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Braquage à la mandalorienne (amanita)

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  • Posté le Dim 18 Mar - 13:54

    Message n°8029 (1)

Braquage à la mandalorienne

Année 517, mois 8, semaine 7

Coruscant. Cette ville-monde qui ne saurait en rien accueillir le moindre Mandalorien sans braquer sur celui-ci d’innombrables canon lasers ou ioniques. Cette immense planète du noyau d’où se décide une partie du sort de toute une galaxie, et où sa classe dirigeante semble mener grand train de vie sans particulièrement se rendre compte des conséquences des jeux de pouvoirs auxquels ils appliquent tant d’énergie. Même avec son rang, Echoy ne risque pas d’être un jour invitée dans ces hautes sphères des étages les plus élevés de la planète, ou du moins le pense-t-elle sincèrement et sans regret. En l’occurrence, la voilà plutôt qui arpente les rues plus sombres et mal famées depuis son arrivée datant d’il y a quelques jours. Sans son armure, sans son casque, la jeune femme se sent comme dénudée dans cette foule grouillante et étrangère dans laquelle elle baigne. Mais elle n’a guère le choix que de passer pour ce qu’elle n’est pas afin de rester inaperçue. Il y a bien quelques chasseurs de primes originaires de Mandalore qui échouent parfois sur Coruscant, seulement les endroits qu’elle visite ne sont en aucun cas connotés pour avoir un quelconque rapport avec le travail de chasseur de primes.

Son repérage des lieux, en passant pour une simple citoyenne d’un monde qui n’est pas le sien, pire, qui a été un ennemi du sien, lui a en tout cas permis de vérifier la véracité des informations fournies par ses contacts. Une chose reste sûre : accéder aux serveurs des archives secrètes de la République ne serait pas une partie de plaisir. Mais Echoy, toute prudente puisse-t-elle paraître, aime les défis à sa mesure et celui-ci, assurément, a su lui donner des nœuds au cerveau.

Car le bâtiment, si en cette période d’absence du Chancelier, avait été quelque peu dépouillé de son système de sécurité humain habituel composé de l’élite des forces de l’ordre, restait en revanche une véritable forteresse électronique. Y entrer ne serait pas le plus difficile. S’y déplacer et en ressortir serait cependant une toute autre affaire. Les archives seraient accessibles le plus facilement en sous-sol. Dans le noyau même de la machine, le cœur du serveur, là où il est le plus vulnérable. On pourrait certes le pirater d’un autre terminal dans les étages supérieurs mais le temps nécessaire à contourner les sécurités pourrait être fatal, et ce malgré tous les talents informatiques du monde. La chef de clan avait en tout cas pu mettre la main sur des plans assez intéressants du bâtiment. Une information qui avait couté une petite fortune, mais on n’obtient rien sans rien, c’est un fait. Entrer dans un tel endroit ne saurait se faire que par des voies détournées. Et la plus grande faiblesse de l’informatique s’avèrerait son plus grand atout à elle : la ventilation.

Attablée au fond d’une cantina où la racaille qui y traine n’a pas osé casser les pieds de cette silhouette en armure, la jeune Kryze observe à travers sa visière cette populace habituée des malfrats qui trainent dans les bas-fonds. Au moins, cet endroit n’est pas inhabituel pour un Mando’ade et même les forces républicaines n’aiment pas vraiment trainer dans le coin. Les jambes croisées, son genou calé contre le rebord de la table, Echoy attend patiemment l’arrivée de sa clé. Sa meilleure carte dans le jeu dans lequel elle s’apprêtait à se lancer. Celle qui n’aurait pas trop le droit de lui faire défaut, auquel cas, toutes les deux en pâtiraient lourdement. Si la chef de clan pouvait aisément s’assurer de la façon dont elle entrerait et sortirait des archives, tout en restant en vie, c’était une autre paire de manches que d’accéder aux informations qu’elle recherche. Et donc, à cette fin, on lui avait recommandé Amanita Frey. Sa sœur de cœur, lui avait recommandé Amanita Frey. Avant de la contacter, elle s’était un peu renseignée sur la personne. Un caractère pas forcément très causant mais, au vu de la mission, ce ne serait sans doutes pas un mal. Tant que les talents sont véridiques.

