Star Wars Ascension


Combat de coqs | pv Byrhon Gill'losa

Star Wars Ascension » Au coeur de la Galaxie » La bordure extérieure » Nar Shaddaa

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Nébuleuse Noire
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  • Posté le Jeu 14 Déc - 0:00

    Message n°2880 (1)


« Un autre. »

L’esclave vêtu d’un costume moulant s’incline, yeux baissés, attrapant d’une main sûre le verre tendu. Avant de s’éloigner, de détaler presque devant la nouvelle cliente de l’Écrin d’ivoire. Une sorte de harpie aux cheveux bien coiffés et aux manières princières. Une beauté du désert au cœur froid. Voilà presque une heure qu’elle est là, à profiter des services de deux autres larbins. L’un d’eux lustre depuis tout à l’heure sa botte posée sur un repose-pied clinquant. Cette femme n’a même pas pris la peine de s’essuyer les pieds avant d’entrer, laissant dans son sillage une traînée de sable. Sa longue cape de cuir est constellée de grains dorés. Son accoutrement laisse penser à une chasseuse de primes ; sa bourse beaucoup moins. Elle aurait presque l’air obscène avec sa jambe en l’air, la tête effleurant la poitrine chaude d’une masseuse ceinte de chaînettes en or. Cette dernière, les bras tremblant d’effort, s’acharne sur les épaules déjà détendues de sa cliente. Quoi que le massage soit de qualité, il ne peut être comparable à la jouissance de la domination. Rappeler aux esclaves leur servitude : voilà un devoir qui lui sied.

Le regard sombre bordé de longs cils noirs parcourt la grande salle. Ça pue le luxe. Sa cousine la luxure, elle, se cache à peine derrière les colonnes de marbre, les grandes plumes et les portes closes. Ces barbares de Nar-Shaddaa savent être subtils, quand ils le souhaitent. Que de joutes sexuelles, si peu de vrais combats. Il manque le charme d’une rixe à l’ancienne, avec les mâchoires qui claquent, les os qui craquent et le sang qui s’échappe. La portée voyeuriste d’une éternelle tragédie, aux acteurs remplaçables.

Qu’à cela ne tienne ! Aujourd’hui, Amaneh défie son hôte en duel. Pure provocation. Gratuite. Même sur le territoire des Hutts, l’Intendante se sent comme chez elle. Elle s’approprie l’espace sans vergogne. Asservit l’atmosphère. Sa main pianotant sur le velours de son fauteuil, la femme dans un souffle décide de passer à l’action. Bousculant les deux esclaves, l’envoyée de la Nébuleuse noire se lève d’un coup. Les bras en croix, elle s’avance à grands pas pour se retourner dans un mouvement de cape.

« Eh là ! Qu’est-ce qu’on s’ennuie ici ! » qu’elle clame, sa voix claire portant loin.

Alors que quelques regards désapprobateurs se tournent vers elle, Amaneh se fend d’un sourire lapidaire.

« L’on m’a vanté l’Écrin d’ivoire, lieu de tous les délices ; je ne vois que le rendez-vous des barbons lubriques en quête de chair fraîche, persuadés que leurs vieux os peuvent encore satisfaire quelqu’un ! »

Revenant vers elle avec sa boisson, le serveur s’approche timidement. Lui arrachant le verre des mains, Amaneh avale cul sec du nectar. Sa langue, prédatrice, passe sur ses lèvres tandis que d’aucuns s’offusquent de sa provocation. Qu’importe ! Pour attirer le patron, il lui faut faire plus de bruit. Feindre la folle alcoolisée.

« Alors, qui est le boss ici ? Qui n’ose pas se montrer ? » tonne-t-elle en levant les yeux vers les balconnets, tournoyant comme un oiseau fou.

Un volatile aux grandes dents.
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  • Posté le Dim 17 Déc - 12:09

    Message n°3070 (2)

Ce qui était le mieux avec ce métier, outre l'argent qui coulait à flots ? Pouvoir se satisfaire avec sa propre marchandise. Alanguis dans un divan circulaire, Byrhon soupir d'aise, une fille à chaque bras qui baise sa gorge, le haut de son buste et sa mâchoire. Les caresses sur son corps lui font oublier les petits tracas du quotidien et surtout l'aide à se remettre de ce passage foireux d'Eryndal sous son toit. Il gérait encore très mal sa propre réaction face à la chose qui faisait office de fiancée pour son meilleur ami et rien que cette pensée lui arrache un frisson de dégoût. Anhesis... Cette créature avait l'art de marquer les esprits... N'est pas feinté la surprise du Nagai quand la voix de la chienne résonne à l'étage inférieur de l'écrin. Il ouvre les yeux, redressant le buste. Est-ce que c'est une blague ? Si c'est le cas, c'est franchement de mauvais goût.

