Star Wars Ascension


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La Main Noire
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  • Posté le Sam 3 Fév - 19:05

    Message n°6045 (1)

Foi en l'avenir

Année 517, mois 7, semaine 7

Pas la moindre attention ne lui est adressée, pas le seul signe d’affection alors qu’Anhesis s’est tirée de leur appartement comme une voleuse pour aller passer la soirée chez Darth Saevus. La veille de leur départ pour Nar Shaddaa… il avait rêvé un peu mieux en guise de début de congé et surtout le voilà tout seul à devoir gérer les bagages. Enfoncé dans son canapé, Eryndal lâche un grommellement boudeur en entendant la porte qui claque sur le départ de sa fiancée, avant d’envisager ce qu’il pourrait bien faire de sa soirée, outre le fait évidemment de devoir dormir sur la béquille. Et puis… bon sang, Saevus, quoi… un soupir agacé s’extirpe de ses lèvres pincées, alors qu’il n’a pas encore dit à Anhesis ce que le vieux avait merdé, alors qu’elle avait déjà l’annonce de sa grossesse à digérer en plus de récupérer de son séjour en prison. Un Darth en disgrâce, pas encore officiellement tout du moins, le temps de régler l’affaire de la rébellion… mais en disgrâce tout de même.

Moins d’une heure plus tard, le zabrak a l’air mortellement absorbé par une série diffusée sur l’une des chaines de Maloran. La série préférée du Seigneur noir, Plus sombre la vie. Le zabrak trouve ça affreusement stupide et niais, et quitte à s’abrutir devant un truc pareil, il aurait mieux fait d’aller à l’étage au-dessus pour tenir compagnie à Daleth plus préoccupé que jamais. Mais se lever du canapé requerrait une énergie qu’il n’avait plus envie de dépenser. Un soupir blasé gonfle ses joues alors que les complots dramatiques se jouent sur l’écran holographique. Bon sang de chiottes à cornes… Comment le Seigneur noir peut-il aimer regarder un feuilleton aussi chiant ? Après toutes ces années à le côtoyer, il n’arrive toujours pas à comprendre. Il se promet intérieurement de ne jamais, ô grand jamais, faire subir ça à ses enfants.

Soudain, le son de la porte qui s’ouvre en coulissant attire son attention. Le zabrak relève légèrement la tête, plisse les paupières d’un air concentré en captant les petits pas qui se faufilent dans le couloir. Anhesis. Déjà de retour ? Hum… il a déjà une idée sur la question. « Je parie que t’as oublié ton doudou ? », raille-t-il au fond de son canapé alors qu’il ne la voit pas. Mais, alors que cette hypothèse aurait entrainé le fait qu’elle coure vers la chambre pour y chercher effectivement son précieux doudou, il n’y a que le silence qui lui répond et cette respiration légèrement saccadée, entrecoupée de petits reniflements que son ouïe de zabrak parvient à mettre au jour. Surpris, la Main noire se fige et seul un froncement de sourcils marque un mouvement sur son visage soudainement suspicieux. « Anhesis… ? », reprend-il d’une voix plus douce mais qui transpire d’inquiétude. Allons bon, que se passe-t-il ?

Il se redresse et ce sont d’abord ses cornes qui émergent derrière le dossier du canapé, puis son front tatoué et enfin son regard de braise qui luit dans la pénombre de l’appartement. Apercevant la silhouette en pyjama de la jeune femme, son regard passe alors sur son visage où des sillons humides se dessinent sur ses joues pâles. Aussitôt, son sang ne fait qu’un tour, accéléré par ses deux cœurs qui viennent de faire un bond dans sa poitrine. Par les saintes cornes de l’univers, que s’est-il passé, bon sang ?! Ses sourcils se froncent encore plus : qui a fait pleurer sa femme ? Saevus, je vais te tuer, songe-t-il en pinçant les lèvres, avant de s’extraire pour de bon du canapé, bondissant vers la femme qu’il aime et la rejoignant en quelques enjambées, seulement couvert d’un ample pantalon de méditation. Entourant sa taille d’un bras alors qu’il la sent à deux doigts de défaillir, le zabrak pose doucement sa main libre sur la joue d’Anhesis pour lui faire reposer son visage contre son torse. « Anhesis… mais enfin, ma chérie, qu’est-ce qui s’est passé ? »





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Lord Sith
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  • Posté le Dim 4 Fév - 16:07

    Message n°6088 (2)

Morosité et larmes d'accablement. Anhesis fait ses premiers pas dans l'appartement où la pénombre règne comme maîtresse. Pas un bruit si ce n'est celui lointain d'un téléviseur. Eryndal est sans doute là, dans le salon, à s'occuper comme il peut, souffrant autant d'ennuis que d'inquiétude. Ce soir, elle n'aurait pas dû partir. C'était une certitude à présent. Dans un soupir las, la jeune femme s'approche de l'entrée du salon, sa main s'appuyant sur le chambranle alors qu'elle se sent à deux doigts de tourner de l'oeil. Il ne faut pas plus longtemps pour que des cornes émerges et une paire d'yeux ne luisent dans la pénombre. La voix du Zabrak résonne avant que sa lourde carcasse ne bondisse pour la rejoindre.

« Eryn... »

Souffle sa compagne aux jambes tremblantes alors qu'il la retient pour lui éviter de s'écrouler et lui offre son torse comme pilier. Sans hésiter, elle y enfouit son visage, laissant ses larmes se déversant sur sa peau vermeille et sombre. Son odeur était si puissante... Elle se suffisait à elle-même pour apaiser un tant soit peu, la tension dans le corps de la chienne. Anhesis renifle, sa respiration entrecoupée par ses sanglots, hésitant à répondre à la question du Zabrak et murmure finalement, s'avouant vaincue.

« Je vais mourir avec le bébé... ? »

La question avait de quoi ébranler. Anhesis relève le visage et étouffe un sanglot malheureux alors que ses petits bras viennent faire le tour des hanches d'Eryndal, se serrant plus fort contre lui, presque à lui en briser les cotes si elle avait pu.

« J'ai dit à papy que j'attendais un bébé... Et il a eu l'air triste... Alors il m'a expliqué qu'il a eu une femme et qu'elle est morte en mettant son bébé au monde. » Elle soupir tristement. « Et il a dit qu'il avait peur que ça m'arrive. »

Anhesis se décide enfin à relâcher Eryndal, baissant le visage, les bras ballants le long du corps. Elle donne l'impression de porter tout le poids du monde sur ses épaules. À peine sorti de prison, le repos semblait un luxe auquel elle n'avait pas le droit. Elle se met à marcher lentement, nonchalamment, jusqu'à la chambre et vient se laisse tomber sur le lit à plat ventre, visage enfoui contre la couverture en étouffant un grognement de frustration.

« J'en ai marre de tout ça... pourquoi personne ne se réjouit jamais de rien ? Je veux juste me marier avec toi et avoir mon bébé... »


Anhesis roule sur le côté, se mettant sur le dos, les bras écartés et observe le plafond de la chambre en silence. Elle n'avait même pas pris la peine d'allumer une lampe, se contentant de l'obscurité des lieux.

«Eryn... ? » Elle savait qu'il l'avait suivi. « Pourquoi papy croit que je peux mourir ? Il en avait l'air tellement convaincu... »




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  • Posté le Dim 4 Fév - 18:51

    Message n°6105 (3)

Sur la peau nue du zabrak se déversent des larmes brûlantes alors qu’Anhesis s’affaisse contre lui. Eryndal lui caresse doucement les cheveux, lui laissant le temps de reprendre ses esprits pour répondre alors qu’inlassablement, il y a cette lueur inquiète qui brille dans son regard. Cette lueur qu’il a depuis vingt ans à chaque fois qu’Anhesis ne va pas bien. Et quand les mots tombent, Eryndal en reste d’abord coi, incapable d’émettre un son. Ses muscles se figent tandis qu’il sent ses sourcils se froncer. « Quoi… ? », parvient-il enfin à articuler. Il n’a pas vraiment besoin de se demander qui a pu lui mettre une idée pareille dans la tête, et de toute manière, la jeune femme finit par cracher le morceau en racontant ce qui s’était passé. Les bras du zabrak viennent serrer les épaules de sa fiancée, tout en la berçant contre lui. « Non mais quel con… », lâche-t-il à mi-voix dans un soupir exaspéré.

