Star Wars Ascension


Trop souvent là où on ne l'attend pas — Eryndal

Star Wars Ascension » Au coeur de la Galaxie » La bordure extérieure » Malachor V

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  • Posté le Lun 15 Jan - 20:28

    Message n°4595 (1)

An 517, semaine 5 du mois 7.
Bien que je ne sois plus acolyte depuis pas mal d’années, mon Maître m’invite régulièrement à retourner à l’Académie, où, sans le cacher, je séjourne avec plaisir. L’endroit ne me semble plus aussi terrible qu’autrefois, lorsque je n’avais pas quinze ans et que j’étais entouré d’ennemis. Les acolytes, entre eux, n’ont pas de pitié. J’ai appris à ne pas en avoir en retour. Mais, à vingt ans, je regarde avec un certain amusement ces Sith en devenir, en songeant au fait qu’un bon nombre d’entre eux ne survivront pas à la rivalité exacerbée, nourrie et par le désir de se distinguer, de survivre… et par leurs professeurs.

Nous n’étions plus que deux dans notre dortoir, avant que Lord Davoros me fasse l’honneur de me prendre sous son enseignement. Je n’ai jamais été directement à l’origine de la mort du moindre de mes camarades, mais j’ai fait ce qu’il fallait pour m’en tirer.
Dans les premiers temps de mon passage en tant qu’Apprenti, je me sentais très fier. L’orgueil me donnait un sentiment de supériorité sur ces jeunes ouailles que je jaugeais d’un œil condescendant. Aujourd’hui, je me rappelle avec un peu plus d’acuité les difficultés, les souffrances, les pertes que j’ai enduré. Et quand bien même le zèle excessif et grandiloquent d’une poignée d’enfants, que je croise régulièrement, me prête à sourire, j’éprouve vis-à-vis d’eux une sympathie que je n’étais plus capable de ressentir au terme de ma formation d’acolyte.

J’ai manifestement gagné en sérénité, mais je ne suis pas encore assez sage pour ne pas écouter parfois mon petit orgueil. Ça, je vous le confesse.


— Notes personnelles de Lysander Vadith


C’était la quatrième salle d’entraînement que Vadith ouvrait et dans laquelle il découvrait une masse grouillante de petits acolytes, parfois surveillé par un maître, d’autres fois livrés à eux-mêmes, comme l’étaient ceux devant lui au moment où il s’arrêtait net sur le pas de la porte.
De nombreuses têtes s’étaient tournées vers lui. Certains le regardaient avec curiosité, d’autres avec méfiance. Puis, un petit acolyte du nom de Mirakh, de ce qu’il se rappelait, le reconnut. Avec un enthousiasme qui n’augurait rien de bon, le garçon fit une courbette à son intention.  
« Bonjour, Monsieur Vadith ! Vous tombez bien ! Nous nous entraînions au Shii-Cho.
— Et sans superviseur… ? Répliqua Lysander d’un ton las. La mine déçue, l’enfant répondit :
— C’est pourquoi on utilise des bâtons plutôt que des sabres laser… Mais si vous nous supervisiez, vous ? Nous pourrions mieux progresser et prendre de vrais sabres ! »
Les lueurs enthousiastes dans les yeux de la troupe auraient certainement fait fondre le cœur ronchon d’un wookie.
« Oh oui ! Et ça nous changerait de Lord Vorthak, il ne nous laisse jamais rien faire de vraiment amusant ! » entonna un autre, avant qu’une clameur approbative n’envahisse toute la salle. Certains racontaient déjà avoir déjà vu à l’œuvre le jeune Sith et assuraient qu’il était si agile qu’il paraissait à peine toucher le sol lorsqu’il combattait les autres Apprentis. Aussi, face à toute cette flatterie gonflant à mesure que les enfants se projetaient dans une séance avec quelqu’un d’un peu plus accessible qu’un Lord intransigeant, Vadith roula des yeux et soupira d’une voix grave :
« Non. »
L’instant d’après, la porte se refermait sur son dos, impassible aux mines incrédules des acolytes.

Il n’était pas né de la dernière pluie. Dans son enfance, Vadith avait déjà fait le même coup à un jeune Sith dans l’espoir d’apprendre de lui des choses qu’un Maître n’aurait pas la bêtise d’apprendre à des créatures aussi juvéniles. Ça ne c’était pas très bien terminé. Ni pour une poignée d’élèves lorsque la séance de classe avait tourné à l’incident général, ni pour l’Apprenti qui avait eu la stupidité de prendre la responsabilité de gamins idiots, sans l’aval et le conseil d’un supérieur.
Puis, il n’errait pas dans l’Académie en quête d’une horde d’acolytes pour gonfler son égo. Il avait besoin d’une salle d’entraînement. Et d’une salle vide.
Il n’avait pas d’autres choix. Il allait encore devoir aller à la « Salle de la Main », comme on l’appelait à l’Académie. Avec un peu de chance, celle-ci ne viendrait pas à cette heure matinale, elle devait bien être bien trop occupée. Et puis, la dernière rumeur qu’il avait entendue ne disait-elle pas que la Main du Seigneur Noir était en mission quelque part dans la galaxie, en ce moment ? À moins que ce ne fut la semaine dernière ? Ah, et puis qu’importait.


