Star Wars Ascension


Maître et Apprenti — Pv Gaben Davoros

Star Wars Ascension » Malachor V

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  • Posté le Dim 14 Jan - 12:57

    Message n°4481 (1)

An 517, semaine 5 du mois 7.

Ce dernier séjour à l’Académie a été source de frustrations.
J’ai le sentiment de ne plus faire de grands pas dans mon apprentissage et cette impression de stagnation me ronge. Fut un temps qui ne me semble pas si lointain, chaque étape me semblait être une conquête. L’apprentissage de la Force, de sa perception, de son contrôle. Le maniement du sabre-laser, l’accès aux formes secondaires de combat… Quelles avancées fulgurantes en récompenses de ma sueur et de mon sang.
Depuis plusieurs semaines, cependant, j’ai le sentiment de ne pas avancer. Peut-être car, concentré sur l’apprentissage et le contrôle de mes capacités télépathiques, je passe plus de temps, immobile entre les cloisons qui me séparent de mon professeur, qu’à l’extérieur.
Toujours est-il que j’ai des fourmis dans les jambes, si bien que je me réjouis de revenir au District 5, pour aussi déprimant est-il. Je crois que le passage des années m’aveugle un peu plus à l’aura effrayante du centre pénitentiaire, de même que j’ai perdu toute sensibilité aux conditions de survie des prisonniers.
Personne n’atterrit sans raison en cellule. Je suis bien placé pour le savoir.

— Notes personnelles de Lysander Vadith


La haute silhouette de l’Apprenti Vadith descendit les marches de la Pyramide d’un pas prompt et assuré. Sa cape noire, soigneusement coupée, murmurait en caressant les marches, puis le pavé du parvis jusqu’à ce que, sans un regard pour les Sith allant et venant autour de lui, le jeune homme bifurque dans une rue adjacente pour y disparaître plus vite qu’on ne l’aurait cru possible d’un homme encapuchonné d’un mètre quatre-vingt cinq.
Malgré la distance qui séparait le centre de Maloran du quartier carcéral, Vadith aimait aller à pieds, prenant plaisir à traverser les différents quartiers sur le chemin. Aujourd’hui, cependant, le jeune Sith ne s’attarda pas à l’excès, privilégiant les navettes qui le rapprochaient de la bordure extérieure de la cité. Son Maître l’attendait, et il ne souffrirait pas qu’il le fasse attendre.

L’origine de cette convocation était inconnue à l’Apprenti, mais Lysander avait appris à ne plus se poser de questions auxquelles il ne pouvait apporter, sur l’instant, des réponses. Il le saurait bien assez tôt, et c’était sans la moindre inquiétude qu’il descendit de la navette pour s’engager en direction du District 5.
Comme à son habitude, il se perdit dans les rues pour s’assurer de revêtir son masque, destiné à garder l’anonymat au sein de la prison, sans être aperçu par quelque indiscret. Nul ne connaissait son visage, si ce n’était son Maître en personne. Pas même les plus haut-gradés du centre pénitentiaire. Un état de fait d’autant plus amusant qu’il connaissait, pour sa part, les visages de chacun, et les reconnaissait quand eux n’avaient pas la moindre idée de qui il était, lorsqu’une mission d’infiltration ou le hasard d’une rencontre à l’extérieur du district plaçait Lysander, démasqué, face à l’un des subordonnés de Lord Davoros.