Il n’y a rien de plus désespérant que ces gens qui racontent tout et n’importe quoi sans même penser à la sensibilité de la personne qu’ils ont en face d’eux et surtout, sans réfléchir une seule seconde aux conséquences qu’ont leurs mots sur lesdites personnes… Pourtant Eryndal est du genre sanguin et prompt à s’emporter, qui ne mâche pas ses mots et sujet à l’insulte facile mais ça ne lui viendrait même pas à l’esprit de dire à une femme enceinte qu’elle risque de perdre son bébé. Et là, en plus, on parle d’Anhesis, qui prend toujours tout au mot et… bref, Anhesis quoi. Par principe, on ne rend pas Anhesis malheureuse, point barre. Alors que celle-ci s’éloigne pour rejoindre leur chambre, la Main noire ne peut s’empêcher de lever les yeux au ciel avec cette furieuse envie de refaire le portrait à Saevus. Les raisons ne manquent pas, en plus.

Suivant sa fiancée jusqu’à la chambre, il s’adosse d’abord contre un mur en croisant les bras, la mine renfrognée. Puis, un soupir s’échappe d’entre ses lèvres alors qu’il se rapproche du lit pour s’asseoir au bord, relevant les genoux pour y poser ses coudes. « Moi je me réjouis. Et puis Daleth aussi. Et tes copains du Triumvirat… Les autres, qu’est-ce que ça peut foutre, au final… tant pis pour eux. », lâche-t-il d’une voix lasse qui en dit long sur sa propre fatigue provoquée par ces derniers jours, pendant l’incarcération d’Anhesis puis à sa sortie, à devoir réparer les conneries des autres ou à enquêter pour éviter que Maloran se retrouve avec une guerre civile sur les bras. Tournant la tête en direction de la jeune femme à sa question, il garde le silence pendant un instant, visiblement blasé d’avance rien qu’en pensant au vieux Darth. « Parce que c’est un crétin qui ne te connaît pas comme je te connais. Ça me soule quand on te prend pour un gentil caniche qui aime attraper des bonbons au vol, t’imagines pas… »

Dans un grognement, il pivote sur son séant pour être face à Anhesis. « An’, écoute-moi bien : tu as survécu à Tenebris et même Dolores se demandait comment c’était possible. Je t’ai poussée du haut d’un vaisseau et tu as survécu. Tu as subi les épreuves du Triumvirat et tu as survécu. Tu vas donner la vie, et tu vas survivre, non seulement parce que c’est la plus belle chose qui puisse nous arriver et que tu attendais, mais parce que j’t’ai interdis de mourir, tu te souviens ? » La mâchoire d’Eryndal se contracte alors qu’il se rappelle très bien de ce moment. « Tu seras pas seule, et s’il arrive la moindre chose, Daleth et moi on sera là… On a un droïde médical à disposition et à force, on connaît par cœur le chemin vers l’hôpital et les meilleurs médecins de la ville s’occuperont de toi. Qu’est-ce que tu veux qu’il arrive ? » Il l’observe d’un air sévère et déterminé, avant de porter une main vers celle de la jeune femme pour sa serrer entre ses doigts. Un mince sourire finit par détendre les traits du zabrak lorsqu’il conclut : « Maintenant, fais-moi un bisou, parce que tu m’as snobé tout à l’heure. »





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Lord Sith
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  • Posté le Mer 7 Fév - 21:56

    Message n°6252 (4)

Les copains du triumvirat se réjouissent ? Ah ! Qu'elle aurait aimé voir leur tête, tiens ! C'était si rare que de voir un membre de cet ordre obscur se livrer à une vie famille ! Mais il faut dire que le lien étroit qu'ils tissaient ensemble pouvait parfois les satisfaire au-delà de toutes mesures. C'était si complexe, si bien que le triumvirat avait abandonné l'idée de faire comprendre ce concept à qui que ce soit en dehors de leur seigneur vénéré.

« Papa est... Ravi ? »

Il était vrai que Daleth avait toujours consenti à leur union, privilégiant la tendresse qui les liait. Il avait toujours été bon et encourageant dans ce sens mais l'arrivée d'un enfant était tellement plus... fort. Est-ce que le seigneur noir se sentait d'humeur à pouponner ? Cette pensée arrache un sourire amusé à la chienne qui pivote sur le lit. Daleth, comme elle l'adorait... Anhesis soupir et lève son regard sombre vers Eryndal et murmure.

« Je crois pas que papy soit contre, il était juste inquiet. Mais c'est déprimant cette façon dont il m'a dit les choses... » Soupir las. « J'ai besoin de calme, de repos en ce moment... je viens de sortir de prison j'ai envie de voir des sourires, d'entendre des rires... pas... de voir des gens déprimer et penser à des phénomènes de mort. »

Grogne la jeune femme qui redresse le buste, sa tignasse lui retombant devant le visage. Elle souffle un grand coup, chassant les mèches sombres de sa chevelure avant de la dégager complètement pour dévoiler son faciès au teint cendré. Anhesis esquisse une grimace quand Eryndal la compare à un caniche. Cruelle vérité, même si elle adorait les bonbons, c'est vrai qu'elle avait la naïveté de ne pas voir combien ce geste n'était pas aussi anodin qu'il en avait l'air.

« Tu devrais en discuter avec papy, si ça te gêne tant que cela... »


Mais elle, est-ce que cela la gênait, elle ? Oui, non. Gourmande, elle ne voyait jamais plus loin que le bout de son nez mais maintenant que Eryndal la mettait au pied du mur, il est vrai que cette habitude qu'avait Raedan – même s'il ne pensait pas à mal – n'était pas faite pour l'aider à sortir de son comportement animal. Faire la part des choses était parfois si compliqué... La voilà qui sursaute quand Eryndal se rapproche, lui rappelant son passif dramatique et traumatisant et la façon dont elle avait survécu à tout cela. Il avait raison, le pire était derrière elle, donner la vie ne pouvait pas être si... difficile ? Le doute l'assaille malgré tout et la jeune femme se contente de répondre par le silence, soutenant les prunelles de son compagnon qui vient finalement à se radoucir, réclamant un bisou auquel il avait échappé, contre son gré.

« Oh, pardon n'amour... »


S'excuse l'exécutrice qui se met à sourire, tendant la bouche pour bisouter tendrement la joue du Zabrak. Finalement ses larmes sont vite chassées, remplacées par un sourire alors que sa bouche prend d'assaut les lèvres de son fiancé, ses bras enlaçant sa nuque. Elle l'embrasse amoureusement et recommence entre deux inspirations.

« Je t'a... »

Coupé dans sa phrase, c'est le bip intempestif et insistant de l'holo-com qui brise l'harmonie de l'instant. Mais pas l'Holo-com d'Eryndal, non... C'est celui de la sauvage posé sur la table de nuit. Seul le triumvirat voir Eryndal ou Daleth la joignait dessus et seulement dans le cadre du travail. En outre, on la joignait uniquement pour les urgences, uniquement à cause de sa faculté à ne pas savoir ce service de la technologie. Anhesis soupir, pressant le bouton de l'holo-com alors qu'une voix masculine s'élève.