Cela faisait deux heures que l’Apprenti de Gaben était assis en tailleur au fond de la salle de la Main. Il n’avait presque pas bougé, hormis pour se délasser les jambes par quelques passes au sabre laser contre la sphère d’entraînement qu’il avait allumé, mais le cœur de son entraînement du jour consistait à travailler sa maîtrise de la Force. Plus particulièrement l’étreinte de Force, qu’il ne contrôlait pas aussi bien qu’il le voulait.
Si l’impatience et la colère amenaient parfois Vadith à broyer l’objet qu’il soumettait à la Force plutôt qu’à l’immobiliser, d'autres fois, même une ridicule sphère d’entraînement parvenait à éviter l’emprise qu’il tentait d’avoir sur ses allées et venues. Il fallait reconnaître que l’objet était petit, et d’autant plus difficile à maîtriser que Lysander devait être précis. C’était un bon exercice, s’il ne cédait pas à l’impatience et la colère, et, face au petit robot qui le narguait en fusant dans des directions désordonnées, ce n’était pas une mince affaire.
Son regard rageur suivit la boule voltigeante quand, après avoir tressaillit une trentaine de secondes, elle s’échappa, cogna le plafond et fusa en direction de la porte, à l’instant même où celle-ci s’ouvrait sur une imposante silhouette.
Tout se passa très vite. Dans un mélange de surprise et d’effroi, Vadith eut le réflexe de tendre la main pour attirer la sphère jusqu’à lui, tout en sautant sur ses deux pieds. La sphère s’arrêta net face au visage d’Eryndal, se trémoussa, clignota, tandis que derrière elle, l’Apprenti regardait le Darth, une goutte de sueur glissant de sa tempe jusqu’au coin de son sourcil.
« Bonjour, Darth Sanguis. » osa-t-il, d'une voix pas très assurée.
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La Main Noire
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  • Posté le Mer 17 Jan - 11:36

    Message n°4699 (2)

Le réveil est rude. Cela dit, il l’est toujours moins que celui de la veille, quand il s’est réveillé sur le canapé du Seigneur noir sans savoir ce qu’il foutait là, après avoir pris la première cuite de sa vie. La première, parce que pour arriver à ce stade où l’oubli est enfin le bienvenu, il a fallu ajouter une substance permettant de diminuer les capacités étonnantes de son foie à éliminer l’alcool, merci aux frères Gill’losa d’ailleurs. Il faut croire que le brandy corellien, le meilleur de la galaxie pourtant, n’est pas suffisant à lui seul pour mettre par terre un zabrak de cette constitution. Et qui grogne allègrement en ouvrant un œil alors que les premières lueurs de l’aube artificielle de Maloran percent par sa fenêtre. Etalé de tout son long sur le ventre, ses mains remontent le long de ces draps vides de toute vie hormis la sienne et donc inéluctablement froids. Oui, en soi, le réveil n’est pas difficile parce qu’il est tôt ou parce qu’il a mal dormi – il dort comme un mort pendant ces quelques heures de repos – mais parce qu’il doit une fois de plus songer à une journée de solitude dans cet appartement de la Main noire bien vides… si on oublie les bébés tuk’atas.

Alors, une fois de plus, depuis qu’Anhesis croupit en prison, même son café corsé du matin ne parvient pas à mettre à mal sa mine on ne peut plus mauvaise. Encore moins l’affection assez envahissante des deux chiens dont il doit s’occuper en l’absence de Lord Canem. Ni d’ailleurs, les piaillements joyeux du porg qui a fait son nid quelque part en hauteur, à l’abri des prédateurs qui l’entourent. Ignorant rapidement toute cette cacophonie qui en rendrait fou plus d’un, la Main noire n’a pas terminé sa tasse qu’elle se met déjà au travail. Maloran et les Sith n’attendent pas, et puis cela lui permet d’éviter de déverser sa mauvaise humeur matinale, ou plutôt journalière, sur quelque chose ou quelqu’un qui n’aurait rien demandé. Habituellement Eryndal descendait très tôt vers les locaux de l’Académie pour sa séance d’entrainement quotidienne, un excellent moyen pour à la fois rester au meilleur niveau de sa forme physique et pour pouvoir ensuite focaliser son attention sur ses différentes tâches tout au long de la journée, et il n’y a pas à dire, trente-et-une heures pour une rotation journalière de Malachor, cela peut être long.

Plusieurs heures passent ainsi, à butiner de dossier en dossier pour terminer la rédaction de quelques rapports – la partie la plus barbante de son travail, à vrai dire, cependant il ne peut déléguer ces tâches ingrates au niveau de confidentialité le plus élevé de l’Ordre – mais le zabrak bouillonne intérieurement alors que ses muscles contractés frémissent à la moindre contrariété, comme si ses nerfs étaient à fleur de peau. Son état de tension devient flagrant quand, alors que son bureau, porte grande ouverte, donne sur le séjour, les deux jeunes tuk’atas commencent à se chamailler, faute de pouvoir eux aussi dégourdir leur trop plein d’énergie. Deux mâles têtes de pioches auxquels Anhesis n’a toujours pas trouvé de nom, d’ailleurs, dont les grognements et les jappements agressifs attirent le regard noir d’Eryndal, puis carrément sa fureur quand les chiens en viennent à déranger l’ordre méticuleux du salon en se bagarrant. Il n’y a pas plus sacré que les meubles bien placés et les objets bien rangés pour un maniaque de la trempe du zabrak et ce dérangement tant dans son travail que dans sa maison fait exploser cette bulle furieuse et noire qui bouillonnait jusque-là dans ses entrailles.

