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[507] L'écho du moucheron sur la toile peut sauver son destin

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Nar Shaddaa - 507


En tant que Jedi conciliant j'avais pour tâche de servir de médiateur pour qui le nécessitait. Bien que rompu à la pratique du sabre laser, j'avais opté très tôt dans ma formation pour suivre cette voie qui était la mienne à ce jour. Impartialité et Justice, tels étaient les préceptes de notre Ordre, et les Conciliants se devaient donc d'en être le parfait exemple.

Si j'avais atterri sur cette planète ce n'était nullement pour le plaisir, l'oisiveté n'étant pas possible pour nous autres Jedi. L'impartialité de la Justice nécessitait néanmoins d'avoir un regard éclairé sur les évènements, aussi était-il impératif parfois d'aller aux devants des faits afin de pouvoir être en mesure de trier les données. Celui que je devais rencontrer ce jour était un des rouages permettant d'obtenir ce dont j'avais besoin: des informations. Qu'importe les sommes dont nous nous étions délestés - mes compagnons et moi- afin de nous assurer de la sécurité de notre vaisseau et de l'ensemble de son contenu, je reçus un message d'un des intermédiaires, mon futur interlocuteur étant des plus prudents. Quoi de plus surprenant sur une planète avec ce type de population? Quiconque avait des besoins que la morale réfutait dans bon nombre de sociétés trouverait assurément son bonheur sur Nar Shaddaa. L'intermédiaire en question venait de m'indiquer un délai supplémentaire avant de pouvoir rencontrer son commanditaire, aussi après une brève concertation avec Ashaiya, ma padawan, je décidai qu'il nous fallait rejoindre l'un des nombreux établissements crasseux que comptait la planète mais dont le responsable m'était connu.

Nos routes s'étaient déjà croisées par le passé, nous rendant mutuellement service pour la bonne application d'une mission que m'avait alors confiée le Conseil. Tandis que nous marchions en direction de notre destination, un détail attira mon attention. Pour tout conciliant, les détails sont importants. Un trouble dans la Force venait de se manifester à moi.


Ashaiya, suis moi. dis-je simplement à mon élève. Malgré la question muette qui venait de naître dans son esprit elle demeura muette. Elle savait que toute question non essentielle ne ferait que m'amener à lui en poser une autre pour réponse. J'étais plutôt intransigeant et stricte dans la transmission de mon savoir à ma padawan, car j'estimais que la Force nécessitait une rigueur dont on ne pouvait s'écarter.

Passant le pas de la porte d'un établissement aux dorures aussi extravagantes et outrancières que la misère que l'on désirait dissimuler derrière leur parure, je laissai mon regard errer sans accroche tout en m'ouvrant à la Force afin de déceler l'origine du trouble que j'avais perçu. Tel une toile d'araignée, le moindre mouvement se communiquait et pouvait être ressenti par qui y était attentif. C'est alors que je croisai le regard de cet enfant, soudainement immobile au milieu du vacarme et l'agitation des lieux. M'avançant à sa rencontre, Ashaiya sur mes traces, je décidais de nouer le contact.


Bonjour jeune serveuse, est-ce moi qui ait attiré ainsi ton attention? lui demandai-je simplement en guise d'approche. Un conciliant devait déterminer quant être direct ou pas. A moins que ce ne soit plutôt ceci. lui dis-je encore en soulevant discrètement et son intention seule le pan de ma veste pour lui permettre d'apercevoir le manche demon sabre.
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  • Posté le Mar 27 Mar - 23:40

    Message n°8489 (2)


l'écho du moucheron sur la toile peut sauver son destin



Nar Shaddaa, 507. Elle n'était encore qu'une enfant, n'ayant qu'à peine l'âge pour être une adolescente. Et pourtant elle se sentait tellement prisonnière de son corps, elle était bien plus mature que cela et cela la frustrait parfois. Elle était prisonnière de cet endroit qui ne cessait de la traiter que comme une gamine, prisonnière de cette puce dans son bras. Elle se le frotta d'ailleurs, tirant sa peau pour nettement voir la chose qui la fit grimacer. A son jeune âge elle avait pourtant réussi à la localiser grâce à divers stratèges technologiques. Elle était assez douée, oui. Et pourtant bien malheureuse. Cela faisait un an que Vaylhan était prisonnière sur cette planète, arrachée à sa famille, à son frère, de force. Ils étaient aujourd'hui tous morts, dévorés par le Sarlacc. Elle les avait pleurés et les pleurait toujours...