« Lord Canem, ici le docteur Mensis... Je vous appelle car c'est votre nom qui figure dans le dossier de Lord Arrû en cas d'urgence médicale. »

La femme se crispe, jetant un regard à Eryndal avant de se pencher vers l'engin. Arrû l'avait mis comme personne à prévenir en cas de problème ? Voilà une chose à laquelle elle ne s'était pas attendu.

« Bonsoir Docteur Mensis... Hm... Il y a un souci avec Lord Arrû ? »
« Il a été rapatrié d'urgence à l’hôpital, nous l'avons sorti de la prison durant l'après-midi. Son état de santé a soudainement chuté il... » Un blanc. « Il est mourant, Lord Canem. »

Pendant un instant, Anhesis reste interdite. Elle est là, silencieuse dans son joli petit pyjama alors que la nouvelle tombe comme un couperet tranchant. Arrû est mourant.

« Lord Canem ? »
« Oui docteur... Je... Euh... J'arrive aussi vite que possible, merci de m'avoir prévenu. »

Elle presse le bouton et coupe la communication. Lentement elle pivote vers le Zabrak, l'air grave et chagriné. Cette nouvelle venait définitivement de briser sa soirée. Anhesis avait mal dans son cœur, dans tout son être et son palpitant lui faisait savoir en tambourinant fiévreusement dans sa poitrine.

« Eryn... Tu veux bien m’accompagner ? Je sais qu'il est un peu tard mais... »

Elle baisse les yeux. Elle ne veut pas affronter cela seule. Regarder Arrû franchir les portes de la mort  était une chose, mais pas sans un soutient. Anhesis était forte, mais les pertes n'avaient jamais été son fort. Elle se souvenait encore de l'état dans lequel la mort de Dolores l'avait mis plusieurs années auparavant.

« Je dois aller prévenir sa famille... Je dois convaincre son fils de lui pardonner. » Elle se lève lentement, filant vers son armoire qu'elle ouvre. « Je peux pas le laisser mourir seule Eryn... »

En quelques instants à peine, la voilà vêtu de son habit du triumvirat. Le choix n'était pas anodin. Il serait plus facile de faire pression sur le fils d'Arrû en venant comme représentante de l'ordre. C'était un peu de la triche mais disons qu'Anhesis n'avait plus rien à perdre et préférait mettre toutes les chances de son côté. Alors qu'elle rabat sa large capuche sur son crâne, sa voix s'élève dans un grognement.

« C'est vraiment une soirée de merde. »




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La Main Noire
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  • Posté le Sam 10 Fév - 18:52

    Message n°6343 (5)

« A part ravi, tu voudrais qu’il soit quoi ? » rétorque Eryndal en levant légèrement les yeux au ciel. Daleth n’est peut-être pas un être comme les autres, ni un père d’adoption comme les autres, en revanche son bon sens et le naturel de ses émotions concernant les joies accordées par la vie sont on ne peut plus agréables dans ce monde de fous. Tellement fou que le zabrak se renfrogne en songeant qu’en effet, un peu de calme ne serait pas de refus. Un calme qui arriverait, il l’espère en tout cas, avec le point final de la rébellion. Tournant un œil vers la jeune femme à sa mention du comportement de Raedan, la Main noire se contente de hausser les épaules en pinçant légèrement les lèvres, songeant que de toute manière, il ne risquait plus d’en avoir guère l’occasion, de distribuer des bonbons à une Exécutrice du Triumvirat. S’il y avait une seule chose positive à cette affaire, c’est que la crédibilité d’Anhesis et celle d’Eryndal cesseraient d’en prendre un coup à chaque réunion.

Expirant un léger soupir satisfait alors que sa fiancée s’approche de son visage pour lui donner ce bisou tant mérité, c’est avec fougue qu’il lui rend son baiser, les lèvres brûlantes de cet amour qui les lie depuis toutes ces années et qui n’a cessé de grandir un peu plus jour après jour, épreuve après épreuve, joie après joie. « J’aime mieux ça. », laisse-t-il échapper avec un petit sourire lascif qui se dessine sur son visage. Sourire qui finit par se briser au moment où la sonnerie d’un holocom retentit. Et ce n’est même pas le sien, en plus. Les paupières du zabrak se plissent de frustration tandis qu’une grimace tord ses lèvres : allons bon, il ne manquait plus qu’un appel du Triumvirat, les seuls habitués de la ligne d’Anhesis en dehors de lui. Mais bien vite, il se rend à l’évidence que ce ne sont pas ses cinglés du slip préférés. Le docteur Mensis ? Mais qu’est-ce que c’est que cette histoire ? Le zabrak hausse un sourcil suspicieux en écoutant la conversation, s’étonne que ce vieil Arrû ait tenu à faire prévenir Anhesis en cas d’urgence et pas le Seigneur noir… quoiqu’il ne veuille sans doutes pas le déranger dans ses derniers instants et de toute manière, il y a fort à parier que Daleth serait rapidement mis au courant.

C’est dans un soupir que le zabrak se laisse retomber sur ses coudes, fermant les yeux pendant un court instant, ce moment fugace où il voit parfaitement sa soirée qui lui échappe et où il va résolument dormir sur la béquille… « Oui, bien sûr. », lâche-t-il dans un souffle quand elle lui demande de l’accompagner. Anhesis sans Eryndal ne serait pas Anhesis et inversement… Et puis il n’allait certainement pas la laisser se balader toute seule dans cet état, d’autant plus quand il s’agit de dire au-revoir à quelqu’un. Fixant le plafond du regard, il a l’air de réfléchir un instant aux intention de la jeune femme avant de se lever à son tour pour se vêtir de sa tenue de la journée, prenant son nouveau manteau tout neuf – il avait encore dû en changer après sa mission avec Saevus – et réglant les questions de logistique qui s’appellent trouver l’adresse du fils d’Arrû. « Les bons samaritains sont de sortie. », réplique-t-il en tendant la main vers la poignée de son sabre-laser qui vient alors à lui. Soirée de merde… « Je ne te le fais pas dire. » On ne pouvait guère dire mieux.

Un peu plus tard, après leur voyage jusqu’à l’adresse indiquée par les registres administratifs sur le réseau, les voilà qui débarquent face à un immeuble à l’architecture élégante du quartier des vieilles pierres. L’appartement en question occupe le dernier étage et offre certainement une vue magnifique sur le reste du district, de la ville et surtout de la pyramide. Devant la porte, Eryndal s’occupe de faire annoncer leur arrivée plutôt surprenante et impromptue, et quelques instants après, l’entrée s’ouvre sur un Sith à peine plus âgé qu’eux, la quarantaine passée, le même regard que son père et les cheveux qui commencent à se parer de poivre et sel. Lord Knossos en personne, dont les yeux se posent d’abord sur la silhouette massive bien qu’en arrière-plan d’Eryndal, puis sur celle d’Anhesis. Il ne sait qui est la personne qu’il s’attendait le moins à voir en cette soirée et la surprise ainsi que la méfiance se lisent clairement sur son visage. « Seigneur Main ? Et… Exécutrice Canem ? » Jusqu’aux dernières nouvelles, celle-ci avait été condamnée à la prison pour tentative de meurtre sur la Main noire… Les choses commencent à ne plus tourner rond dans cette ville. Sous le bras qui retient la porte, une petite silhouette approche, grands yeux bleus curieux encore dénués de la corruption du Côté obscur. La petite dernière de la famille, la seule de la fratrie à devenir Sith un jour… « Que me vaut l’honneur de votre visite tardive ? » demande poliment Knossos sans pour autant leur ouvrir grand la porte.