Le pas régulier et caractéristique de Vadith résonna dans le couloir qui menait au bureau de Gaben Davoros. Deux gardes, le voyant arriver, annoncèrent le jeune Sith et lui ouvrirent le passage. Vadith prit cependant le temps de ralentir le pas ; il évitait, généralement, d’arriver comme une tempête dans l’office de son Maître, par égard pour le tempérament calme de ce dernier.
La porte se referma derrière lui. Aussitôt, Lysander s’avança de quelques pas puis ploya le genou devant le Lord. Bien qu’il avait parfaitement conscience de l’insensibilité de Gaben aux manifestations appuyées de respect, Lysander ne s’était jamais défait des habitudes qu’il avait pris auprès de ses professeurs au sein de l’Académie, lesquels exigeaient de leurs élèves respect et humilité. Vadith n’entendait pas procéder à moins d’égards avec celui qui l’avait pris pour Apprenti.
« Me voici, Maître. » salua-t-il de sa voix bizarrement déformée par le masque camouflant son visage.
Se redressant, il releva les yeux vers Lord Davoros, attendant un signe de lui pour ôter cette chape de métal inconfortable.
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J'étudiais la force avec assiduité depuis de nombreuses années à présent et pourtant certains exercices comportaient toujours leur lot de difficultés. En soit ce n'était pas un mal, aussi puissant soit-il, chacun devait fournir des efforts même après plusieurs années. L'exercice d'aujourd'hui en était la preuve. Assis en tailleur au sol au milieu de mon bureau dont j'avais fermé la porte, je fis le vide dans mon esprit en éliminant chaque pensée qui y flottait alors. Ensuite, les yeux fermés, je me concentrais et tentai de faire appel à la force. Sentant comme un noeud dans le flux de la force je me mis à essayer de le dénouer mais je m'y pris trop maladroitement et la réaction de mon échec ne se fit point attendre. Dans un éclat retentissant bien que diminué par l'insonorisation de mon bureau, je fus projeté violemment contre un mur et mon bureau contre l'autre, et plusieurs ouvrages de ma bibliothèque volaient au milieu de la pièce. Etendu sur le sol, je pris quelques secondes à fixer le plafond puis lâchai un soupir. J'avais encore du travailler pour progresser sur cette voie. Une alarme sonore légère se mit à tinter au milieu de tout ce bordel, me rappelant que j'attendais un visiteur dans une heure.

Me levant sans sourciller malgré la douleur causée par le choc de ma projection, je me mis à ranger la pièce, usant de la force pour relever le bureau mais faisant tout le reste à la main. Se tirer d'une situation avec confort n'était pas toujours le plus utile pour progresser, bien que parfois plus facile. Il me fallut bien une demi heure pour tout ranger et repris place sur mon fauteuil derrière mon bureau. Lysander n'allait plus tarder, s'il parvenait à entrer dans la prison sans accréditation officielle. Je l'en savais capable, d'autant qu'il savait ce qu'il en coutait d'échouer. Il avait connu un mois d'incarcération, conséquence de son orgueil qui l'aliénait alors. S'il avait compris la leçon, d'autres épreuves viendraient pour nous en assurer.


Bonsoir Lysander. lui dis-je d'un ton neutre, le saluant avec respect bien qu'étant son maître. Je n'accordais que peu d'importance aux excès de politesse, le respect ne nécessitait nullement de trop en faire. Un simple bonjour pouvait l'être bien davantage qu'une pompeuse phrase et courbette. Autant le maître que l'apprenti se devait un respect mutuel, bien que pouvant être exprimé de diverses manières, du moins c'était là ma vision des choses. Bien d'autres voyaient la relation maître-élève comme une supériorité bien souvent humiliante ou encore comme l'assisse du pouvoir de l'un sur l'autre. J'étais pour une autorité stricte mais juste, liée par un respect mutuel.

Tu peux ôter ton masque. lui dis-je simplement avant de poursuivre.

Comment s'est passé ton entrainement aujourd'hui? Nul détour dans ta réponse, sois franc et direct, à toi de penser à la limite de ce que tu peux te permettre. Comme toujours, ta prochaine épreuve sera la réponse à cette question: penses-tu avoir assez progressé pour t'affranchir de ton apprentissage avec moi?

J'entrecroisai mes doigts, les coudes posés sur mon bureau et mes mains devant ma bouche et patientai le temps qu'il murisse sa réponse. Il s'agissait là d'une question récurrente dans l'enseignement que je lui prodiguais, mais elle devait l'amener à sans cesse à se remettre en question. C'était là une nécessité sur la voie du progrès.
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  • Posté le Lun 15 Jan - 22:22

    Message n°4601 (3)

Lysander ôta son masque avec soulagement. Il détestait donner la réplique avec tout ce métal autour du visage, d’autant qu’il avait le sentiment de se dérober, ainsi accoutré, face à son Maître. Vadith se redressa complètement et, d’un geste de la main, fit basculer sa capuche dans son dos.
La question de Lord Davoros n’étonna guère l’Apprenti, qui avait coutume de la recevoir. Et, comme il avait fini par en prendre l’habitude, Vadith médita sa réponse.