Cachée dans un recoin du bar secondaire du bordel, la jeune enfant lâcha son bras pour essuyer ses joues humides. Elle se rappelait simplement comment son père n'avait pu bâtir une famille que parce qu'il avait travaillé dur, avait racheté sa liberté pour pouvoir vivre sa vie. Et aujourd'hui la voilà esclave, promise à un destin qui ne la réjouissait pas. Il lui manquait... Énormément. Elle ne put retenir un léger sanglot que l'un des gérants la trouva enfin, la tirant hors de son coin et la poussant plus loin, lui ordonnant de se remettre au travail. Vaylhan se reprit et finit de sécher ses larmes maladroitement. Elle serra les poings, fermant son visage pour prendre le plateau situé devant elle, le remplissant des verres commandés. Seulement alors elle se tourna vers le gérant et lui lança un regard noir lui tirant la langue, sachant très bien qu'il ne pourrait rien lui faire parce qu'elle avait les mains pleines. Il s'approcha d'elle néanmoins pour lui crier dessus, mais elle resserra sa prise sur le plateau, un verre situé sur le bar se mit à trembler et tomba finalement au sol, renversant son contenu qui fit glisser le gérant. L'enfant gloussa et s'enfuit distribuer ses commandes.

Servant un couple amouraché dans un coin, elle se déplaçait entre les tables jusqu'à ce que les portes ne s'ouvrent. Elle n'y prêtait généralement pas attention, mais cette fois-ci tourna la tête. Elle arrêta de marcher en dévisageant les nouveaux venus. Ils n'étaient jamais venus ici, elle ne les reconnaissait pas. De plus, ils n'avaient clairement pas la tête à être clients de bordel. Et si c'était la première fois et bien ils semblaient bien trop assurés pour cela. Pour être tout à fait honnête ils l'intriguaient grandement. Si bien qu'elle ne put s'empêcher de leur donner toute son attention, bien trop décidée de découvrir qui ils pouvaient bien être, même si cela voulait dire les espionner toute la journée.

Néanmoins, ce fut bien eux qui se dirigèrent vers elle. Et elle en fut grandement troublée, mais ne leur facilita pas pour autant la tâche, elle ne bougeait pas et se méfiait grandement de ces étrangers. Les étrangers étaient souvent dangereux, elle avait appris cela ici. Elle ne bougea pas non plus quand l'homme se présenta à elle et garda le contact de regard. Vaylhan avait beau se méfier elle n'avait pas peur de lui. Elle ne répondit pas à sa question, ni à sa deuxième, ayant cependant ouvert un peu plus grand les yeux quand elle vit le sabre-laser à sa taille. Son intuition avait vu juste. Néanmoins elle ne savait pas ce qu'il voulait d'elle. Elle pencha la tête sur le côté. « Je ne fais que servir ici, si vous souhaitez des besoins différents, monsieur, c'est au fond de la pièce. Est-ce que vous voulez à boire ? » fit-elle simplement en tendant son plateau devant elle pour qu'ils se servent. Vaylhan hésita un léger moment et décida de faire confiance aux histoires que son père avait l'habitude de lui conter et de ses croyances. « Est-ce que... » commença-t-elle hésitante, chuchotant doucement. « Est-ce que vous êtes venu libérer les esclaves ? Je peux vous aider si vous voulez. »
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Citoyen de Malachor
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La jeune fille avait du répondant, faisant preuve d'une assurance surprenante pour une enfant de son âge. Pour être ainsi elle devait avoir un passé troublé, les épreuves de la vie, de la Force, forgent le caractère et nous modèlent au gré de notre existence. Faisant appel à ma capacité de perception j'explorais son humeur, recueillant ses émotions. Curiosité, méfiance, espoir. Etre Conciliant nécessitait une ouverture au monde, aux individus, plus développée que chez la plupart des gens. Il s'agissait là d'un impératif à notre rôle, protéger la paix et la vie. Chaque vie avait son importance, et cette responsabilité dont nous avions la charge nécessitait une détermination inflexible.

Maîtriser ses besoins est un impératif, sinon l'on est voué à en subir le contrôle. lui dis-je en réponse à ses premiers mots, lui évoquant là l'un des principes majeurs de notre Ordre. Non merci, je n'ai pas soif. ajoutai-je, trop prudent quant à accepter une boisson dont je ne pouvais m'assurer qu'elle soit sûre.

Ashaiya restait muette derrière moi et ne pouvait s'empêcher de veiller sur notre environnement, quand bien même je la savais être en train de s'interroger au sujet de mon contact avec la jeune fille.


La Force ne peut souffrir de bouleversements de notre part. Aussi si les esclaves doivent être libérés, ce ne pourrait être que par leur propre initiative. dis-je dans un premier temps avant de poursuivre devant sa moue interrogative affichée par son visage.