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  • Posté le Dim 11 Fév - 16:43

    Message n°6383 (6)

Un silence de plomb s'était installé entre le couple, occupant l'espace comme une gangrène. Anhesis avait refusé d'ouvrir la bouche depuis leur départ et bien que la présence d'Eryndal était censée faciliter la chose, la jeune femme appréhendait. La mort imminente d'Arrû lui fendait le cœur, cet homme avait prit soin d'elle dans la mesure de ses moyens sans même rien attendre en retour, ou presque. Elle n'avait pas donné les détails au Zabrak, avait à peine mentionné le sujet depuis son retour mais l'exécutrice ne s'attendait à pas ce que le vieux Lord parte si vite. Pas maintenant. Elle observe la ville bien plus calme depuis le début de soirée, laissant le moteur de la motojet briser ce silence entre eux jusqu'à ce que Eryndal ne gare le véhicule. Sous ses yeux c'est un imposant bâtiment qui domine. Un bel endroit, assurément réservé à une élite mineure de Maloran. Toujours pas un mot mais lorsque le duo se pointe devant la porte d'entrée et qu'un quarantenaire leur ouvre, Anhesis soupir longuement sous sa capuche. Elle n'avait jamais été doué avec les gens, ni avec les mots. Devoir annoncé à un fils que son père allait mourir n'était pas une tâche aisée, devoir faire en sorte que leur différend soit mis de côté pour leur permettre de passer ce dernier moment ensemble, était tout autant compliqué.

« Bonsoir, Lord Knossos. »

Murmure Anhesis, consciente que la colossale stature du Zabrak derrière elle avait de quoi amener à se questionner. Il n'était jamais bon pour personne quand un exécuteur venait frapper à une porte, mais le voir accompagner du grand patron, c'était pire. Toujours pire. Et extrêmement rare. Anhesis glisse un regard en biais vers la minuscule silhouette qui se glisse sous le bras de son père, ce regard curieux qui se porte sur elle. Bientôt, eux aussi auraient une petite chose comme ça à protéger. La pensée lui noue l'estomac.

« Navré de vous déranger à une heure si tardive, Lord Knossos. Rassurez-vous, notre présence n'est pas là à bute judiciaire. »


La sauvage tente tant bien que mal de rassurer ce père de famille mais la méfiance transpire par tous les pores de la peau de cet homme, sans doute à juste titre. Anhesis soupir, glissant ses mains sous sa capuche et la fait doucement basculer en arrière, libérant sa chevelure et offrant la vision de son visage. Elle se met à découvert, espérant ainsi rassurer Knossos.

« Vous... N'êtes sans savoir que j'ai récemment été incarcéré à la prison de Maloran. Sans doute vous demandez-vous pourquoi je me trouve devant votre porte en compagnie de l'homme que j'ai soi-disant tenter de tuer. » Elle désigne le Zabrak d'un geste du pouce par-dessus son épaule. « Ce n'était que dans le cadre d'une enquête. » Soupir. « Je vais tâcher de faire au plus vite pour ne pas vous imposer ma présence à vous et votre famille... Je suis là parce que cela concerne votre père, Lord Arrû. »

Anhesis retient son souffle un instant. Knossos doit sans doute s'imaginer qu'Arrû a encore fauté, sans doute éprouve-t-il encore plus d'animosité à son égard. Tristesse. C'est pourquoi Anhesis se justifie immédiatement.

« Votre père... M'a été d'un grand soutient durant mon enquête et... euh... »
Elle secoue doucement la tête, cherchant ses mots. « Votre père m'a protégé et... Il m'a aidé... Il a veillé sur moi et grâce à son aide j'ai... Pût venir à bout de mon enquête. »

Assez de ces formalités. Anhesis voudrait simplement pouvoir dire les choses comme elles sont. Elle pivote le visage, observant Eryndal un instant avant de fixer à nouveau le sith qui ne semble pas prêt à les laisser entrer.

« Lord Knossos... Je suis ici pour vous dire que votre père est à l’hôpital en ce moment même. Il est mourant et ne passera probablement pas la nuit. » Déglutition difficile. « Le dernier souhait de votre père est de passer ces derniers instants en compagnie de son fils, de sa famille. Je suis ici pour vous convaincre de... » Pause. « De lui faire vos adieux et de lui permettre de voir ses petits-enfants avant qu'il ne nous quitte... »




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  • Posté le Ven 16 Fév - 9:37

    Message n°6545 (7)

Observant cette silhouette qui se dessine dans l’encadrement de la porte du haut de sa stature pour le moins impressionnante, le zabrak restant en retrait ne peut que se contenter de croiser les bras sur son torse pour patienter. Arborant un visage qu’il croit plutôt neutre, en réalité Eryndal a l’air bien maussade, voire même complètement blasé sans le vouloir. La faute à cette soirée de merde, en définitive. L’accueil absolument chaleureux de Knossos aurait de quoi lui faire lever les yeux au ciel, parce qu’ils étaient venus pour lui passer les menottes ils ne se seraient certainement pas donné la peine de frapper avant d’entrer… Laissant Anhesis conduire la danse des négociations, son regard de braise finit par se poser sur la gamine qui les observe d’un peu plus loin. Une petite chose innocente qui ne doit pas trop comprendre qui sont ces deux visiteurs un peu étranges.

De son côté, face aux explications un peu maladroites d’Anhesis, le Lord plisse légèrement les paupières. Avec toutes ces histoires, les déclarations officielles, les missions menées dans le secret, les contre-déclarations, c’était à n’y plus rien comprendre. Et puis surtout, au début, ça n’a fichtrement aucun rapport avec leur arrivée. Mais, quand on aborde enfin le vif du sujet, à savoir le vieux Lord Arrû, la posture de Knossos se braque imperceptiblement. Qu’est-ce qu’il avait encore fait, le vieux ? Haussant un sourcil à mesure que l’Exécutrice développe davantage, ses lèvres se pincent légèrement par un agacement certain. Arrû l’aurait aidée ? Alors maintenant on le prenait pour un héros, ou quoi ? « Vous avez bien de la chance. », rétorque-t-il d’une voix pleine de venin. Parce que pour son propre fils, il n’a jamais été là. Arrû ne l’avait jamais protégé, ni aidé, ni veillé sur lui et au moment où Knossos aurait eu le plus besoin de lui et de son soutien, simple môme faisant ses débuts à l’Académie, celui-ci s’est retrouvé en prison avec ses conneries. Et lui s’était retrouvé à devoir affronter les moqueries et le mépris de ses camarades parce que son père était un criminel.

La rancune est toujours aussi tenace dans le cœur de Knossos mais en apprenant que son père était sur son lit de mort, il sent sa mâchoire se serrer et son cœur qui saute un battement. Mourant ? Mais… Il n’est pas si vieux que ça, à peine a-t-il dépassé la soixantaine… Le Sith se renfrogne alors qu’il pose son regard sur la jeune femme. « Me convaincre ? Je lui ai déjà fait mes adieux, il y a très longtemps. Et ensuite je me suis promis de ne plus jamais le revoir. » S’il doit bien y avoir un point commun entre tous les Sith, c’est qu’ils sont pour le moins têtus et que leur faire changer d’avis intentionnellement tient du miracle. A l’évidence, Knossos se fiche bien des dernières volontés de ce père qu’il n’a pas vu depuis une vingtaine d’années, et n’a sûrement pas l’intention de montrer qu’il est désemparé par la nouvelle devant la Main noire et l’Exécutrice. Au loin, dans l’appartement, une voix féminine interpelle Knossos par son prénom. Celui-ci sursaute légèrement et se retourne pour répondre un : « J’arrive ma chérie ! » avant de pivoter une dernière fois vers ses visiteurs. « Si vous voulez bien m’excuser, j’ai une famille dont je dois m’occuper et qui a pu prospérer et être heureuse sans l’aide de Lord Arrû. Merci tout de même de m’avoir prévenu, vous n’étiez pas obligés de vous donner cette peine. », conclut-il avant de pousser la porte dans l’optique de la refermer.