Assurément, non, le jeune homme ne s’imaginait pas encore s’affranchir de son Maître. S’il était certain d’une chose, c’était que le Lord possédait encore trop de savoirs qu’il ne lui avait pas révélé. Quant à la perspective de le défier, sabre à la main, celle-là était tout bonnement décourageante. Même lorsque Vadith avait la sensation d’avoir passé un cap dans son entraînement au sabre-laser, un simple combat d’entraînement contre Davoros ruinait son sentiment illusoire et éphémère d’accomplissement. Il n’y avait rien de plus frustrant que de se faire littéralement écraser quelques heures seulement après avoir cru maîtriser un pas compliqué.

Qu’avait-il retenu de sa dernière session d’entraînement ? À chaud, sûrement Lysander aurait-il eu envie de dire « rien ». Mais c’était une réponse que son Maître n’aurait pas toléré. Il n’était pas satisfait pour autant. Frustré. Frustré de n’avoir pas un contrôle suffisant sur son esprit pour être capable de maîtriser la façon dont il pouvait transposer ses pensées dans l’esprit d’un autre Sensitif. L’impatience était sa pire ennemi. Suivant le cheminement de ses pensées, Vadith répondit :
« Je ne saurais me passer de votre enseignement tant que je ne serai pas en mesure de contrôler mon propre esprit, Maître. J’éprouve encore des difficultés à me focaliser sur l’instant présent plutôt que de me projeter vers l’avenir… présupposer un résultat, ou la difficulté d’un exercice, ne fait qu’altérer le rapport à la Force. »

Soumis à l’examen scrutateur de son Maître, Lysander lui renvoyait un regard où il tentait de cacher sous couvert d’humilité la pointe de curiosité que Gaben avait fait naître en lui. Lorsque le Sith parlait d’épreuve, c’était l’assurance que les jours à venir allaient se révéler particulièrement intenses et périlleux.
« Je me sens naturellement une propension à la télépathie. Pourtant, il me paraît plus ardu de la maîtriser à mesure que je me plie au protocole enseigné par l’Académie. »

L’Apprenti Sith se tut pour accueillir l’avis de son Maître sur la question. Pourtant, quelque chose le distrait. Ses yeux jusqu’alors braqués sur le Lord bifurquèrent, s’accompagnant d’un léger froissement de sourcil tandis qu’ils descendaient sur le bureau. N’avait-il pas changé de place, depuis la dernière fois ?
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Je l'observais silencieusement tandis qu'il ôtait son masque sans gestes superflus. J'appréciais Lysander car il était un élève assidu bien qu'encore tourmenté par certains de ses travers. Pour autant sa persévérance était tout autant appréciable et m'avait rendu fier lorsqu'il avait finit par faire de sa sentence une force et même une source de sagesse en quelque sorte. Cependant je ne lui avais jamais communiqué cette fierté, car pour l'heure cela pourrait lui faire renouer avec ses problèmes d'égo juvénile.

Tout aussi silencieux que moi jusqu'alors, j'attendis patiemment qu'il médite sa réponse future. Jamais je ne le reprenais parce qu'il réfléchissait à ses mots avant de les choisir et de me les opposer, au contraire je l'encourageais à faire cela à chaque prise de parole comme je venais de le faire. Les mots avaient un pouvoir que nombre d'individus négligeaient, et je ne voulais pas que Lysander soit de ceux-là. Lorsqu'enfin il se mit à parler je demeurai impassible et l'écoutais avec attention.

Ses mots exprimaient les difficultés qu'il rencontrait actuellement dans sa progression. Son empressement, son sentiment d'être freiné par les protocoles, n'étaient nullement ridicules car en réalité ils étaient le lot de tout jeune apprenti. Qui n'avait pas eu ce sentiment alors qu'il s'essayait à acquérir une nouvelle compétence?


Je vois que tu as bien réfléchi avant de prononcer ta réponse. lui dis-je dans un premier temps. J'estimais qu'il était nécessaire de prodiguer de brefs compliments lorsqu'ils étaient réels.