« ÇA SUFFIT !! » La voix tonne, le tonnerre gronde dans la pièce, claque sur les murs et résonne dans l’air, accompagnée d’une vague certes invisible mais qui suinte d’obscurité psychique, le reflet de cette humeur noire qui ne le quitte pas depuis ces derniers jours. La vague de ténèbres s’étend, percute de plein fouet l’aura psychique des tuk’atas particulièrement réceptifs au Côté obscur et ceux-ci s’immobilisent, peu habitués à cet excès virulent d’émotions particulièrement négatives. Sonnés, leur regard se porte vers la Main noire et, une fois qu’ils retrouvent la maitrise de leurs corps, ils se séparent immédiatement et s’écrasent à terre en couinant. Comme si ces bébés prédateurs déjà bourrés de crocs acérés, de cornes et de griffes pouvaient ne serait-ce que songer à ressembler à de pauvres petites choses, de petits chiens battus qui voulaient juste jouer à défaut de pouvoir avoir l’affection de leur maitresse absente. Et à défaut surtout d’avoir aussi l’affection du zabrak qui leur a tout de même sauvé la vie à leur naissance.

Eryndal leur envoie un énième regard assassin dans un grognement avant de s’en retourner à son travail. Cela ne dure pas toutefois ; l’un des deux chiens s’approche pour s’emparer doucement d’un pan de sa tunique et le tirer vers lui pour attirer son attention sur le fait qu’ils voudraient se dépenser. « Qu’est-ce qu’il y a, Horreur ambulante ? », ronchonne le zabrak. Puisque Lord Canem n’a toujours pas été fichue de leur donner un nom, lui, il l’avait fait de son côté : Horreur et Damnation. Ça sonne plutôt bien, et est totalement approprié par rapport à ce qu’il pense de son propre cadeau à la jeune femme. Horreur trépigne sur place, ses pattes marquant les dalles de marbre noir avec rapidité. Le Darth finit par lever les yeux au ciel en se laissant tomber au fond de son siège. « Bon, très bien, on va sortir. », marmonne-t-il avec un enthousiasme particulièrement mort. Sans doutes que ça ne lui ferait pas de mal non plus, cela dit.

C’est ainsi que la Main noire apparaît plusieurs minutes plus tard à l’ouverture de l’ascenseur, entouré de ses deux chiens qui foncent dans le hall de la pyramide avec un aboiement déçu en voyant que l’accueil n’est pas occupé par Alec, le gardien de nuit – qui a la mauvaise habitude de leur lancer des friandises quand il les voit. Le zabrak bifurque vers les couloirs de l’Académie, tandis que les tuk’atas courent à en perdre haleine dans de longs allers et retours, souvent à la sainte terreur des acolytes qui passent par là. Quelque part, Eryndal vient à en comprendre le Seigneur noir qui apprécie tant d’être entouré de ses deux monstres ambulants – les parents d’Horreur et Damnation – il y a quelque chose de quasi divin dans l’amusement procuré par la frousse flanquée à tous ceux qu’il croise. Machinalement, le Darth se dirige vers la salle d’entrainement tout au fond d’un couloir, cette salle qu’il occupe depuis toutes ces années et dont il sait parfaitement que les jeunes l’appellent la salle de la Main noire. Il est d’ailleurs très fréquent d’observer dans le cadre de la porte, les têtes des apprentis ou des acolytes qui observent le zabrak pendant ses séances.

Et puisque cet endroit est associé au premier agent du Seigneur noir, il s’attend, comme toujours, à ce qu’il soit déserté. De toute manière, à l’époque, il l’avait justement choisi pour sa non-fréquentation, à cause de son éclairage qui flanche la moitié du temps pour plonger les jouteurs dans le noir. Mais alors qu’il approche de la porte, un boucan inhabituel s’échappe des murs, provoquant un froncement de sourcils peu avenant sur le visage du zabrak. Qui ose causer du désordre dans cette salle ? La porte s’ouvre et il n’a même pas le temps d’y trouver une réponse qu’une sonde fonce vers son visage à toute allure, s’immobilisant à quelques centimètres de son nez alors que son regard de braise s’est posé dessus. Il plisse un instant les paupières, sachant que par réflexe, il n’a pas usé de la Force pour arrêter cette balle droïde mais plutôt pour l’envoyer au loin comme si elle avait rebondi sur un bouclier invisible. L’action conjuguée entre une étreinte de Force et la déflexion lui sauve en tout cas sa mine boudeuse. Pendant un instant, il observe la sphère métallique comme s’il allait la broyer sur place, mais il se contente de la renvoyer vers le centre de la pièce d’une répulsion, posant enfin son regard on ne peut plus soupçonneux vers la silhouette qui l’occupe.

Il ne tarde guère à reconnaître là ce casse-pieds de Lysander, trop curieux pour son propre bien, et toujours là où il ne faut pas si on ne cherche pas les ennuis. Avançant de quelques pas dans la salle, la mâchoire d’Eryndal se contracte tandis qu’une veine contrariée palpite à son cou. « Apprenti Vadith. », salue-t-il en retour sur un ton sec. « La dernière personne qui a tenté de m’assassiner croupit dans les geôles de la prison en attendant son tour pour crever dans l’arène. Tu comptes donc rejoindre Lord Canem et avoir le même sort ? », lâche-t-il, le ton piquant, alors qu’il hausse un sourcil mauvais. Devoir feindre la culpabilité d’Anhesis dans toute cette histoire, et garder ainsi le secret de sa véritable mission au sein de la prison n’a rien d’amusant. Ce qui est amusant en revanche… « J’espère que tu as appris à courir vite si tu veux que je passe l’éponge sur ce regrettable incident. » Et sans crier gare, le zabrak émet un sifflement en appelant : « Horreur et Damnation ! » Les deux monstres fusent et leur silhouette se dessine alors dans l’embrasure de la porte. « Je vous ai trouvé un nouveau jouet. », émet-il alors qu’un sourire narquois étire ses lèvres, cependant que les tuk’atas braquent simultanément leur attention sur cette petite créature inconnue.