Mais c’est sans compter sur la patience du zabrak qui a été mise à rude épreuve ce soir et qui s’est lentement effilochée jusqu’à ce qu’il n’en reste plus rien. Dans un feulement agacé, il se glisse à côté d’Anhesis pour coincer sa botte contre la porte avant qu’elle ne leur claque au nez. « Non mais vous vous êtes entendu déjà ? On parle de votre père qui est en train de crever, bordel ! Vous pourriez au moins avoir un minimum de respect à celui qui vous a donné la vie et qui s’est fait chier à se terrer en prison le restant de ses jours pour honorer la promesse qu’il vous a faite. Il était peut-être pas le type le plus parfait de Maloran mais certains n’ont même pas pu connaître leur père, alors maintenant vous allez arrêter de raisonner avec votre rancune de gosse et grandir un peu. Vous croyez que ça nous amuse de faire du porte à porte à cette heure ?! » La tirade a au moins le mérite de figer Knossos sur place. Et la Main noire n’en a pas terminé. « Alors maintenant, vous allez prendre vos marmots et votre gentille femme et filer plus vite que ça à l’hôpital, c’est clair ? Sinon je vous y amène moi-même par la raie des fesses. » La menace a de quoi être on ne peut plus claire et frapper les esprits.

Knossos a en tout cas l’air d’y réfléchir avec un peu plus d’entrain au point où il finit par rouvrir la porte, et avec hésitation, les invite à entrer. « Je vais en parler avec mon épouse. », dit-il sombrement avant de pivoter et de leur indiquer d’un geste la voie vers le séjour tout en disparaissant au détour d’un couloir. Les éclats amortis et incompréhensibles d’une discussion finissent par leur parvenir et tandis que le zabrak resté debout observe les lieux du coin de l’œil, au bout de la pièce, ce sont trois têtes d’enfant et d’adolescents qui dépassent pour observer les visiteurs.





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  • Posté le Mar 27 Fév - 16:38

    Message n°7138 (8)

Le dégoût de Knossos envers son père est palpable. Il a la haine viscérale et la rancune tenace. C'est sans surprise qu'Anhesis observe le Lord qui tente de leur fermer la porte au nez, un comportement vu venir à des kilomètres. En revanche, le comportement du Zabrak arrache un sursaut de surprise à sa compagne quand celui-ci bloque la porte avec son pied avant de passer ses nerfs sur le Lord sans aucune forme de ménagement. Anhesis se sent pâlir en observant Eryndal qui ruine un peu plus ses chances d'accorder à Arrû, son seul et unique désir : celui de revoir sa famille.

« Assez ! »


Siffle Anhesis en plaquant une main sur le buste large et musculeux de son fiancé et le force à reculer d'un pas. Bon sang, elle comprenait qu'il soit sur les nerfs, qu'il n'apprécie pas les paroles du Lord mais s'énerver ainsi n'apporterait rien de bon. Ou peut-être que si, vu que Knossos les laissa finalement entrer avant de prétexter devoir prendre congé auprès de sa compagne pour avoir son avis sur la situation. Méfiante, la chienne laisse son regard passé d'Eryndal au Lord puis entre lentement dans l'appartement, observant les lieux puis observe les enfants qui restent cloîtrés dans un coin, hésitant à venir à leur rencontre. Anhesis ne leur prête pas plus d'attention que cela, se tournant vers Eryndal qu'elle observe froidement en croisant les bras sur sa poitrine. Elle profite de l'absence du Lord pour rappeler bien vite à son compère, la raison de leur présence.

« Je te remercie de t'investir, mais j'aimerais que tu te contente de me soutenir, Eryn. » Elle secoue la tête, haussant les épaules. « Maitrise ta colère, ou bien Arrû va mourir dans la solitude. »

Que dire de plus ? Eryndal avait déjà résumé beaucoup dans sa colère en crachant sa bile au nez de Cnossos.

« Lord Knossos te semble peut-être dur mais nous venons aussi de lui annoncer la mort imminente de son père... Laisse-lui le temps d'accuser le choc Eryn, dans peu de temps il réalisera que la haine n'est pas son seul fardeau. »


Car pour en vouloir autant à son père, c'est qu'il devait l'aimer bien plus fort qu'il voulût l'admettre. Il n'était pas juste question de déshonneur mais bien qu'un fils qui s'était senti trahit quand sa seule figure paternelle avait été écrasé. Elle avait appris à ses dépens que certains sentiments cachaient parfois des choses plus profondes, plus complexes. L'ironie voulait d'ailleurs que sa propre haine tournée vers Eryndal pendant de longues années, n'étaient dus qu'à ce même sentiment d'abandon, force d'avoir à subir un sentiment d'amour trop lourd à porter. Quand le Lord finit enfin par réapparaitre, l'exécutrice décroise les bras et pivote vers lui.

« Lord Knossos, avant que vous ne nous donniez une réponse... J'aimerais vous parler encore de votre père. » Elle soupir. « J'ai bien compris que vous souffriez à cause de son erreur, mais sachez qu'il a fait tout ce qu'il pouvait pour la réparer. J'en suis la première témoin et je ferais savoir à tout Maloran combien votre père a été courageux. » Pâle sourire. « J'espère que vous prenez conscience qu'en ayant lutté contre cette rébellion, votre père a sauvé d’innombrable vie dans cette ville... Dont très probablement la vôtre, celle de votre femme et de vos trois enfants. » Silence, puis elle reprend. « Malgré son enfermement et sa santé défaillante, il a été courageux, Lord Knossos. Votre père a été digne de vous et je ne serais pas la seule à le dire... Notre souverain bien aimé sait parfaitement que votre père lui est resté fidèle et loyal jusqu'au bout et qu'il a tout donné pour me venir en aide... »

Son regard s'attarde un instant sur le Zabrak avant qu'elle ne se rapproche de lui, venant glisser une main dans la sienne qu'elle serre tendrement, entrelaçant ses doigts aux siens. Anhesis dévoile leurs relations sans même une once de gêne, se fichant des conséquences.

« En fait il nous est venu en aide à tous les deux... » Nouveau sourire. « Votre père l'ignore mais... Je suis enceinte, Lord Knossos. Et en veillant à mon bien-être, il sauvait mon bébé d'une mort certaine. Alors je vous en pris... Je sais que vous avez souffert mais revoyez votre jugement sur votre père. Il a trouvé la force pour se montrer digne de vous, pour obtenir sa rédemption... Faites en sorte que ces efforts ne soient pas faits en vain. Laissez le regarder une dernière fois la chose pour laquelle il s'est battu farouchement... Vous et vos enfants. Car je vous l'assure Lord Knossos, que votre père n'a jamais voulu que cela, vous revoir une dernière parce que vous êtes ce qu'il a de plus précieux. »




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  • Posté le Mer 28 Fév - 2:03

    Message n°7165 (9)

C’est un regard brûlant qu’il pose sur sa compagne alors qu’elle ose l’interrompre. Sentant sa mâchoire se serrer, Eryndal lâche un feulement agacé en entrant à la suite du Lord qui s’est alors immédiatement éclipsé. Observant le décor, il rétorque froidement : « Quand je suis en colère, je ne me contente pas des mots. » Mais le Sith avait eu besoin d’un véritable électrochoc pour se bouger les miches. « Tu sais au moins qui c’est ? Knossos est l’un des Lords les plus importants de la sphère de la justice. C’est lui qui a longtemps siégé à la présidence du palais de justice, et maintenant il gère une grande partie de l’organisation des forces de l’ordre. Il n’est pas arrivé à ce niveau par hasard et après des années à entendre des montagnes d’excuses bidons, ce n’est certainement pas sur son palier qu’on va le convaincre de quoi que ce soit. Knossos est un mec têtu qui ne lâche pas l’affaire, au boulot comme dans la vie. » D’un pas feutré, il s’avance vers des étagères pour parcourir du regard les titres d’hololivres qui sont stockés là. « Pendant que vous vous amusez à perdre votre temps à débattre de qui a raison, moi, j’agis. Arrû est justement en train de vivre ses derniers instants. Son fils avait besoin d’être secoué pour réaliser pleinement la situation et se rendra compte par lui-même de ses erreurs, sans avoir besoin qu’on lui lise des contes de ménagères. Ce n’est pas de ta bouche qu’il voudra entendre ces histoires. Mais de celle de son père. »