« C'est quoi ces conneries... ? »

Siffle le proxénète alors qu'il relâche ses deux comparses à la moue boudeuse d'être si soudainement délaissé. Vêtue entièrement de blanc, la tunique du Nagai fait honneur au luxe des lieux alors que les bordures d'or agrémentent le tissu sans doute très couteux, qui le couvre. Le pas rapide, il s'approche de la rambarde et observe le lieu de complaisance en contrebas. Outre les clients, les danseuses, les musiciens qui imposent une ambiance par leur art musical, ce qui s'arrache du lot c'est la donzelle en plein milieu. Bien trop vêtu pour être une des esclaves, ses paroles signent son statut de cliente. Les femmes ne sont pas toujours nombreuses ici malgré la présence des gigolos et c'est encore plus surprenant de voir qu'elle était en prise avec des femelles. Le regard plissé, Byrhon observe cette créature qu'il aurait juré être Anhesis. Mais non, elle était bien trop belle, son teint d'or tranchait avec celui-ci cendré de la compagne d'Eryndal qui portait les stigmates du côté obscure. Cette femme-là, avec tout de la normalité. Mais alors qui était-elle ? Une prochee parente ? Aucun doute là-dessus mais leur ressemblance était tellement frappant que Byrhon en frisonne de gêne.

« Si mes sirènes vous ennuient, je me ferais un plaisir de me charger moi-même de votre cas. »


Cingle-t-il avec une touche d'humour dans la voix. Il se refuse à montrer sa perplexité. Byrhon esquisse un sourire carnassier avant de longer la rambarde et commence à descendre les escaliers drapé d'un tapis de velours couleur écru. Il observe cette inconnue, la dévisage sans la moindre gêne. Bon sang, plus il s'approchait et plus il avait l'impression d'avoir Anhesis sous le nez. Mais cette femme tenait plus d'une princesse que d'un animal sauvage. Alors qu'il s'approche d'un pas lent, les regards se tournent vers le duo, aussi bien celui des clients curieux que celui des esclaves inquiets.

« Et à qui ai-je l'honneur ? J'aimerais au moins connaître l'identité de ma seule cliente qui ne se satisfait par des services de l'écrin et vient en plus gâcher le spectacle de ma clientèle. » Il soupir, sourire chafouin aux lèvres. « je crains malheureusement, que vous ne trouviez pas meilleur établissement que celui-ci, il faudra vous en contenter ou bien partir. » Pivotant, il désigne la sortie d'un geste de la main, calme et serein. « La sortie se trouve par là, mademoiselle. Libre à vous d'aller voir ailleurs si l'envie vous prend. Mais si vous désirez rester ici, je vous prierais de respecter mon établissement comme mes clients ainsi que mon personnel. »


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  • Posté le Dim 17 Déc - 18:45

    Message n°3101 (3)

Il est là, enfin.

L’Intendante cesse aussitôt son manège ridicule. Un rictus narquois tord ses lèvres sableuses tandis qu’elle contemple l’homme qui descend de son perchoir. Sans doute un alien, dont elle ne saurait pourtant préciser la race. Un physique singulier, qui ne manque pas de charme pourtant. Pour un larbin, il fait preuve d’une élégance tout en sobriété. Mention spéciale à sa chevelure immaculée, voltigeant dans son dos comme de multiples danseuses d’écume. Et à ce regard mordoré qui pourrait presque faire oublier sa plastique atypique. Amaneh n’a jamais vraiment apprécié les mâles humains. Leur chair est trop lisse, trop tendre. Leur endurance trop faible, même pour les plus aguerris. De la bidoche bon marché. Lui ? Au vu de sa rareté, il pourrait valoir un peu plus cher. Imaginer son rival s’ébattre dans le Sarlacc lui arrache un sourire satisfait.

Et alors qu’elle tente de fixer un prix sur le corps de son interlocuteur, ce dernier se fend d’une boutade à son égard. Elle laisse échapper un ricanement.

« Pourquoi pas ? C’est si gentiment proposé. Nous saluons votre dévouement ! »
, rétorque-t-elle dans un sourire insolent.