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  • Posté le Sam 20 Jan - 15:05

    Message n°4889 (3)

Nota Bene.
Je n’ai jamais parlé dans ce journal, je crois, de ces créatures massives et naturellement agressives que sont les tuk’atas. Permettez-moi de corriger mon erreur.
Ces créatures sont, si je ne m’abuse, originaires de Korriban, où ils avaient un rôle de gardien des tombeaux Sith. Si vous vous posez la question : non, ce ne sont pas des créatures apparues naturellement telles quelles dans la galaxie, mais bien le résultat de manipulations effectuées par les Sith en des temps particulièrement anciens. En tout cas, tels qu’ils sont dans leur forme actuelle.
Ce sont des animaux sensibles à la Force — et qui n’ont d’ailleurs de respect, si l’on peut dire, que pour ceux qui la maîtrisent. Ils sont autrement particulièrement dangereux pour le commun des mortels. Autant dire que peu de monde a envie de se retrouver face à ces bestioles. Les acolytes ont des sueurs froides lorsque ceux de la Main Noire débarquent, complètement fous, dans l’Académie. Et moi… et moi, eh bien. Je me suis toujours tenu à distance. Jusqu’à aujourd’hui.
Je n’avais jamais remarqué à quel point cette salle d’entraînement était petite. À moins que ce fut l’effet de voir deux jeunes tuk’atas sur le pas de l’unique porte de sortie ?


— Notes de Lysander Vadith


Ce moment d’immobilité commune sembla durer une éternité. Lysander eut la sensation d’avoir tout le temps d’observer le faciès pour le moins contrarié de la Main Noire et de sentir le chatouillis désagréable de la goutte de sueur continuant sa course le long de son orbite.
Il eut le temps, aussi, de sentir la déflexion de Darth Sanguis s’opposer à son étreinte de Force. La puissance du Darth était telle, pour un jeune Sith tel que lui, qu’il sentait physiquement cette pression. Non pas sur son corps, car Eryndal ne le touchait en aucun cas et s’exerçait à repousser la sphère d’entraînement, mais au travers la Force, les deux hommes ayant projeté une part de leur volonté en elle pour la maîtriser. Fascinant, mais légèrement douloureux.
L’instant d’après, Darth Sanguis brisait sans effort la contrainte que maintenait l’Apprenti Vadith sur la sonde pour l’expédier entre eux, au beau milieu de la salle.

Par réflexe (ou peut-être car une once d’inquiétude s’infiltrait dans les veines de l’Apprenti), Vadith recula de quelques pas lorsque Fahde’Vysh s’imposa dans la pièce. C’était donc la semaine dernière, qu’il était en déplacement.
« Seigneur Fahde’Vysh, je peux vous expliquer. Je ne voulais abso… »
Vadith fut coupé net dans ses tentatives d’explication par une phrase qui l’interloqua. Courir vite ? Horreur ? Damnation ? Lysander n’eut pas à s’interroger longtemps.
« Ah. »
Était-ce leur promiscuité soudaine, ou ces bêtes avaient grandi depuis la dernière fois où il les avait aperçues ? Les deux paires d’yeux maléfiques des tuk’atas s’étaient en tout cas braquées sur lui et, comme hypnotisé par leur regard flamboyant, Vadith fut incapable de détourner le sien pour chercher une issue de secours.

Il n’eut que quelques fractions de seconde pour réagir. Déjà, les chiens Sith bandaient leurs muscles, prêts à bondir sur le nouveau « jouet ». Peu enclin à tenter la moindre maîtrise par la force de ces deux monstres, Vadith tenta la diplomatie. Il déploya son esprit vers les deux animaux et, malgré la fragilité du lien que l’Apprenti sentit s’établir entre les animaux et lui, il vit l’un des deux redresser la tête.
« Nu sua dolega. » tenta-t-il en véhiculant sa pensée par la Force.
Hélas, Lysander eut la sensation de rencontrer un mur et sa pensée se dispersa avant de pouvoir parvenir à l’esprit d’au moins un des tuk’atas. Et ceux-ci grondèrent. Ils n’avaient manifestement pas apprécié l’exercice.
Comme une même âme, les deux créatures levèrent la patte avant. Un réflexe de survie anima dès lors l’Apprenti. Il tendit la main vers la sphère d’entraînement qui fila pour se réfugier dans sa paume, et la lança en direction des tuk’atas, prêt à bondir pour éviter l’attaque des monstres si sa tentative de diversion échouait.
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La Main Noire
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  • Posté le Sam 20 Jan - 19:24

    Message n°4925 (4)

Si les pupilles des tuk’atas s’étrécissent pour observer la silhouette qui se tient au centre de la pièce, Eryndal en fait de même en braquant son regard de braise sur le jeune Apprenti, une lueur d’amusement enflammant le jaune de ses iris. Horreur et Damnation étaient encore de jeunes monstres, d’un an seulement, leur éducation reste à faire mais comme tout tuk’ata, ceux-ci sont intrinsèquement liés à la Force, à laquelle ils sont sensibles, et dotés de cette espèce de capacité semi-télépathique dont ils ne sont pas encore conscients et ne savent pas encore utiliser. Des bêtes effrayantes par leur aspect, bien qu’encore en développement, mais qui, à l’état naturel, sont invisiblement liés aux Sith, leurs vieux seigneurs et maitres qui les avaient gratifiés de toutes ces… améliorations, si l’on peut dire. Un lien qui s’était gravé dans leurs gènes ou dans la Force, on ne saurait le dire, et qui les rendaient invariablement fidèles envers les maitres du Côté obscur. A commencer par le Seigneur noir, bien sûr, qui, non content d’avoir retrouvé deux spécimens dans les tombeaux abandonnés de Korriban – les parents d’Horreur et Damnation – avait cru plus sûr, et à juste titre, de graver leur loyauté indéfectible envers lui à coup d’alchimie Sith.