Il se retourne, fait quelques pas en directions de la jeune femme, profitant de l’absence de leur hôte et des enfants qui ont disparu à leurs occupations. « Je ne suis pas un pot de fleurs, ni un passe-droit décoratif, Anhesis. J’ai parfaitement compris l’urgence de la situation. Et par-dessous tout, j’en sais assez sur notre bonhomme pour le cerner. J’ai fait ce qu’il fallait, alors si ça ne te plait pas, la prochaine fois, tu te débrouilleras sans moi. » Observant Anhesis avec sévérité pendant plusieurs secondes, il finit par la contourner en apercevant la petite silhouette de la gamine qui s’est approchée timidement, une tunique noire toute neuve dans les mains. Haussant un sourcil, Eryndal la considère de la tête aux pieds, les pouces calés dans sa ceinture. Elle semble déglutir avant de se décider à avancer et à tendre un feutre rouge dans la direction du zabrak. « Dites, m’sieur la Main noire… est-ce que je pourrais avoir un autographe ? » Restant d’abord interdit, ne s’attendant plus à ce genre de demande au vu des derniers événements de la soirée, le visage d’Eryndal finit par se fendre d’un petit sourire alors qu’il s’accroupit devant la jeune fille pour prendre la tunique qu’elle lui tend ainsi que le feutre. Apposant sa signature dans le dos du vêtement, il s’autorise la fantaisie de dessiner, sur l’avant, parce que le feutre rouge s’y prête bien, le schéma facilement reconnaissable de ses tatouages. Occupé à ça sous le regard miroitant de la gamine au moment où Knossos revient, il ne peut s’empêcher de lever légèrement les yeux au ciel alors qu’Anhesis s’entête à perdre du temps. Arrû est mourant ou pas ? Faudrait savoir.

Se retournant légèrement, le Darth aperçoit alors l’épouse de Knossos qui s’est jointe au groupe. Elle lui envoie un discret signe de bienvenue, rendu par un sourire quelque peu fatigué. La petite dame en question, à la chevelure flamboyante, travaille fréquemment avec les services de la Main noire. Une personne tout aussi compétente que son mari, si ce n’est bien plus bienveillante et apportant son rire et sa fraicheur partout où elle se rend. Rendant la tunique à la petite fille qui étouffe un cri de joie, il ne peut s’empêcher de demander : « C’est pour l’académie, hein ? Tu t’y sens bien, là-bas ? » La jeune fille le contemple de ses grands yeux avant d’acquiescer timidement et de lui murmurer à l’oreille d’un ton malicieux : « Les autres seront verts de rage. » Oui, évidemment. « Cool. », glisse-t-il en se relevant, peu avant qu’Anhesis revienne le chercher.

De son côté, Knossos avec sa femme au bras, observe l’Exécutrice avec plus de patience déjà que tout à l’heure. Ce n’est pas dit pour autant qu’il est enthousiasmé par le discours. La pilule du décès imminent est déjà lourde à avaler, le résumé de ses exploits n’est pas vraiment qu’il voudrait entendre. Pas maintenant, en tout cas. Le visage toujours aussi fermé, c’est finalement sa femme qui vient à sa rescousse : « Nous allons de ce pas à l’hôpital, Lord Canem. Les promesses de la Main noire sont toujours à prendre au sérieux, n’est-ce pas mon époux ? Va dire aux enfants de se préparer. », lui conseille-t-elle en lui massant la nuque tendrement, le suivant du regard alors qu’il va pour expliquer la situation aux siens. Pendant ce temps, la jeune femme reporte son attention sur Anhesis et sourit. « Je lui ai toujours dit qu’il se montrait dur envers son père et envers lui-même. Mais ça va aller, maintenant, je m’occupe de lui et même s’il change d’avis en cours de route, je le trainerai de force jusqu’à Lord Arrû. Ils auront sans doutes beaucoup de choses à se dire. » Elle propose de les raccompagner, et sur le chemin, elle se saisit de son manteau, l’ajustant tout en ajoutant : « Vous aussi, vous devriez aller lui rendre visite. Pour lui dire toutes ces choses, avant notre arrivée. »





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  • Posté le Dim 11 Mar - 22:12

    Message n°7751 (10)

Pourquoi fallait-il toujours que les choses prennent une tournure aussi salée ? Sans surprise, Eryndal tâche de remettre sa compagne à sa place ce qui n'est pas pour lui plaire. La femme lui lance un regard assassin, croisant les bras sur sa menue poitrine alors qu'elle écoute les explications du Zabrak qui semble encore plus à bout de nerfs qu'elle.

« Super, tu as l'air de bien connaître ton sujet... Mais je te signale que c'est à mon fiancé que j'ai demandé du soutien et non pas à mon patron. Garde tes dossiers fermés et essaye d'être un poil plus cordial. Il y a l'art et la manière de faire les choses Eryndal... »
Elle soupir, secouant la tête. « J'en reviens pas que ce soit moi qui te fasse cette morale... Le cerbère qui dit à son maître de ne pas grogner, on aura tout vu. »

Le silence retombe. Disons plutôt que leur échange enflammé prend fin quand la cadette de Knossos fait irruption, dévoilant son adoration envers la main noire qui s'empresse de lui faire son stupide autographe. Anhesis a une boule au ventre alors qu'elle le regard gribouiller sur la tunique. Est-ce de la jalousie ? Sans doute... Mais dans ce cas, envers qui ? Cette enfant qui attire la sympathie de son compagnon ou bien jalouse-t-elle Eryndal qui comme à son habitude, arrive à s'attirer les idolâtries des citoyens ? Anhesis s'enferme un peu plus dans le silence, visiblement boudeuse face à la situation .. Amère, même. Elle ne bronche plus, se contentant de faire preuve de patience quand enfin Knossos et sa femme font irruption.

« Madame. »

Salut humblement Anhesis en décroisant les bras et baisse le regard pour fixer ses pieds nus. Son regard se glisse en biais vers Eryndal qu'elle fixe avec ce même air grognon puis rabat sa capuche sur son crâne, cachant son visage sous l'ombre projeté par le tissu épais.

« Lord Knossos n'a pas à se justifier, et vous de même madame. » Murmure Anhesis face aux excuses de l'épouse. « Nous ne sommes pas là pour juger votre époux mais pour permettre à un vieil homme d'accéder à ses dernières volontés et laisser à son fils le droit de voir son père une dernière fois. »

Et la voilà qui s'enferme à nouveau dans un silence pesant alors que la femme de Knossos, si douce et lumineuse, l'invite à se rendre au chevet d'Arrû. Oui, elle y comptait bien, elle avait aussi des adieux à faire et des remerciements à offrir au vieillard mourant. Anhesis se contente de hocher la tête, pivotant sur elle-même avant de prendre la sortie de l'appartement, ignorant le reste de la petite famille et se contente de rejoindre le transport d'Eryndal devant le bâtiment.