Titiller l’égo s’avère souvent payant, notamment quand le travail demandé comporte un taux de danger très élevé. Mais la récompense proposée aurait pu achever de convaincre n’importe quel mercenaire offrant ses services, et apparemment, Amanita ne fait pas exception. Apercevant celle-ci qui entre dans la cantina, Echoy penche la tête sur le côté, offrant uniquement la face peinte de son casque en guise de visage. Etant la seule Mando’ade attablée dans l’endroit, elle ne devrait pas avoir besoin de lui faire signe. Pour Amanita, elle s’était présentée sous Echoy, tout simplement, ne précisant pas son clan, encore moins son nom ; moins elle en sait, mieux elles se porteraient si les choses venaient à foirer. « Un verre avant le grand saut ? Ou nous pouvons traiter les dernières questions sur le trajet… ? », dit-elle après l’avoir saluée quand la jeune femme a trouvé sa table, redressant sa fine silhouette recouverte de plaques de métal.
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Nébuleuse Noire
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  • Posté le Jeu 22 Mar - 20:08

    Message n°8239 (2)

Amanita ajusta nerveusement le col de sa veste. Avait-elle l’air si furtive que ça ? En tout cas, elle se voyait très distinctement dans son miroir. Ce receleur s’était peut-être bien foutu d’elle avec son système de camouflage, fonctionnant soi-disant parfaitement sans armure.
L’armure. Si important pour certains, c'était un équipement que la hackeuse se refusait à porter. Trop encombrant, trop voyant, trop lourd, et jusque là son travail ne s’était pas avéré assez périlleux pour qu'elle en ressente le besoin. Et puis, elle était à l'aise dans ses vêtements passe-partout.
Elle s’assura que son blaster était bien fixé contre son flanc. Lui non plus n’avait jamais vraiment servi. Cela faisait une bonne éternité qu'elle n’avait pas tiré avec, et malgré l’entretien impeccable qu’elle lui prodiguait, elle commençait à craindre qu'il lui fasse faux bond dans un moment critique. Ses talents de tireuse étaient également d’ordre hasardeux.
Elle expira bruyamment tout l’air que contenaient ses poumons. Avec un peu de chances, elle n’aurait pas à se servir de tout ça.

Avant de quitter son petit appartement, elle appela son droïde assistant.

« Si je ne suis pas de retour sous 24h, tu effaces tous les disques durs, intima-t-elle en désignant les équipements informatiques. N’hésite pas à tout détruire jusqu'à la dernière miette. »

Elle n’avait en réalité aucune idée du temps que pouvait prendre une telle mission. Elle savait juste que le top départ avait été donné et qu'elle était attendue.

« Peut être plutôt 48h. Ouais, 48h. Compris ? »

La machine dotée d'une intelligence artificielle acquiesça en silence, comme Amanita lui avait appris à le faire, et cette dernière claqua la porte.

Comme à son habitude, elle avait rendez vous avec sa cliente dans un bar. A croire qu'aucun citoyen honnête ne côtoyait ce genre d’endroit. Ce rituel la poussait parfois à se poser des questions sur son alcoolisme latent.
Mais cette fois, il n’était pas question pour elle de se laisser tenter par la moindre bière. Le travail qui suivrait ne devait en aucun cas en pâtir, car le moindre faux pas risquait de l’envoyer croupir en prison. Pas que d’ordinaire ses activités soient d'une légalité immaculée, mais d'habitude elle opérait de loin, à une distance de sécurité confortable pour elle.