Autrement dit, Horreur et Damnation ne devaient obéissance qu’envers ceux qui les avaient élevés, comme à de véritables parents, aussi étrange puisse être la chose. Si Anhesis – puisqu’elle en était l’heureuse propriétaire, pour le malheur de la Main noire qui réfléchira à deux fois avant de faire des cadeaux – avait autorité sur eux grâce à son comportement d’animal dominant, Eryndal lui, pouvait compter sur sa maitrise avancée de la Force qu’ils sentent indéniablement et qui agit donc davantage sur leur intelligence supérieure encore en développement. Et puis parce qu’au final, c’est quand même lui, la main qui les nourrit en l’absence d’Anhesis, et qui les tolère sur son territoire.

Alors, quand le zabrak les invite à prêter attention à cette chose humaine qu’ils se seraient habituellement contentés d’ignorer dans leurs jeux, ils comprennent les véritables intentions du zabrak, inconscients encore à pouvoir sonder la Force et ne ressentant là, comme si c’était naturel, que l’aura qui s’échappe de la psyché de la Main noire. Lui faire peur oui, mais ça s’arrête là, la leçon sera bien amplement suffisante. Et puis, il n’a jamais donné l’ordre explicite et encore moins implicite d’attaquer – implicitement c’est même l’inverse, ils peuvent sentir que s’ils désobéissent ou qu’il y a un dérapage, il n’hésitera pas à leur botter le derrière avec la Force. Horreur et Damnation prennent probablement cela pour un nouveau jeu, cela dit. Comme quand ils peuvent observer leurs parents biologiques qui, souvent à la demande de Daleth, ou simplement pour l’amusement qui brise le quotidien, terrorisent purement et simplement même les plus expérimentés des Sith. Avant de s’en détourner comme si la chose n’avait plus aucun intérêt.

C’est ce qu’ils s’essaient donc à faire, fixant leur pseudo-proie comme s’ils allaient lui bondir dessus, pendant que le zabrak, attentif et vigilent tant dans le monde visible que dans l’invisible, observe la scène du coin de l’œil, un sourire moqueur étirant le coin de ses lèvres. Lysander le prend au mot, apparemment, et semble tenter de faire quelque chose pour amadouer les deux chiots. Il faut croire qu’essayer de toucher leur esprit n’était pas une bonne idée, en tout cas au vu de la réaction qui en découle. Fronçant les sourcils alors que l’Apprenti jette le droïde en direction des monstres, le zabrak tend vivement la main en direction de l’objet pour le stopper dans sa course. « Mauvaise idée, Apprenti. », gronde-t-il tandis que Damnation montre les dents, n’aimant guère la perspective d’être frappé de plein fouet par un projectile. Il sent la colère qui donne envie aux tuk’atas d’attaquer véritablement, mais avant qu’ils n’aient le temps d’entamer un mouvement, il anticipe d’un claquement de langue qui résonne comme un coup de fouet. « Non. » La voix est calme et pourtant le ton est sec, l’autorité attire l’attention d’Horreur et Damnation qui tournent vivement la tête vers lui, avant de s’aplatir pour se calmer.

« Il aurait plutôt fallu attirer leur attention sur le droïde pour l’envoyer au loin, ils auraient sûrement couru pour le rattraper. », lâche Eryndal avant de s’avancer vers Lysander. Même féroce et terrifiant, un jeune chien reste un jeune chien, même si cette naïveté disparaitrait d’ici quelques mois ou quelques années. Tournant la tête sur le côté, il jette un coup d’œil aux Tuk’atas et d’un signe de la main, leur indique d’aller se dépenser dans la salle, autour d’eux. Ramenant le droïde sonde vers lui, le zabrak le reconfigure pour raccourcir ses temps de réaction et en faire une sorte de balle mouvante. Puis son regard se braque à nouveau sur l’apprenti. « Alors, cette explication ? »





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  • Posté le Dim 21 Jan - 18:42

    Message n°5063 (5)

Jouer avec des chiens n’était pas franchement dans les habitudes de l’Apprenti Vadith. Encore moins avec des espèces de monstres susceptibles de le réduire en charpie si d’aventure le jeu en question ne le leur plaisait pas. Aussi, son « lancer de balle » malhabile fut stoppé net par le Maître des deux créatures tandis que celles-ci grognaient. Il sentait assez clairement leur colère, comme si celle-ci se dirigeaient vers lui par pulsations.
Mauvais joueurs, les caniches. Mais, puisque Darth Sanguis les tenait, Vadith en profita pour se reconstituer une dignité.
« Je n’ai pas l’habitude du lancer de balle, mais je prends note pour la prochaine session de jeux. »
C’était une réplique peut-être un peu audacieuse à l’intention d’un Darth, mais Vadith l’adoucit d’un sourire cordial.

