. Anhesis étouffe un sanglot, serrant tendrement la tête de l'animal dans ses bras alors qu'elle laisse Daleth abréger les souffrances de son compagnon. Bientôt, il n'est plus qu'un amas de chair atrocement lourd dans ses bras. Plus de souffle, plus le moindre signe de vie. Même les couinements discret et étouffé de la douleur ont cessé.

Et que faire de la révélation de Daleth ? Damnation lui avait sauvé la vie ? Pourquoi avait-elle du mal à s'en réjouir ? Sans doute trop aveuglé par le chagrin. Anhesis renifle avant de reposer doucement la tête d'horreur sur le marbre froid et tâché de sang avant de caresser son pelage tendrement. Il avait voulu sa mort, préférant Eryndal, craignant qu'il ne le rejette à cause de leur enfant... Cette pensée lui semblait tellement absurde, elle avait toujours vu ses Tuk'atas comme faisant partie d'elle, comme le prolongement de son corps et son esprit. Anhesis n'avait pas les mots pour décrire le lien qu'elle avait avec eux, malheureusement cela n'avait pas semblé suffisant pour Horreur qui avait vécu ses derniers instants dans la crainte d'être chassé de chez lui.

« J'enfermerais Damnation dans une cellule au triumvirat... Là-bas il ne fera de mal à personne. »

Elle n'arrivait pas à se faire à l'idée que Damnation puisse être un danger pour elle, par après qu il ait voulue sauver sa vie. Il y soit parvenue, même. C'était contradictoire, non ? L'esprit embrumé par la fatigue et le chagrin, la jeune femme lâche un profond soupir. Cela lui faisait mal d'avoir à se séparer de sa créature mais ce temps serait nécessaire pour retrouver ses repaires, ces derniers temps, Anhesis ne se sentait bien nulle part, trop souvent en proie au doute et à la remise en question. Et visiblement elle n'était pas la seule. Quelle surprise quand le seigneur noir s’apitoie soudainement sur son sort, persuader d'être le fautif de cette malheureuse histoire. Perplexe, Anhesis se glisse jusqu'au sith.

« Arrête... Cela n'a jamais été de ta faute, papa. »

Avec tendresse, elle vient passer ses bras autour des épaules du seigneur noir qui montrait rarement ses sentiments avec tant de force. Un instant de faiblesse qui ne durerait probablement pas mais qui permettait au moins à sa fille de se placer comme un pilier à son tour. Il devait réaliser que ce n'était pas toujours à lui de régler les problèmes des autres et que sa famille était aussi là pour lui.

« Cesse de croire que tu dois porter le malheur de tout le monde sur tes épaules. Ce qui est arrivé avec les chiens n'est pas de ta faute... Tu m'avais prévenu des risques, je les connaissais, Eryndal aussi... Mais tu as accepté que je garde les Tuk'atas parce que tu m'aimes et que tu avais confiance en moi. »
Dans un long soupir, Anhesis tire Daleth contre elle, l'enlaçant fermement alors que son menton se pose sur l'épaule du sombre seigneur. « Tu ne parles pas beaucoup de tes sentiments papa, mais n'imagine pas pour autant que j'ignore que tes actes envers moi sont fait par amour. Tu m'as supporté au-delà de toute mesure, au même titre qu'Eryndal. Je sais que cela n'a jamais été de la pitié... Tu es trop bon pour t'abaisser à cela, n'est-ce pas ? » Elle recule le visage, observant le masque du seigneur noir comme si elle voyait au travers. « Tu as aussi le droit de faire des erreurs papa... à quoi cela sert-il d'être immortel si tu ne faisais jamais d'erreurs ? Car c'est en faisant des erreurs qu'on apprend, tu te souviens ? » Pâle sourire inondé de larmes. « Tu es mon père et je t'aime, personne ne nous retirera jamais cela, tu entends ? Peu importe les fautes, les erreurs... Je t'aime tel que tu es papa, toi aussi tu as le droit de te tromper. Personne ne te demande d'être parfait et de toute façon, tu n'as pas à l'être. » Elle le serre à nouveau, tendrement. « Mais ne me laisse plus comme tu l'as fait ces dernières semaines. Je ne sais pas pourquoi tu as fait ça... mais ne le fait plus jamais, j'ai trop besoin de toi, papa. »




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