Lorsqu’elle pénétra dans l’établissement, il ne fallut pas bien longtemps à Amanita pour repérer son contact. Les mandaloriens en armure ne couraient pas les rues de la capitale, même s’ils semblaient plus présents dans certains quartiers que dans d’autres. Elle ne perdit pas un instant, pensant déjà être légèrement en retard, et fila vers le fond du bar. Echoy, ou du moins, celle qui se faisait appeler ainsi, la salua à son arrivée. L’envie de s’attabler était tentante, mais la hackeuse se contenta d’un haussement d’épaules.

« Si ça ne tient qu’à moi, on peut y aller, » informa-t-elle.

Elle n’avait pas coutume d’être accompagnée dans son travail. Bien sûr, elle avait déjà effectué des missions en compagnie d’autres mercenaires, mais partager l’aventure avec son client ne lui arrivait pas tous les quatre matins. Elle considéra brièvement l'armure d'Echoy, puis son propre accoutrement basique, avec son pauvre système de camouflage, et se sentit subitement très vulnérable. Avait-elle sous-estimé le niveau de risque de ce qui allait suivre ? Ou cette jeune femme était-elle comme Sera, à traîner son armure partout où elle allait et quelles que soient les circonstances ?
Amanita n'était pas très au fait des circonstances exactes de leur escapade. Elle savait que tous les évènements liés au Chancelier qui se déroulaient en ce moment même sur une planète lointaine - elle n'avait que faire de laquelle - leur permettaient de bénéficier d'une garde moins dense. Elle savait pertinemment quel serait son rôle. Elle savait également que, au-delà de la paye qu'on lui avait fait miroiter, c'était principalement le goût de l'aventure qui l'avait poussée à accepter le job.

Elle attendit patiemment qu'Echoy soit prête et, une fois dehors et après s'être assurée qu'aucune oreille ne traînait autour d'elles, Amanita se tourna vers l'armure.

« Alors, on commence par quoi, exactement ? »


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Chef de clan mandalorien
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  • Posté le Dim 8 Avr - 20:41

    Message n°8873 (3)

« Parfait ! », se contente de dire la Mandalorienne à travers son casque métallique tout en se levant souplement, un ton enthousiaste transparaissant toutefois dans son vocodeur. Est-elle simplement inconsciente ou trop optimiste pour foncer ainsi droit vers une mission suicide avec autant de bonne humeur ? Ni l’un ni l’autre, mais bien souvent, le mental est la clé de la réussite… ou de l’échec. Observant sa comparse d’aventure d’un regard en coin, elle détaille brièvement son accoutrement et son matériel, songeant qu’au moins, Amanita serait passe-partout et que ce ne serait pas négligeable dans une mission d’infiltration. De toute façon, Echoy ne lui demanderait pas de se battre, juste de rester en vie derrière le bouclier qu’elle serait, elle. Les négociations trop musclées, la chef de clan en ferait son affaire pour laisser à la hackeuse le temps nécessaire pour effectuer son travail.

Une fois à l’extérieur, se faufilant entre les passants dans la rue animée, la Mando’ade guide Amanita jusqu’à une ruelle où un speeder de location est garé. Par chance, pendant le court laps de temps où elle l’a laissé là, personne n’a eu l’idée saugrenue de le voler ou d’en détacher des morceaux… souriant derrière sa visière en T, Echoy se contente de croiser les bras sur sa poitrine en s’asseyant sur le capot du véhicule. Par quoi on commence ? Bonne question, qu’elle s’est mainte fois posée au cours des derniers jours… voire des dernières semaines, depuis qu’elle s’est lancée à la recherche du sabre-noir. « On commence par nous rendre sur place. », lâche-t-elle en guise d’introduction. « J’ai récupéré les plans du bâtiment, notamment ses réseaux d’aération… Nous devons nous rendre dans la salle des serveurs des archives, qui se situe dans les sous-sols. Passer par l’entrée des artistes serait assez risqué, alors que se faufiler par les conduits d’aération… Pour trouver l’entrée, il faudra rester vigilent sur les rondes et les systèmes de surveillance. Vu l’endroit, il se pourrait qu’il y ait des surprises dont je n’ai pas eu la connaissance, alors un petit tour d’horizon via un terminal ne sera sûrement pas inutile. »