De nuit, l’hôpital lui semble sinistre malgré ses larges murs blancs. Sans doute parce que les lieux sont moins animés qu'en journée ou bien parce que le personnel de nuit donne l'étrange sensation d'être moins accueillant. La sinistre créature est arrivée avec son fiancé quelques instants avant Knossos et Anhesis a immédiatement rejoint la petite chambre où le Lord comate doucement, peinant à rester éveiller. Ce n'est pas juste l'heure tardive, c'est surtout son état. Il y a dans la pièce, comme un relent de mort, une légère odeur qui trahit la santé abominable du pauvre homme. Seule une lampe de chevet éclaire tout juste la pièce, projetant des jeux ombres et de lumière sur la silhouette cadavérique d'Arrû dont la respiration est régulière, lente, entretenue par un masque respiratoire. La colère d'Anhesis a totalement disparu et c'est un regard attristé qu'elle tourne vers Eryndal, ses doigts effleurant les siens. Ils avaient beau râler, se disputer comme des chiffonniers, elle ne pouvait décidément pas se passer de lui. Sans un mot elle s'approche du lit, retirant sa capuche avant d'adresser un sourire au vieux Lord.

« Grand-père... » Anhesis observant rapidement la table avec l'échiquier. « Si j'avais sû, je serais venue avant... » Elle sourit tristement, tendant une main vers Eryndal. « Grand-père ? Laisse-moi te présenter Eryndal... Tu le connais déjà, hein . Mais on avait quelque chose à te dire... » Elle hésite, posant son séant sur le bord du lit et déglutit. « On voulait... te dire merci... Quand tu as prit soin de moi... tu as pris soin de quelqu'un d'autre. Tu ne le savais pas, moi non plus mais... j'attends un bébé. » Elle jette un regard larmoyant vers le Zabrak. « Le bébé d'Eryndal. »




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  • Posté le Mar 13 Mar - 13:32

    Message n°7828 (11)

Le fiancé et non le patron. L’expression aurait eu de quoi le faire ricaner s’il n’avait été alors occupé et il se contente donc de hausser les épaules avec dédain. Différencier la Main noire du zabrak, c’est comme tenter d’enlever son masque à Daleth, de l’imaginer autrement qu’avec son manteau et cette absence de visage : l’un ne va plus sans l’autre, l’un est devenu l’autre. Eryndal est la Main noire avant tout autre chose, non pas par orgueil de ce titre, bien au contraire, ou parce qu’il ne cesse jamais de travailler ; il s’est laissé prendre par ce rôle, par ce que cela incombe, jusqu’à ne plus pouvoir s’en départir. Sans doutes pourrait-on dire que deux ans ne suffisent pas à cela, mais au fond, ne soyons pas dupes : on l’avait préparé sans même qu’il s’en rende compte un seul instant depuis de nombreuses années déjà. Il n’est pas étonnant que la fonction puisse être laissée vacante, si tant est qu’il s’agisse d’une fonction à l’image des Darth qui, une fois leur paperasse terminée peuvent à loisir s’en retourner à autre chose… c’est davantage une façon d’être, de vivre, d’exister, avant d’être un métier.

Mais, de ces états d’âme, de ces considérations, il n’avait personne pour en parler en dehors du Seigneur noir. Qui aurait pu comprendre, de toute façon ? Etre la Main noire, ça ne s’apprend pas, ça ne s’explique pas, on se contente d’avancer sur un filin tendu au-dessus d’un abime, avec dans une main la loyauté indéfectible, et dans l’autre une vision de l’horizon, un horizon où Maloran n’est plus le cœur de toutes les préoccupations, mais le sort de la galaxie modelée d’après les visions de Daleth. Et avec ces poids, tenir le cap pour garder cette vision à l’esprit mais aussi la rappeler au Seigneur noir lui-même si cela devenait nécessaire. Le garde-fou et le rempart. L’élève discret et l’épaule de soutien. Il n’y avait pas de formation pour cela, il n’y avait pas de cours, pas d’épreuves, pas de sélections pour se forger ainsi. C’était un chemin à explorer, à parcourir, à construire. Seul. Un cheminement de soi qui n’est pas guidé par la convoitise ni l’ambition, mais qui prend du temps et murit, jusqu’à éclore pour recevoir une distinction que l’on ne voit pas venir.

Une initiation qui se forge d’elle-même, radicalement différente de l’apprentissage à l’Académie, des épreuves des Lords ou même de la pensée du Triumvirat. Un parcours qui reflète celui de Daleth non pas pour le comprendre lui, mais pour comprendre le monde. Et par-dessus tout, la Force. La paperasse, les missions, les autographes, ne sont que la surface qui cache le véritable cœur du devoir de la Main noire. Un devoir qui lui colle à la peau et qui ne s’explique pas avec des mots ; un devoir qui s’est greffé à son caractère jusqu’à en intensifier certains traits, parfois de manière plutôt évidente.

C’est dans un soupir étouffé par la vitesse de la motojet qu’il songe à tout cela. Quand l’hôpital se fout de la charité en venant lui reprocher d’être ce qu’il est… Et en parlant d’hôpital… A mesure que ses pas claquent dans les couloirs sombres et silencieux, le zabrak ne peut s’empêcher de se renfrogner à cause de l’odeur d’antiseptique qui règne ici, et du son des machines palliatives qui semblent marquer un compte à rebours bien macabre. Il n’y a rien de pire, en cet endroit, que l’aile pour les patients en fin de vie. Les cas désespérés. Alors qu’il s’adosse de côté à la porte de la chambre en croisant les bras tout en observant l’endroit, ce qui le frappe immédiatement, le cornu, c’est la présence de ce plateau d’échecs où des pièces semblent se battre dans un duel acharné. Pour avoir côtoyé indirectement Arrû pendant les longues parties menées par Daleth qui discutait en même temps avec Eryndal, il ne peut s’empêcher d’esquisser un fin sourire. Au final, même si sa famille avait refusé de venir, le vieux ne serait pas mort malheureux. Ni seul.

« Bonsoir, Arrû. », dit-il en trouvant une place contre le mur où est également installé le lit. Les yeux de braise du Darth se posent sur le vieil homme bien mal en point mais dont le regard parvient à s’éclairer en apercevant ses deux visiteurs du soir. Arrû porte alors la main à son masque respiratoire, l’ôte pour libérer ses lèvres et parler de sa voix claire quoique plus faible qu’à l’accoutumée. « Qui ne le connaît pas ? », rétorque-t-il aux présentations d’Anhesis. Un sourire nait sur ses lèvres pâles à la révélation de la jeune femme. Un sourire rêveur qui contraste avec la tristesse de la jeune femme. « Une vie s’achève quand une autre commence. C’est une belle nouvelle… Je suis content… de vous voir là. », réussit-il à articuler avant d’avoir besoin de l’aide respiratoire.

A cet instant, la porte de la chambre s’ouvre en grinçant doucement sur une silhouette drapée de noir tenant à sa main une tasse de thé d’où dépasse une paille. Les reflets d’un masque miroitant trahissent rapidement l’identité de cet autre visiteur, et Daleth n’esquisse aucun geste de surprise en découvrant le zabrak et sa compagne. « Ah, si j’avais su, j’aurais apporté une autre tasse et un café. », lâche-t-il d’un ton sarcastique en s’installant près de la table avec l’échiquier, observant les pièces avant de choisir d’en déplacer une. « Echec au roi, mon cher ami. » Laissant à Arrû le loisir de réfléchir à sa stratégie, le Seigneur noir sirote son thé comme s’il s’agissait d’un rendez-vous habituel entre vieux amis et non leurs adieux. Un petit gloussement s’échappe des lèvres du vieil homme et secoue ses épaules fragiles, tandis qu’il déplace sa tour face au roi adverse et déclare avec un ton solennel : « Echec et mat, mon bon Seigneur. Echec et mat. » Daleth lève les mains, vaincu, pas surpris et pas mauvais joueur, pour une fois. « Me voilà comblé, je peux partir en paix pour avoir vaincu le Seigneur noir à son jeu préféré. », glisse Arrû avec un petit rire qui finit rapidement par se transformer en quinte de toux qui affole les appareils de mesure. Et, sans pouvoir s’en empêcher, le zabrak, lui, jette un coup d’œil à Daleth en songeant que ça ne l’étonnerait pas qu’il l’ait laissé gagner exprès.