Tu pourras donc y trouver de toi-même tes axes d'amélioration pour les prochains temps. Lorsque se présente à toi une épreuve qu'elle qu'elle soit, prend le temps. Qu'importe le timing attendu pour sa résolution, prends un moment pour l'appréhender et fais le vide avant tout. Cela ne signifie pas d'éliminer ou d'ignorer tes doutes, tes craintes, tes espoirs même. Au contraire prends conscience de leurs présences en toi, ne cherche pas à passer outre mais à faire avec. Alors tu seras en mesure de te dire: Oui je vais suer pour y parvenir, et alors? La facilité ne t'apportera qu'illusion et inexpérience. Tu croiras avoir acquis une compétence mais la réalité de ton prochain duel, qu'il soit au sabre ou par l'esprit, te prouvera le contraire. lui dis-je avec ces mots avant de me taire un instant afin qu'il puisse assimiler mes paroles, pour se les répéter par la suite jusqu'à les assimiler et être capable de les suivre.

Du récit de mon passé narré par mon maître alors qu'il vivait, j'entraperçois quelques similitudes entre mon apprenti et moi, sans pour autant pouvoir m'en assurer. Aussi plutôt que de me complaire dans de sombres hypothèses, je réfléchissais déjà à son épreuve à venir, pour lequel le conseil avait donné son aval.


L'Académie n'a pas pour fonction de te faciliter ton apprentissage. Elle est là pour te donner une rigueur, autant dans ton apprentissage que dans ta manière de penser. Non pas te dire comment penser, mais comment étudier, appréhender chaque épreuve que tu auras à surpasser. Tout comme j'ai pour fonction de t'enseigner, de te donner les outils pour apprendre et non pas t'offrir la connaissance déjà digérée. Seules l'adversité et la persévérance te permettront de progresser au fil du temps. ajoutai-je encore avant d'aborder un autre point et la raison principale de sa convocation par mes soins en ce moment.

Abordons à présent ta prochaine épreuve. commençai-je en me levant, puis en ramassant un livre que je n'avais jusqu'alors pas remarqué sous mon bureau, pour traverser la pièce et le ranger à sa place. Ceci sous le regard interrogateur de mon apprenti qui ne comprenait vraisemblablement pas pourquoi ce livre trainait là.

Dans un mois Dantooine célèbrera son adhésion officielle à la République. A cette occasion de nombreuses organisations y seront présentes, certaines plus officiellement que d'autres. La nôtre devra être secrète pour quiconque et pas dans n'importe quel but.

Des rumeurs font état d'agents de la République aux agissements inhabituels. Le Cartel des Hutts prétend avoir rencontré quelques uns de ceux-là. Le Conseil a décidé d'envoyer quelqu'un sur place afin de récolter un maximum d'informations à ce sujet et de pouvoir en vérifier la véracité.
dis-je avant de me taire un instant puis de répondre à son regard interrogateur.

J'ai donc proposé ton nom et le Conseil a validé mon choix. Tu devras donc être présent lors de cette célébration sur Dantooine, et collecter autant d'informations que possible. Tu devras te montrer prudent car notre existence ne doit être révélé à quiconque, à toi de travailler sur ta couverture afin qu'elle soit crédible en chaque instant.

Des questions?
lui demandai-je, lui indiquant par la même occasion qu'il était autorisé à prendre la parole. De mon côté je l'observais à nouveau en silence afin de guetter et d'analyser sa réaction. J'étais curieux de voir sa manière de gérer cette nouvelle et s'il était capable de ne pas s'enflammer par égo.

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  • Posté le Sam 20 Jan - 16:19

    Message n°4893 (5)

Notes personnelles.
Lord Davoros est un maître exigeant et peu communicatif. Nous avons l’un envers l’autre une certaine distance. Celle du maître à l’élève, mais aussi le fossé séparant la fougue de la calme autorité. Je me surprends à sourire — quand bien même le souvenir est pénible — lorsque je me remémore le calme olympien avec lequel mon Maître a ordonné mon enfermement à l’intérieur des geôles dont il a le contrôle. J’ignore s’il est parfaitement indifférent à mon sort. Saisir ce type de personnalité est difficile. Néanmoins, j’apprécie cet homme, qui m’engage à parler sans détour et m’en laisse le temps. Son sang-froid a quelque chose de communicatif, et je ne me sens jamais plus prêt à avancer dans mes enseignements que lorsque je suis auprès de lui. Les nœuds complexes de l’esprit semblent se défaire avec une fluidité extraordinaire, sur le fil de ses mots. Je pense que ceux-ci trouvent du sens en moi car, si nous avons quelque chose en commun, c’est bien celui d’être deux intellectuels en puissance.