La Force a sa propre volonté et l'harmonie est sa nécessité. Rien de brutal, mais une adaptation nécessaire. Je ne peux libérer les esclaves, en revanche je peux leur apporter l'espoir. Afin qu'ils s'adaptent et évoluent.

J'avais conscience que mes paroles allaient causer le trouble en elle, mais c'était ce que je souhaitais. Je voulais voir sa position en l'état sur les points que j'évoquais. Elle était sensible à la Force, sans le savoir peut-être, mais avant tout je devais jauger de sa personnalité. Serait-elle capable de marcher sur la voie du coté lumineux de la Force, ou au contraire la colère et la douleur en elle la condamnait au côté obscur? C'était ce qu'il me fallait déterminer, d'où cet entretien.


Et si avant de songer aux esclaves, l'on commençait par toi. Si tu parvenais à fuir cet endroit, peut-être pourrait-on te proposer une nouvelle vie dont l'un des aspects consiste justement à offrir l'espoir, de l'aide, aux nécessiteux. Qu'en dis-tu? Parle sans détour et exprime le fond de ta pensée, je ne te jugerai pas. lui dis-je afin de l'amener à réfléchir et à prendre position. Plus elle parlerait et plus j'en apprendrai sur elle et son état d'esprit. De ses réponses je pourrai décider si elle devait être formée ou au contraire être désignée comme une menace potentielle dans l'équilibre de la Force.

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  • Posté le Mer 28 Mar - 12:09

    Message n°8501 (4)


l'écho du moucheron sur la toile peut sauver son destin



« Vous ne voulez pas au moins faire semblant de prendre une boisson ? Que l'on ne me jette pas faire autre chose que de discuter avec les clients. » Elle ne s’apitoyait pas sur son sort, elle ne faisait qu'exposer sa situation. Elle était loin d'être naïve même pour son âge, mais cet individu lui inspirait confiance. Quelque chose lui disait qu'il n'était pas dangereux, il était largement différent des gens qu'elle pouvait bien croiser ici. Et puis... c'était un jedi, mh ?

Vaylhan fronça les sourcils quand il mentionna la Force, répondant à sa question, ne comprenant pas ce qu'il voulait dire par là. Il l'éclaira cependant et elle se lécha les lèvres. « La Force. » Elle la connaissait, elle ne se savait pas sensible à cela, mais son frère l'avait été. Combien de fois s'amusait-il à la distraire avec ses petits tours de "magie" devant ses yeux émerveillés. Elle connaissait le terme, savait ce que c'était dans sa forme "physique". Vaylhan crut comprendre ce qu'il essayait de lui faire passer. Après tout elle n'avait pas attendu de jedi pour essayer de se libérer du joug de l'esclavage. « C'est dommage. Vous savez, mon frère il avait la Force. » Dit-elle sans aucune tristesse, mais le menton relevé avec une légère fierté.

La jeune fille fronça de nouveau les sourcils quand il se remit à parler. Pourquoi lui posait-il cette question ? Pourquoi l'intéressait-elle autant ? « Vous voulez que je devienne un chevalier Jedi ? » Oh c'était excitant comme proposition, elle en avait envie. Elle avait souvent évoqué le fait qu'elle voulait devenir l'un de ces chevaliers de la paix. Mais c'était un doux rêve désormais. Ce que la vie lui avait donné comme épreuve avait peut-être aspiré le quelque optimisme qu'elle avait eu un jour. Détournant le regard, elle y réfléchit néanmoins. « Pourquoi voudriez-vous me sauver moi ? Je ne suis qu'un enfant qui ne sait que compter et arrive à ne pas faire tomber les verres. Si vous voulez aider quelqu'un qui veut aider les autres, je vous conseille le bâtiment d'à côté. Les gens y sont plus malheureux et certains méritent une bien meilleure vie. Je ne crois pas que je vous serais très utile. »

Elle joua un instant de ses doigts sous le plateau, hésitante. « J'aimerais aider les autres, les autres esclaves, ou les gens qui ont besoin d'aide. Mais le temps que je puisse réellement aider les gens, il se passera beaucoup de temps, oui ? Il y a des grandes personnes qui n'ont pas tout le temps que j'ai. » Elle voulait avant tout que personne ne vive ce qu'elle avait vécu, empêcher cela si elle en avait le pouvoir. Mais elle voulait aider maintenant. Les mots de son père lui revinrent alors en mémoire. « Mais on ne peut pas sauver tout le monde je crois... Et la patience est une vertu ? C'est bien ce mot-là ? Vertu ? »
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Citoyen de Malachor
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Et bien… Sers moi donc un verre de Juma Juice s'il te plait. dis-je en accédant à sa requête pour la rassurer. La Jeune fille était plutôt réfléchie, probablement grâce aux épreuves qu'elle avait dû surmonter jusqu'alors.