Si son orgueil avait été froissé de s’être si promptement laissé impressionner ? Assurément. Par bonheur, l’origine de sa honte finit par être renvoyée hors de la salle par le Darth afin que celle-ci aille terrifier ailleurs.
D’un geste qui tenait du réflexe, Lysander rajusta les manches légèrement bouffantes de sa tunique noire tandis qu’Eryndal le questionnait sur la raison de sa présence.
« La plupart des salles sont monopolisées ce matin, par des cours ou des regroupements d’acolytes. J’avais besoin de calme et de concentration. Comme je vous croyais en déplacement, je me suis permis d’investir la seule salle qu’aucun acolyte n’ose approcher. »

L’explication était simple, mais elle avait la qualité d’être la stricte vérité. Aux yeux de Vadith, tant qu’un accès n’était pas restreint, il lui était permis de s’y introduire. Il n’allait pas, pour autant, exposer son point de vue à un Sith qui ne devait pas être d’une humeur stupéfiante depuis que lord Canem avait tenté de l’assassiner. Lysander aurait, d’ailleurs, voulu prononcer une parole de soutien à l’intention de son aîné mais il n’était pas très certain que ce fut une bonne idée. Si l’attention aurait eu la vertu de démontrer le respect qu’il éprouvait envers la Main Noire, il n’était pas convaincu qu’elle fut bien accueillie pour autant. S’apitoyer et compatir n’étaient pas dans la nature d’un Sith.
« Veuillez m’excuser pour le dérangement. La salle est toute à vous si vous le souhaitez. Laissez-moi seulement le temps de récupérer mes affaires. »

Comme à son habitude lorsqu’il s’apprêtait à quitter un lieu, Vadith vérifia de la main que ses deux sabres laser étaient toujours accrochés à sa ceinture. Il s’empara d’une bouteille d’eau et en bu une gorgée tout en rangeant dans son sac à bandoulière une serviette demeurée pliée, qu’il avait sortie pour éponger sa transpiration.
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La Main Noire
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  • Posté le Dim 28 Jan - 18:05

    Message n°5649 (6)

Un sourire à la fois torve et narquois accueille la réplique pleine de panache de l’Apprenti. Eryndal, bien qu’ayant toujours été respectueux de ses ainés pourvu qu’on ne lui marche pas sur les pieds, s’avère de la même trempe que Lysander : la réplique mordante et le sarcasme faciles. « C’est si gentiment suggéré. », rétorque-t-il avec un ton moqueur indiquant qu’il avait noté son grand amour naissant pour les tuk’atas. Alors que ceux-ci foncent vers le fond de la salle pour les laisser tranquilles et se dépenser dans leurs jeux consistant la plupart du temps à se disputer – heureusement, le droïde sphérique fait rapidement son œuvre pour les distraire – le zabrak se contente d’observer Lysander qui s’explique, avant de croiser ses mains dans son dos.

Il est clair qu’en aucun cas, la Main noire se permettrait de sanctionner un Sith qui a simplement voulu passer du temps à étudier et de toute manière, cette salle ne lui est pas réservée. Mais, quand le jeune homme énonce son besoin de calme et de concentration, le visage du zabrak se contracte légèrement en un tic peu convaincu. « Et donc le boucan en arrivant et l’accueil du droïde c’était ce fameux calme que tu recherchais ? », grogne-t-il avec cette expression ronchon invariablement collée sur son visage, son regard s’étant réduit à deux billes incandescentes. Ils ne devaient pas avoir la même notion de la tranquillité. Un calme qui, de toute évidence, est nécessaire à l’exercice de la Force, invariablement lié à la concentration de ceux qui tentent de s’y ouvrir. La chose avait dû échapper au contrôle de Lysander, événement courant chez les Apprentis certes mais aussi chez les Lords, mine de rien.

Tournant la tête sur le côté pour observer le jeune homme du coin de l’œil, le zabrak reste immobile, gardant le silence pendant quelques instants. Il plisse légèrement les paupières, comme s’il fronçait rapidement les sourcils, avant de finir par hausser les épaules. « Je ne vais pas te mettre dehors alors que tu étudiais. Cette pièce est suffisamment grande pour accueillir une classe d’acolytes… Tu t’entrainais avec le droïde, n’est-ce pas ? » A quoi, on se le demandait encore, quoique la Main en ait une petite idée. Saisir des objets en mouvement n’ait guère chose aisée, tout comme il n’est pas facile de les déplacer ensuite contre l’inertie de leur mouvement initial. Eryndal se dirige alors d’un pas ample jusqu’aux étagères où reposent d’autres machines utiles pour apprendre et maitriser les bases. Il s’empare d’un droïde, le configure pour l’adapter au besoin de Lysander et le lui envoie.

« Alors, continue. », lâche le zabrak d’une voix caverneuse qui sonne pourtant comme un encouragement. Gagnant un coin de la salle, la Main noire se débarrasse d’un mouvement sec de sa tunique qu’il trouve gênante pour retrouver la précision des enchainements, la laisse pendre à un crochet et s’empare d’un bandeau dans sa poche pour le nouer sur ses yeux. Le noir s’abat sur son regard, c’est comme si un autre monde s’ouvrait à sa perception, à son ouïe et son odorat plus développés que les humains. Ses doigts entourent avec une certaine douceur la poignée métallique et froide de son sabre double. Là, dans l’obscurité, alors qu’il enclenche l’apparition des deux lames, il n’y a plus que la sensation du sol sous ses pieds, la chaleur qui parfois approche dangereusement de sa peau quand il effectue les premiers moulinets du poignet, cette énergie qui vibre aussi dans la Force, plus fortement qu’un phare dans la nuit. Plus loin, il y a la présence de Lysander, celle des deux chiens monstrueux qui continuent de jouer. A présent, la colère qui rumine dans ses entrailles se doit d’être sous son contrôle, car chaque enchainement pourrait être le dernier.