Sautant à terre, elle invite la jeune femme à prendre place dans le speeder tandis qu’elle prend le volant. Au moins, dans les airs de Coruscant, personne ne devrait les entendre. Les bâtiments vertigineux défilent autour d’elles et durant le trajet, Echoy expose la suite. « Une fois dans le cœur du serveur, c’est horizon inconnu. Peut-être que tout se passera bien, peut-être pas. Dans tous les cas, si quelque chose ou quelqu’un veut interrompre votre travail, je m’en occuperai. Pour ressortir, et bien… soit nous aurons le temps de repasser par la ventilation ni vu ni connu, soit il faudra passer à travers un comité d’accueil… Pour vous comme pour moi, je préfère la première option. » On dit les Mandaloriens sans peur et irréfléchis, mais Echoy tient surtout à ne pas causer de morts inutiles pour simplement obtenir des informations. Pas la peine de déclencher une guerre galactique alors que la République est particulièrement radine avec les étrangers…

Elles arrivent bientôt à quelques rues de la tour des archives républicaines, qui domine le quartier de sa hauteur. Echoy choisit de poser le véhicule à une bonne centaine de mètres de leur destination pour ne pas attirer l’attention. En sortant, elle s’assure que son droïde sonde est bien fixé dans son dos, au-dessus du jetpack. Les mains sur les hanches, elle pivote la tête en direction d’Amanita. « Une dernière chose : si les choses partent en sucette une fois que vous avez réussi à sortir les informations que je souhaite, surtout, sauvez votre peau et transmettez-les à Fyr. Ne m’attendez pas, vous serez payée quoiqu’il arrive. » Un soupir lui soulève brièvement les épaules alors qu’elle ajuste un ample manteau de voyage sur ses épaules et rabat le capuchon sur sa tête. « Des questions ? », termine-t-elle avec un sourire qui n’a guère besoin de se voir pour savoir qu’il est là.
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Nébuleuse Noire
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  • Posté le Mer 11 Avr - 19:53

    Message n°9004 (4)

Amanita détailla le petit speeder auquel s’était accoudée sa nouvelle connaissance. Il s’agissait d'un modèle classique, pour ne pas dire banal, qu'on pouvait voir dans toutes les rues et files de véhicules de Coruscant. Elle en tira la conclusion que, malgré son armure remarquable au milieu de la populace locale, la Mandalorienne tâchait de passer un tant soit peu inaperçue.
Attentivement, elle écouta la voix d’Echoy lui parvenir depuis l’armure mouvante, lui exposant son plan d’action. L’aération, oui, ce n’était pas une si mauvaise idée. Elle n’était pas très calée en architecture, mais ce n’était pas le premier lieu qu’elle aurait choisi de protéger ou de truffer de capteurs. Il était vrai que, l’une comme l’autre, elles avaient une carrure qui faciliterait leur passage dans un tel endroit, bien qu’encore une fois, Amanita se posait silencieusement la question quant à l’agilité possible avec l’armure. Mais ce problème en particulier n’était pas le sien.

Pour le reste, à savoir, la part du travail qui serait bientôt la sienne, elle avait suffisamment confiance en ses propres talents pour savoir qu’il lui serait aisé de détecter toute forme de sécurité informatique. Même en n’ayant aucune notion de ce qui peut se cacher dans les entrailles électroniques de la République, elle pensait être capable de repérer les traqueurs, mouchards, senseurs et autres sentinelles qui se mettraient sur leur route. Les esquiver serait une autre paire de manches, tout autant que de les désactiver si besoin. Cependant, aussi renforcée la sécurité soit-elle, le niveau de technologie n’avait que très peu de chances d’être plus avancé que ce qui se faisait couramment. Après tout, elles s’attaquaient aux Archives, pas à la Ligue du Génie Technologique.
Les aléas qu’évoquait Echoy firent tiquer la hackeuse, mais cette dernière resta silencieuse. Bien sûr, toute mission avait sa part de chance, mais plus elle écoutait, plus les facteurs hasardeux lui paraissaient nombreux et conséquents. Elle n’était pas vraiment fan de l’idée selon laquelle la réussite du travail reposait sur autant d’aléatoire. Et pourtant, elle était là en connaissance de cause. Une telle entreprise impliquait forcément une part plus ou moins dense de hasard. Et puis, il était peut-être un peu trop tard pour sauter du speeder en pleine course.