Ah oui? Et qu'en a-t-il fait? lui demandai-je en fronçant légèrement les sourcils, curieux d'en apprendre davantage à propos de ce frère sensitif qu'elle venait d'évoquer. Nous autres Jedi ne nous connaissions pas tous, pour autant nos effectifs nous permettaient d'avoir au moins entendu le nom d'une bonne majorité. Pour le moment je conservais la question dans un coin de mon esprit mais je comptais bien lui opposer.

La volonté silencieuse de la Force apparait parfois à qui sait l'écouter. Peut-être a-t-elle ce souhait à ton sujet. Peut-être suis-je son intermédiaire, celui qui devra prendre une décision  te concernant, et ce d'après tes paroles. lui dis-je en guise de réponse, ne lui apportant en l'état guère plus de réponse. J'étais ainsi par nature, ma padawan pourrait en attester, à offrir plus de questions que de réponses. Je préférais amener chacun à réfléchir par lui-même plutôt que lui donner une réponse toute faite qu'il retiendrait probablement d'autant moins. Prendre le temps, tenter voire échouer, tout cela permettait de mieux assimiler, et d'évoluer.

Nul ne peut sauver tout le monde, de la même manière que l'on ne peut changer tout l'univers. En revanche l'on peut offrir l'espoir, en aidant tel ou tel individu, en formant telle ou telle personne. Tout est question d'équilibre et la Force en est l'exemple.

Si chaque Jedi trouve quelqu'un comme toi et le forme selon nos préceptes, dans le respect de la vie et de la paix, cela pourrait à force de légers mieux aider la multitude. Nous sommes des passeurs, nous donnons l'impulsion.
lui expliquai-je, peut-être trop métaphoriquement compte tenu de son âge, mais que ce soit aujourd'hui ou plus tard, mes paroles feraient un jour sens à ses yeux. Alors elle débuterait son exploration sur la voie de l'évolution.

Vertu  pourrait être le mot, mais pas forcément. Qu'est-ce que la patience sinon l'attente? La question n'est pas d'attendre ou non, mais plutôt la raison de cette patience.

Nous faisons des choix, et pour cela nous devons être maître de nous-mêmes afin qu'ils soient faits en toute conscience et dans le but d'harmoniser les choses au nom de l'équilibre de la Force.
dis-je encore avant de lui poser une nouvelle question.

Quel est ton nom jeune fille?

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  • Posté le Sam 31 Mar - 17:31

    Message n°8633 (6)


l'écho du moucheron sur la toile peut sauver son destin



Vaylhan hocha doucement la tête et s’éloigna quelques secondes pour revenir avec ce que le jedi avait commandé pour le lui servir. Elle resta debout mais posa son plateau sur la table, de dos au reste de la pièce pour que le gérant ne puisse la remarquer. Quand le jedi demanda des détails sur son frère, Vaylhan se pinça les lèvres. Elle ne baissa pas le regard sur ses mains, elle en avait très envie. Après tout cela ne faisait qu’un an qu’ils étaient morts, mais elle restait courageuse malgré tout, malgré sa solitude. « Rien, je crois. Il ne faisait que des petits tours pour me faire rire. » dit-elle avec un sourire avant de se mordiller les lèvres. « Mais… Il a été envoyé au Sarlacc, sur Tatooïne… »

Vaylhan ne connaissait pas grand-chose de la Force, ni même ce qu’elle était, ni même encore moins pourquoi est-ce que le jedi la personnifiait. Elle ne savait encore rien à cette époque de cette grande force, ni même qu’elle était légèrement plus compliquée que ce à quoi elle se limitait dans l’esprit de Vaylhan aujourd’hui. Elle ne comprenait pas d’ailleurs tout ce que lui disait le chevalier jedi. Elle n’avait pas cette prétention, aussi intelligente pouvait-elle être. Il y avait des choses que même à son âge elle avait parfois du mal à comprendre. Elle se contenta donc de le regarder en faisant une moue plutôt adorable avec son visage, osant à dire tout haut ce qu’elle pensait. « Est-ce que si je vous accompagne je comprendrais tout ce que vous dites ? » Plus la conversation s’avançait, plus elle avait effectivement envie de prendre cette opportunité tant elle se présentait à elle. Son père lui avait toujours dit après tout que les choses qu’elle souhaitait, elle ne pourrait les avoir que si elle travaillait pour cela, tout en saisissant les opportunités qui se présenteraient à elle. Tout comme après avoir travaillé avec acharnement et parfois dans la souffrance, son père avait un jour prit une main tendue devant lui pour pouvoir avancer. Il avait alors racheté sa liberté et avait pu enfin être un homme libre, fondé sa famille et être heureux. Elle pourrait peut-être marcher sur ses pas et elle aussi se sortir de cette situation qui, elle le savait, allait empirer pour elle avec les années.