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Apprenti Sith
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  • Posté le Jeu 1 Fév - 0:26

    Message n°5897 (7)

« Et donc le boucan en arrivant et l’accueil du droïde c’était ce fameux calme que tu recherchais ? »
Soit. Il était vrai que l’argument de Lysander prenait un coup dans l’aile au vu des circonstances lors desquelles Eryndal avait été accueilli dans la salle. Pour cette fois, Vadith ne trouva rien d’autre à répliquer qu’une mimique contrariée.
Il peinait à admettre ses difficultés à se contrôler, quand bien même un Darth de la trempe et de l’expérience de la Main Noire était susceptible d’entendre ce genre de difficultés. S’il paraissait être un Sith puissant et accompli, Lysander savait pertinemment qu’Eryndal n’avait pas toujours eu ces facilités. Coruscant ne s’était pas faite en un jour et, comme le disait Gaben, la grandeur d’une réussite ne se mesurait qu’à l’aune de ses échecs. Mais, de ceux-ci, Vadith n’en parlait qu’à celui qui l’avait choisi comme Apprenti.

Vadith ne sut si son apparente docilité ou son silence contrit y avait contribué mais, alors qu’il refermait sa bouteille d’eau et s’apprêtait à prendre la poudre d’escampette, la Main Noire lui ordonna exactement ce que Lysander attendait en réalité : rester.
« Je m’exerçais à l’étreinte de Force sur le droïde, oui. » répliqua l’Apprenti d’une voix neutre, tandis que le Darth s’acheminait jusqu’à une étagère.

Plus loin, les tuka’tas continuaient leurs jeux. Du coin de l’œil, Vadith remarqua que la pauvre sphère d’entraînement vivait le supplice dans la gueule d’un des jeunes monstres, lequel galopait en grognant pour échapper aux tentatives de vol de son frère. Une lueur amusée traversa les yeux du jeune Apprenti, mais son attention fut vite détournée par l’arrivée d’un objet surgissant dans son champ de vision. Par réflexe, Vadith attrapa le droïde dans ses mains, tandis qu’Eryndal l’invitait à continuer ses exercices.

La présence d’Eryndal avait un inconvénient, cependant. L’idée d’être autant en difficultés devant lui exaspérait d’avance l’Apprenti. Mais, au moment où le jeune homme se figurait cela, il remarqua qu’Eryndal se bandait les yeux. Ses yeux se plissèrent avec intérêt lorsqu’il vit apparaître de part et d’autre de la main d’Eryndal les deux lames rougeoyantes de son double sabre. Un entraînement à l’aveugle avec une double-lame ? Osé. Le droïde vibrait entre les paumes de Lysander, mais son attention était davantage focalisée sur l’entraînement de la Main Noire que sur sur le sien.

Les premières passes du Sith paraissaient aussi assurés que s’il avait conservé l’usage de la vue. Cela était d’autant plus digne d’éloges qu’Eryndal utilisait une arme particulièrement difficile à maîtriser. Lysander était bien conscient de la concentration nécessaire, en combat ou en entraînement, lorsqu’il fallait contrôler la trajectoire de deux lames. Il était déjà arrivé que des utilisateurs de la Force se coupent une jambe ou un avant-bras sur une maladresse toute bête.
Le droïde vibrait de plus en plus fort entre les mains de Vadith. Il le lâcha, tout en songeant à ce qui causait le plus d’erreurs. Clairement, il s’agissait d’un problème de perception. De son corps, de son état mental, de son environnement. Oublier d’écouter l’un ou l’une composante.
Devant lui, le droïde d’entraînement enfin libre faisait des zigzags rapides. Inspiré par l’attitude du Darth, Lysander raffermit sa position sur ses pieds et ferma les yeux.

Sa perception partait de lui. Il s’oubliait trop souvent, mais il s’évertua cette fois à sentir son corps, sa respiration, le tressautement incontrôlé de ses paupières closes. Le sol sous ses pieds, l’air qui l’entourait, la Force qui émanait de lui et celle qui imprégnait l’Académie ou, plus particulièrement, la salle d’entraînement. Il sentit, au travers elle, la présence du Sith. Il le sentait se mouvoir comme il sentait les deux tuka’tas au loin. Il percevait aussi bien leurs grognements que leur aura. Mais s’ils faisaient parti de son environnement, ce n’était pas ce qui intéressait Vadith. Il continuait à s’imprégner des lieux jusqu’à ce que les objets lui deviennent quasiment perceptibles. Alors, sans le chercher, le droïde d’entraînement lui apparut. En douceur, Lysander étendit sa perception jusqu’à lui. Même s’il ne s’agissait que d’un objet, il avait lui aussi son aura, parfaitement perceptible si on y prêtait attention. Le champ magnétique qui entourait l’objet électronique lui permit de l’isoler sans l’aide du regard. Sûr de sa perception, Vadith déploya une puissance contrôlée en direction de l’objet. Il eut l’impression de le toucher. D'ailleurs, il le sentit s’arrêter quand, avec un effort de visualisation, il déploya le champ paralysant. Il sentit la sphère résister. C’était une légère vibration dans le champ de Force, comme une mouche prise dans une toile d’araignée.
Sans rouvrir les yeux, Vadith tendit la main et tira le champ de Force jusqu’à lui. En douceur, le droïde se déposa dans sa main ouverte.