Elle n’avait pas accepté la mission sans y réfléchir sérieusement. Il lui avait paru évident, au premier abord, que le danger que représenterait l’infiltration au sein d’un bâtiment républicain était au-delà de ses limites. Qu’elle avait beau apprécier le frisson de l’aventure, elle n’avait pas vraiment l’intention d’y laisser sa peau. Elle avait fait traîner l’idée au fond de son esprit quelques jours, la tournant et retournant dans tous les sens, et faisant au passage poireauter sa commanditaire. Et puis, finalement, elle s’était décidée. C’était peut-être idiot, mais elle avait fini par voir cela comme un défi qu’on aurait posé face à elle, comme un test, pour voir si elle aurait les tripes de l’accepter. Et non seulement elle avait choisi d’accepter le challenge, mais elle avait également l’intention d’en sortir victorieuse. Maintenant, elle ne voyait plus cela comme une mission pour un client, mais bien un objectif personnel que son ego mettrait tout en oeuvre pour atteindre. Et puis, bon, sans se mentir, la paye en valait quand même bien le coup.
Malgré sa détermination, elle se devait d’admettre que la présence d’une personne qui semblait maîtriser mieux qu’elle l’art du combat était rassurante. Elle avait beau apprécier la solitude, elle ne se serait jamais engagée sur cette voie en solo.

A la seconde où le speeder se posa, Amanita dégaina son terminal de poche pour commencer par un petit scan des environs. Rien de très détaillé, mais elle souhaitait quand même jeter un coup d’oeil aux alentours, comme pour sonder leur cible de loin. Comme elle s’y attendait, la zone de communications autour du bâtiment était dramatiquement déserte ; aucun réseau - du moins, parmi ceux qu’elle pouvait voir en un coup d’oeil et sans manipulations supplémentaires - ne reliait l’intérieur des archives au reste du monde. C’était d’ailleurs la raison pour laquelle elles devaient se rendre si près.
Elle ne fit pas attention aux senseurs dissimulés de part et d’autre du bâtiment, considérant qu’il s’agissait de simples détecteurs d’appareils qui profitaient des passants pour leur envoyer de la publicité. Elle ferma avec agacement l’annonce pour ce superbe carburant révolutionnaire qui venait de l’interrompre en faisant irruption sur son terminal. A aucun moment, elle ne réalisa que les senseurs venaient d’analyser son propre appareil.
Elle acquiesça silencieusement d’un mouvement de tête suite aux dernières consignes. Elle se demanda brièvement ce que Sera Fyr, de même qu’Echoy, pourrait bien faire des données qu’elles allaient récupérer, mais cette question ne faisait certainement pas partie de celles auxquelles elle aurait une réponse, d’autant plus qu’il ne s’agissait-là que de curiosité, rien à voir avec son boulot en lui-même, donc.

« Pas de question. »

En temps voulu, elle aurait quand même besoin de précisions sur les informations qu’elle était supposée extraire. La taille des archives numériques devait dépasser ce qu’elle était capable d’imaginer, elle ne serait donc pas en mesure d’en récupérer l’intégralité. Elle aurait à cibler précisément les données, quitte à y perdre une bonne demi-heure une fois dans l’antre des serveurs. Mais cela pouvait attendre, d’autant plus qu’elle risquait d’oublier certains détails d’ici-là.

« Vous avez les plans ? » demanda-t-elle en faisant un pas vers leur objectif, le nez toujours collé à son écran.

Pour l’instant, elle n’avait absolument rien détecté d’alarmant, mais supposait que les choses seraient différentes une fois qu’elles auraient trouvé “leur” entrée.


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