« Je m’appelle Vaylhan. Et vous ? » demanda-t-elle sans aucun détour. Si elle devait donner quelque chose, aussi modeste qu’un simple nom, elle s’attendait à ce qu’on en fasse de même. Elle avait passé une année ici à se renfermer sur elle-même et être très méfiante, elle préférait donner que si elle recevait en retour dans un échange social. Cela la rassurait dans un sens. « Mais je ne pourrais pas partir si j’ai encore ma puce d’esclave… Sinon on nous fait exploser. » Elle se rapprocha un peu pour parler plus bas. « Mais je sais où est la mienne et je crois que je pourrais la désactiver. Peut-être que vous pourrez m’aider à l’enlever plus tard. »
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Citoyen de Malachor
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La jeune fille parlait peu mais plutôt précisément pour une enfant ce qui démontrait une nouvelle fois une certaine maturité. Ce pouvait être une bonne chose pour un padawan, pour autant si je décidais de l'ôter à ce sinistre environnement, ce n'était pas pour autant que je la prendrais en tant que tel. J'avais choisi de n'avoir qu'une padawan car être Jedi était affaire d'exclusivité. Nous renonçions à toute vie maritale, ou ne serait-ce qu'à aimer un  individu plutôt qu'un autre, alors pourquoi prendre deux élèves? Quitte à faire une chose autant la faire correctement.

Si nos chemins respectifs sont amenés à se lier au moins pour un temps, je pourrais te conter quelques histoires où le Sarlacc n'a pas nécessairement signifié la fin pour qui y a été jeté. Le Carkoon en fut l'exemple il y a bien longtemps.   lui dis-je en nommant l'animal qu'elle avait elle-même évoqué et dont parlait quelques écrits Jedi, notamment au sujet de Skywalker. Si je n'en dis rien je pouvais sentir le trouble qui l'animait au souvenir de son frère, préférant lui laisser l'intimité de son passé.

Je ne peux te le promettre car cela dépendra grandement de toi. dis-je dans un premier temps à sa première question. Mais je pourrais t'aider à en acquérir les moyens.

Ashaiya pourrait l'affirmer si l'envie venait de s'en ouvrir à qui l'interrogeait à ce propos. Dans ma conception de la transmission et la formation d'un padawan, je n'étais pas de ceux qui offraient le savoir tout digéré. La connaissance n'était jamais retenue qu'après l'épreuve de sa quête puis de sa compréhension. Le temps était nécessaire, ainsi que la volonté. Progresser n'était jamais simple, même pour ceux dont les capacités pouvaient leur faire croire qu'ils étaient meilleurs qu'un autre.

Gaben Davoros. lui dis-je tout aussi sincèrement qu'elle me donna son nom.

Je l'écoutais avec attention lorsqu'elle évoqua ce qui la retenait finalement à cette vie sans attache: sa puce d'esclave. Puce dont elle s'estimait capable de se débarrasser, du moins la neutraliser. Avoir connaissance d'où était implanté cette puce pouvait faire gagner du temps pour la neutraliser, une fois chose faite l'extraire ne serait qu'un détail.


Connais-tu ton prix pour ton propriétaire? lui demandai-je de but en blanc sans m'émouvoir de la question. Et as-tu une idée de ce qu'il projette pour toi?

L'on pouvait tout aussi bien s'enfuir, mais peut-être que la racheter à celui qui la détenait pouvait s'avérer être une solution plus discrète. Encore qu'en connaissent le type d'individus des environs, le simple fait de poser la question pourrait faire monter le prix du simple au double. Ne suscitait l'intérêt que ce que nous étions prêts à acheter. En revanche il se pourrait que je pourrais réduire sa valeur à zéro si je la rendais "impropre" à la consommation, actuelle ou prochaine, selon ce que son propriétaire avait en tête pour elle.

Va voir celui qui possède ton titre de propriété et présente moi à lui, comme vétérinaire.

Ah, et ne t'offusque pas de ce qui va suivre. J'ai décidé de t'emmener avec moi, et pour cela je vais dire des choses loins de la vérité.
Lui indiquai-je, d'ors et déjà dans mon personnage à venir.
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