— Notes de Lysander Vadith


Vadith opina. Il le savait parfaitement pour se l’être souvent entendu répété. Le fait de se projeter dans la potentialité d’une réussite ou d’un échec ne faisait qu’alimenter la difficulté de l’entreprise, en plus d’être source de frustrations, de colère ou encore de résignation. Pour la plupart en tout cas, car pour sa part, Lysander ne s’était jamais résigné à quoi que ce soit. C’était peut-être là, le cœur du problème. Il ne savait pas abandonner, comme il ne savait pas s’abandonner. Et c’était, comprenait-il, ce que venait de lui expliquer son Maître.

L’Apprenti prit un instant pour méditer les paroles du Sith. Il en comprenait l’essence et, pourtant, il avait le sentiment que leur subtilité lui échappait encore, comme à la lecture d’une œuvre d’un auteur duquel il ne connaissait presque rien.
Son regard revint à son Maître lorsque celui-ci lui rappela le rôle de l’Académie. S’il était bien forcé d’admettre que Gaben avait raison, Lysander ne pouvait s’empêcher de penser le cadre de l’Académie trop rigide par bien des aspects. Certains enseignants Sith avaient pour grande passion de faire répéter, et répéter encore, des centaines et des centaines de fois s’il le fallait, le même exercice. Inlassablement. Jusqu’à ce qu’il soit maîtrisé à la perfection. Qui s’avisait de griller les étapes, ne serait-ce que par une légère adaptation ou improvisation, était soigneusement recadré. C’était, par exemple, le cas du Sith qui enseignait à Vadith l’art de déployer la Force pour établir un lien télépathique avec autrui. Il ne pouvait s’empêcher de voir la structure par le prisme de sa jeunesse : enfermante. Cependant, seul une légère tension apparaissant sur ses lèvres trahirent l’état d’esprit de l’Apprenti.

Une flamme embrasa le regard de Lysander lorsque le Lord se leva pour aborder la fameuse prochaine épreuve mentionnée quelques instants plus tôt. Intrigué, il suivit les mouvements de son Maître avec une attention curieuse, tandis que celui-ci s’emparait d’un livre posé sur son bureau habituellement impeccablement rangé.
Allait-il partager un enseignement secret avec lui, qui le mettrait à l’épreuve d’une quelconque manière ? Secret caché entre les pages du livre que Davoros ramenait maintenant à sa juste place ? Le regard attentif et perçant de Lysander captèrent avec une pointe de déception le terme « géopolitique » imprimé sur la couverture. Une déception qui fut bien vite oubliée lorsque Gaben Davoros parla de la planète Dantooine.

Lysander retint son souffle dès lors que son Maître parla de représentation Sith à la célébration officielle de l’entrée de Dantooine au sein de la République. Si Gaben lui parlait de cela, c’était certainement qu’ils allaient se rendre sur place. L’excitation qu’il ressentit en se projetant dans cette potentialité lui aurait presque fait louper la suite des propos de son Maître s’il n’avait pas fait un effort de concentration.
S’il tentait d’assimiler correctement ce que lui disait Davoros, toute son attitude trahissait la question qu’il se retenait de poser. Il n’osa pas briser le silence que laissa peser Gaben, figé dans un maintient excessivement rigide.

Son Maître avait proposé son nom au Conseil.
Le Conseil avait validé l’idée de l’envoyer. Lui. Lysander.
Incrédule, l’Apprenti regarda d’abord son Maître comme si celui-ci était en train de lui faire une mauvaise blague. Son casque lui glissa des doigts et il le rattrapa in extremis.

Des questions ? S’il avait des questions ? Un rire léger s’étrangla dans sa gorge lorsque, par pudeur, Lysander le retint.
« Seulement quelques centaines. » murmura-t-il d’une voix qui trahissait sa joie, malgré ses tentatives de demeurer imperturbable.
Doucement, comme pour se laisser le temps de reprendre ses esprits et canaliser l’excitation qu’il éprouvait à l’idée de quitter Malachor V, Vadith s’approcha du bureau et y posa soigneusement son masque. Enfin, il glissa sa main nouvellement libre devant sa bouche tandis qu’il réfléchissait.