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  • Posté le Mar 20 Mar - 17:16

    Message n°8144 (12)

Oui, qui ne connaît pas la main noire. Mais Anhesis avait toujours ce réflexe de le présenter, toujours avec ce même sourire niais, cette insouciance de la jeune femme pleinement amoureuse et surtout, elle adorait rappeler que c'était elle qu'Eryndal aimait. Sans doute l'un des faits les plus authentiques et fabuleux de sa triste vie. Mais qu'y pouvait-elle ? Sa fierté était aussi large qu'Eryndal était grand et il était parfois dur de le cacher. Assise au bord du lit, Anhesis observe le mourant qui sourit malgré sa condition, visiblement ravie d'apprendre la nouvelle qu'elle lui annonce. La chienne vient à sourire à son tour, plus tristement cependant, elle ne se fait pas à l'idée que son ami va mourir d'ici peu, qu'il ne deviendra plus qu'un énième fantôme de sa vie. Une mort de plus, une mort de trop.

« Et tu ne seras pas là pour voir mon bébé grandir... »


Susurre tristement Anhesis dont le regard s'humidifie au fur et à mesure qu'elle fixe Arrû. La tristesse l'étouffe, la rend malade alors qu'elle déglutit, tentant de retenir ses larmes. Sa main se glisse dans celle du vieil homme, le cœur palpitant de douleur.

« Mais je ne suis pas venu juste pour te parler de mon bébé... Grand-père, j'ai tenu ma promesse. »
Soufflet-elle en soutenant son regard. « Ton fils va arriver d'une seconde à l'autre... Il va passer cette porte, là... » Désigne-t-elle de sa main libre. « Il sera avec sa femme... Et leurs trois enfants. Ils viennent tous pour toi, pour te voir et te dire au revoir. »

La bouche de la femme se met à trembler, se tord alors qu'un flot de larmes jaillies de ses yeux comme une fontaine, inondant son visage au teint cireux. Au même instant, une présence fait son entrée, une présence qu'Anhesis n'imaginait pas voir ici. Elle se lève du lit, perplexe et passe une main sur ses joues humides.

« Papa... Pourquoi tu es là ? »

Perdu, elle observe le seigneur noir et Arrû qui échange quelques paroles comme de vieux compères, visiblement ravie de pouvoir partager une dernière partie ensemble. Anhesis porte son regard larmoyant sur Eryndal puis revient du Daleth, sanglotant tristement.

« Pa...pa...»

Et elle craque pour de bon. Anhesis contourne le lit, se jetant contre le buste du seigneur des sith, entourant ses hanches de ses bras pour venir pleurer à chaudes larmes tout contre lui. Il faut quelques secondes à l'exécutrice pour se ressaisir et s'écarter de ce pauvre Daleth mouillé par les larmes de son enfant. La femme recule, reniflant et essuie une fois encore ses larmes, ses doigts tremblants sous l'émotion.

« Je savais pas que vous vous connaissiez... »
Elle soupir. « Je comprends pourquoi grand-père s'est occupé de moi... c'est parce que tu lui as demandé, hein ?»

Une lueur de déception traverse le regard sombre de la femme qui détourne le visage. Elle se trompait évidemment, Arrû avait agi de son propre chef mais elle l'ignorait. Anhesis s'approche d'Eryndal, glissant sa main dans la sienne et observe Arrû tristement.

« Merci tout de même de ce que tu as fait pour moi, grand-père... Je t'oublierai jamais. »
Elle fixe le Zabrak et murmure. « On devrait partir, sa famille va arriver et... je serais sans doute de trop. » Elle était toujours de trop, quoi qu'il arrive.




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La Main Noire
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  • Posté le Dim 25 Mar - 11:29

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Les doigts d’Arrû se serrent autour de ceux de la jeune femme alors que les larmes lui montent aux yeux. Sans se départir de son sourire qui se fait plus rassurant, il la fixe de ses grands yeux clairs, devenus plus alertes avec la visite dont on le gratifie. « La Force est pleine de surprises, mon petit… » Qui aurait pu le détromper dans cette pièce, quand l’enfance du zabrak et d’Anhesis avait été bercée par les phases de possession de Sayla par un esprit Sith ? Qui sait ce qui arrivait réellement à l’issue de la mort ? Si les Sith possédaient leur propre credo, aucune philosophie ne traitait vraiment le sujet et il n’aurait été alors guère étonnant que le vieux Lord ajoute : il n’y a pas de mort, il y a la Force. Peut-être le pense-t-il très fort. Sans doute le seul point qui fasse preuve de véritable sagesse dans la pensée des Jedi.

Mais le vieil homme ne s’engouffre pas dans des considérations métaphysiques en apprenant la venue de sa famille, cette famille qu’il n’avait pu voir s’agrandir ni évoluer. Ses yeux s’arrondissent par la surprise avant de rester coi quelques instants. Les appareils de mesure indiquent une accélération de son rythme cardiaque tandis qu’après une longue inspiration durant laquelle il a fermé les paupières, il retire son aide respiratoire d’une main tremblante. « Je suis comblé… » Arrû repose son regard sur Anhesis. « Merci… merci pour tout, Anhesis. »

Quand Daleth arrive comme une fleur et provoque la surprise de la jeune femme, celui-ci hausse doucement les épaules en répliquant à sa question : « C’est malpoli de ne pas dire au-revoir à ses amis. » Les raisons de l’amitié de Daleth et Arrû donnent très probablement lieu à une longue histoire, aussi se contente-t-il de serrer Anhesis dans ses bras quand elle vient sangloter contre son torse. « Allons, allons… Ce n’est pas un adieu, ma chérie. Arrû sera toujours là, quelque part, à veiller sur nous. » Ce n’est pas la foi ni l’espoir qui parlent, mais l’assurance d’expériences vécues, du savoir accumulé, des certitudes acquises au fil d’une longue vie. Penchant le masque sur le côté, le Seigneur noir secoue doucement la tête, sans que l’on puisse voir le doux sourire qui étire alors ses lèvres. Lui, avoir demandé à Arrû de protéger Anhesis ? C’était mal connaître ses principes… « Détrompe-toi, au contraire. Arrû ne savait rien de ta mission ni de ce qui nous lie. Nous avons toujours été d’accord pour ne jamais rien nous demander en service. Mais… j’étais persuadé que vous vous entendriez bien. »

Observant la scène en silence, le regard de braise d’Eryndal passe successivement de Daleth à Arrû, puis d’Arrû à Anhesis. Quelle soirée de merde, doit-il penser en se demandant si un jour il pourra enfin avoir la paix… Juste une soirée où la moitié de la galaxie ne s’effondre pas, serait-ce seulement possible ? Chez les Sith et avec une femme enceinte, apparemment pas. Sentant les doigts d’Anhesis se glisser entre les siens, il hoche doucement la tête à sa demande, lui qui se sent de trop depuis le début, à vrai dire. Suivant les pas de la jeune femme pour sortir, le zabrak s’arrête cependant soudainement, avant de se retourner vers Arrû. Sa mâchoire se desserre enfin pour dérider son visage en un sourire de gratitude. « Merci… Merci pour t’être occupé d’elles. » Ni Anhesis ni Arrû ne comprendront sans doutes la mention de deux personnes et pas d’une seule. Serrant doucement la main du vieil homme de sa main libre, il finit par tourner les talons, sortant à la suite de la jeune femme pour l’enserrer tendrement par la taille une fois dans la cage d’ascenseur.

– SUJET TERMINÉ –





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