Rouvrant les yeux les yeux sur cette victoire, l’Apprenti sursauta. Certes, il tenait bien la sphère, mais devant lui, l’un des tuka’tas — était-ce Horreur ? — le fixait avec une intensité qui pouvait faire froid dans le dos. Plus loin, l’autre mâchonnait son trophée aussi paisiblement qu’un animal pareil pouvait l’être.
« Ah. …Tout le monde a un jouet sauf toi, c’est ça ? »
Vadith n’aurait su dire si le grognement sourd qui lui répondit était de bon augure ou s’il s’agissait d’une menace. En tout cas, les crocs impressionnants du canidé se découvrirent tandis que la gueule tournait en direction du droïde. Un faible soupir échappa des lèvres de l’Apprenti. Puis, il modifia les réglages de la sphère et la lâcha vers le tuka’ta. Celle-ci se mit à flotter et virevolter près de la truffe de l’énorme animal, qui oublia instantanément son généreux donateur. Trop de bon cœur, Vadith. Mais comment pouvait-il résister à ces adorables rangées de crocs pointées vers lui ?

Lysander tourna la tête vers Darth Sanguis, qui se trouvait de l’autre côté de la salle. Il hésita quelques secondes, puis se décida.
« Excusez-moi, Darth Sanguis ? Puis-je me joindre à vous ? »
Il s’était approché de quelques pas et tenait déjà son sabre laser dans sa main gauche. La perspective d’un entraînement aussi risqué était trop alléchante pour qu’il résiste à la tentation.
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La Main Noire
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  • Posté le Sam 10 Fév - 21:08

    Message n°6355 (8)

La lame vibre et tournoie dans le dos du zabrak, et dans la fraicheur latente de la salle d’entrainement, le vif passage de ce tube de chaleur, ce rayon d’énergie crépitant, appose comme un doux voile à son passage à quelques centimètres de sa peau. Le derme vermeil et noir frémit, comme si chaque cellule était aussi focalisée sur la perception de son environnement : ses voisines et l’air alentour, la moindre variation de chaleur, de pression ou de tension dans les muscles juste en-dessous. La vue est au final un sens qui voile la perception des autres, qui peuvent s’avérer tout aussi efficaces, voire plus surs en étant bien attentif. Si on ne peut jouir d’une vision panoramique, on peut en tout cas entendre des sons qui proviennent de toutes les directions, et ressentir tous les changements perçus par le toucher. Cela même sans parler de la Force.

Tout en poursuivant ses différents enchainements qui dérivent de sa maitrise du bâton mais aussi des mouvements du Juyo et du Sokan, une part de l’attention du zabrak reste fixée sur le jeune apprenti qui en est retourné à ses exercices. Apparemment le voilà qui s’est inspiré du zabrak pour opérer avec plus de concentration sur le monde extérieur. Un petit sourire apparaît sur les lèvres de la Main noire sans qu’il ne fasse le moindre commentaire pour autant. Ils sont tous passés par ces épreuves agaçantes où le moindre exercice semble être une montagne à franchir alors qu’au final, une fois les tenants et aboutissants ingérés et compris, il s’agit d’une action presque aussi simple que respirer. Et dans ces instants où la moindre erreur semble être une humiliation, où le moindre échec semble être pire que la mort alors que la voie de l’apprentissage en est jonchée, un regard extérieur, scrutateur, jugeant et jaugeant, est sans doutes le meilleur moyen de stagner, au lieu de simplement lâcher prise.

Une perturbation intervient dans la Force puis le calme se fait au centre de la pièce. Eryndal ralentit pour focaliser son attention aveugle vers Lysander et sent dans son aura que quelque chose a changé. Un sentiment de victoire, sans doute. Dans l’air, l’agitation de la sphère se concentre uniquement autour d’elle, et semble donc immobilisée par une poigne invisible. Au moins aura-t-il appris cela aujourd’hui, songe le zabrak tandis qu’il s’immobilise soudainement quand l’apprenti l’interpelle. Redressant la tête, les pieds fermement campés sur le sol, la double-lame continue toutefois de tournoyer autour de lui avec plus de lenteur. Ressentant la présence de Lysander qui s’est rapprochée de lui, les doigts du zabrak raffermissent leur prise sur la poignée de l’arme alors qu’il s’élance, enchaine les mouvements avant de bondir contre un mur pour s’en servir de rebond pour atterrir dans le dos du jeune homme et arrêter sa lame à quelques centimètres de son cou. « Pour commencer, avant même de demander la permission, être paré à toute éventualité. », dit-il en dénouant le bandeau qui lui recouvrait les yeux jusque-là.

Observant avec attention la posture de l’apprenti après avoir ôté la lame qui le menaçait, le visage du Darth se fend d’un sourire à la fois amusé et carnassier. Il n’y a rien d’honorable et encore moins de glorieux à mettre une raclée à un jeune Sith qui a encore un long chemin à parcourir pour s’accomplir pleinement. En revanche, il a cette impression fugace d’être à nouveau une sorte de professeur comme dans sa jeunesse quand il aidait les instructeurs lors des entrainements des acolytes. Alors, s’il ne compte pas lui donner toutes ses bottes parce qu’il n’y a aucun intérêt à ce que toutes les solutions soient offertes sur un plateau d’argent, le zabrak reste attentif à ces petits détails qui peuvent changer le cours d’une joute. Et qui peut faire en sorte de sauver des vies : la posture, la précision du geste, l’attention tournée vers l’environnement tout entier et pas uniquement sur le sabre-laser de son adversaire, tous ces petits ruisseaux qui font les grandes rivières.





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