« Je devrai privilégier une couverture susceptible de me tenir à l’écart de toute démonstration de force. J’imagine que l’ambiance de cette célébration sera bien éloignée de toute perspective d’affrontement, mais une enquête peut avoir des débouchées inattendues. Je devrai utiliser la Force seulement si nécessaire, et il me sera impossible de sortir mon sabre qui me compromettrait assurément. »
Vadith marqua une pause pendant laquelle il croisa les bras.
« Combien de temps devrais-je rester en faction sur Dantooine ? Qui m’accompagnera ? »

Certes, Lord Davoros n’avait pas parlé d’une quelconque escorte mais il s’imaginait, peut-être naïvement, ou peut-être parce que l’humilité commençait à être une notion qu’il intégrait, que le Conseil n’avait pas fait le choix de l’envoyer, lui, Lysander Vadith, seul sur une planète lointaine.
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Même si je n'en montrais rien je devinais sans mal ce qui pouvait agiter l'esprit de mon apprenti après mes paroles quant à son apprentissage. Il était des choses dans la vie que l'on ne pouvait comprendre réellement qu'au fil du temps, notre échelle de compréhension n'en étant capable alors qu'après persévérance. Parfois l'échec était une nécessité pour avancer sans illusion.

Après que j'eu abordé le sujet de sa prochaine épreuve, Lysander retint avec beaucoup de mal les nouveaux sentiments que cela fit naître en lui. Si cela était compréhensible en un sens, cette simple annonce était une épreuve en soi. Il devait encore apprendre la différence entre subir une émotion et la contrôler. Même pour un individu plus âgé cela n'était pas forcément plus simple, mais la rigueur de la philosophie Sith nous imposait cet apprentissage: ne pas rejeter nos émotions par peur d'en être l'esclave, mais bien au contraire en avoir le contrôle sûr pour en user telle une arme maîtrisée. C'était d'ailleurs à mon sens la base pour une utilisation de la Force complète.


Les termes de ton épreuve ont déjà été énoncés Lysander, ce sera donc à toi de préparer ton voyage ainsi que ton séjour. Les impératifs du secret quant à notre existence pour quiconque n'est pas des nôtres sera ton seul guide. lui dis-je avant de poursuivre face à son regard lourd de communication malgré son silence.

Les attentes à ton sujet sont nombreuses et les conséquences le seront tout autant, en fonction de l'échec ou la réussite de cette épreuve. lui dis-je encore pour simple conseil.

Parfaitement conscient de ce que mes paroles susciteraient en lui, espoir, crainte, doute et satisfaction, j'avais choisi chaque mot avec soin. Mon rôle n'était pas de lui faciliter la tâche mais de l'amener à se forger des capacités de raisonnement qui lui permettraient d'analyser et agir au mieux face à toute situation.

Ce fut donc volontairement que je ne lui apportais aucune autre réponse à ses deux questions. Si pour ma part je n'avais qu'un seul apprenti et ne voulais lui fournir aucune escorte, officielle ou officieuse, rien ne pouvait assurer qu'il serait le seul à être envoyé par le Conseil. A aucun de nous deux d'ailleurs. La variable en toute équation ne devait être redoutée car elle ne pouvait être réduite à zéro. Aussi il était bien plus utile de l'accepter et d'être en mesure de s'adapter plutôt que de vouloir la maîtriser. Accepter l'imprévu était la meilleure manière de s'y préparer. Se préparer au pire pour agir au mieux, telle était ma vision des choses.


Je conserve ceci jusqu'au terme de cette épreuve. dis-je en attirant son masque jusqu'au centre de mon bureau par la Force, tout en poursuivant. Bien entendu tes devoirs habituels ne doivent être ignorés, tout comme ton entrainement.

Silence de ma part, en plantant mes yeux dans les siens.

Ton épreuve a déjà débuté mon apprenti. lui dis-je solennellement en me levant de mon fauteuil et me tenant droit face à lui.

Que la Force soit avec toi.

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  • Posté le Mar 6 Fév - 0:08

    Message n°6182 (7)

« Les attentes à ton sujet sont nombreuses et les conséquences le seront tout autant, en fonction de l'échec ou la réussite de cette épreuve. »
Une soudaine accalmie toucha l’esprit de Vadith alors qu’un instant auparavant, il grouillait de pensées comme une fourmilière grouille de formicidés. L’importance de l’information avait balayée comme un cyclone l’excitation et l’impatience qu’il ressentait en perspective de sa première mission en solitaire.
Ses traits, quoique tendus, reflétèrent moins nettement les sentiments qu’il ressentait. Il aurait voulu avoir le pouvoir d’entrer dans la tête de son Maître et d’en extraire les souvenirs en rapport avec le Conseil. S’il donnait son meilleur pour être remarqué et considéré à sa juste valeur, les mots de son Maître étaient malgré tout une surprise de taille. Il s’était préparé au jour où il obtiendrait enfin cette attention qu’il recherchait tant et, à présent, elle le désarçonnait.
Qu’était-ce ? De la peur ? Non. Ce ne pouvait être ça. C’était, en tout cas, l’impression de se trouver au pied d’une montagne et d’être incapable de mesurer à combien de mètres le sommet s’élevait au-dessus de soi.

Les questions qu’il pourrait poser n’auraient aucune réponse. Pas de la bouche de Gaben en tout cas. Soit. Il devrait se débrouiller avec ce qu’il avait. Il le ferait. Déjà, ses pensées avaient retrouvé leur flux habituel et se dispersaient vers un début de plan ou un autre, vers les dispositions qu’il devrait prendre et des détails aussi triviaux que le budget que le Conseil accepterait de lui allouer pour cette mission lointaine. Il aurait besoin d’un pilote, sûrement aussi d’une escorte au cas où l’enquête deviendrait périlleuse. La Force ne pourrait le protéger de toutes les situations et il n’était pas question qu’il exhibe ses sabres à lame rouge.

Le mouvement soudain de son casque, glissant jusqu’à Lord Davoros, extirpa Vadith de ses supputations. La perte temporaire de son masque n’était pas une grande gêne en soit pour le jeune homme, mais il devait bien admettre que cela rendait la sortie de ce bureau autrement plus délicate.
L’ombre d’un sourire glissa cependant sur le visage de Lysander lorsque Gaben se leva avec cette sorte de flegme empreint de charisme qui le caractérisait.
« Et j’en prends la pleine mesure, Maître. » rétorqua-t-il en courbant l’échine avec la même solennité que son Maître. « Je me montrerai digne de l’honneur qui m’est fait. »
C’était bien plus qu’une parole de circonstance. La légère vibration modulant le timbre de sa voix en témoignait. Relevant les yeux vers Lord Davoros, il répondit : « Que la Force soit avec vous, Maître. »

Vadith recula de quelques pas, puis rabattit sa capuche sur sa tête. Il se détourna lorsqu’il se fut à une distance respectable de Gaben, mais avant de sortir, l’Apprenti ferma un instant les yeux et se concentra sur la perception qu’il avait du couloir, par-delà la porte. Se rappelant les exercices de concentration qu’il avait tout particulièrement travaillé ces derniers jours à l’Académie, il déploya sans difficulté ses facultés de perception pour percevoir ce qu’il soupçonnait déjà : les deux gardes n’avaient pas bougé de leur poste. Vadith se concentra davantage. Il pouvait presque entendre, à travers la Force où se déployaient ses sens, le dialogue qui tira les deux gardes de leur mutisme.
« Tu as entendu ? Là-bas, je crois que quelque chose vient ! »
C’était l’idée, en tout cas, qu’ancra Vadith dans leur esprit, ou en tout cas dans l’esprit de l’un d’eux. L’autre fut pris d’un doute renforcé par l’impulsion de persuasion qu’exerçait sur eux Vadith. Il suivit son partenaire quand celui-ci partit dans un trot soutenu en direction du trouble imaginaire. Sentant les deux hommes s’éloigner, l’Apprenti Sith profita de la poignée de secondes qu’il avait devant lui pour sortir en toute discrétion et disparaître dans une branche opposée au couloir dans lequel ils étaient en train de s'enfoncer, et qu'il s'avait plus rarement empruntée par les rondes.
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