Les mains croisées dans le dos, Amaneh s’avance avec lenteur vers le maître des lieux. Ses grands yeux sombres le toisent comme ceux d’une prédatrice avide. Elle lui tournerait presque autour. Quelle réponse donnera-t-il à son insolence ? La réaction ne se fait pas attendre. La « seule cliente » insatisfaite, qu’il dit ; quel beau parleur ! Et voilà qu’il lui indique la sortie sans plus de ménagement. Ah. Que c’est banal ! Mais d’un professionnalisme inéluctable. Il est tout de même fort peu galant de lui demander son nom avant de la jeter dehors. Sans doute pour ne plus avoir affaire à la trouble-fête qu’elle est. S’humectant les lèvres, elle s’approche encore de son hôte, pour se retrouvez nez à nez avec lui. Battant des cils, l’Intendante ajoute :

« Nous consentirons à donner notre nom, une fois que vous nous aurez accueillie en privé. Il nous sera difficile de faire autrement. Notre identité est quelque peu… sensible. »

Elle appuie ce dernier mot d’un clin d’œil malicieux.

« Puisque vous nous avez proposé de vous occuper vous-même de la cliente exigeante que nous sommes, voilà notre marché : convainquez-nous. Prouvez que vous êtes le meilleur, le plus grand ambassadeur du Cartel, et que votre Écrin d’ivoire tient ses promesses. Après quoi, nous nous engageons à respecter vos clients et votre… personnel. »

Personnel ? Quelle hypocrisie. Ce sont des esclaves, voués à servir sans rien en retour. D’abominables petites choses serviles et interchangeables, enchaînées par le fatalisme plus que par les menottes. À leur place, elle aurait déjà organisé un empoisonnement général. Une épidémie bien purulente et sanglante. D’un mouvement de cape, la voilà déjà à ses côtés, toute pétrie de fierté.

« Alors ? Qu’en dit notre bienfaiteur ? »
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  • Posté le Mar 26 Déc - 15:30

    Message n°3622 (4)

Nous ? Encore un point commun avec cette tarée d'Anhesis. Mais qu'avaient donc ces deux femelles pour parler de manière aussi singulière ? L'une parlait d'elle à la troisième personne du singulier tendit que l'autre mettait le doute sur un dédoublement de personnalité. C'était sans doute de famille que d'avoir un grain dans la caboche. Belles mais totalement à l'Ouest, visiblement. On ne peut pas tout gagner au change... Byrhon tente de cacher sa perplexité, se contentant d'afficher un bref sourire. Le faiseur de merveilles, comme l'appelait si gentiment Vago, ne semblait pas atteint par les taquineries de la jeune femme.

« Entendez le bien, je ne manque pas de clients, j'ai tellement d'argent que je ne sais plus comment le dépenser... Avec ou sans vous, cet établissement continuera sa route. Vous n'êtes pas indispensable et je n'ai plus rien à prouver à personne depuis très longtemps déjà... N'essayez pas de marchander. Si vous croyez me tenir par les couilles, vous vous rendrez vite compte en réalité que c'est moi qui vos tiens par les ovaires. »

Siffle Byrhon tel un serpent tentateur et plein de malice. Il ne mâche pas ses mots, il ne la craint pas et ne souffre aucunement de la présence de cette insipide créature sous son toit. N'a-t-elle pas encore compris qu'ici c'est son territoire à lui ? Personne ne viendrait lui souffler son pouvoir dans son antre. Pourtant il se rapproche doucement, soutenant le regard de la femme à l'identité soi-disant sensible. Une entrevue en privé ? Voilà qu'elle se donne de grand air... Sans la quitter des yeux, Byrhon s'empare délicatement de la main de son client, la portant à son visage et d'une douce caresse entre ses doigts, vient en embrasser les jointures. Ce barbare sans cœur est bien doux soudainement mais son regard doré lui, exprime une froideur qui va à l'opposé même de ses gestes.

« Mais je m'en voudrais si je vous laissais partir sans avoir fait l'effort de satisfaire une nouvelle cliente... Et comme le dit si bien l'adage, le client est roi. Veuillez me suivre. »

Ronronne le Nagai en relâchant doucement la main entre ses paumes puis tourne le dos lentement à la belle inconnue. Malgré tout, sa méfiance est de mise et plus forte qu'encore depuis qu'elle a avoué ne pas pouvoir dire clairement qui elle était. Outre le mystère juteux qui flottait autour de cette femme, le danger lui était aussi poignant que l'envie de lui plonger une lame dans le cœur. Silencieux, Byrhon remonte les marches, statue altière, mains croisées dans le dos. Il est digne, il est fier alors qu'il longe la mezzanine de l'écrin avant de venir ouvrir une des pièces libres de l'étage. Il entre le premier avant d'inviter sa comparse à en faire de même. La pièce n'est pas bien grande mais décorée d'un luxe presque étouffant à travers ses murs et ses colonnes de marbre ornées de peintures d'or et d'argent. Le lit qui trône au cœur de la pièce est rond, large (trop pour un simple couple et pourrait aisément soutenir la masse graisseuse d'un Hutt) mais le plus surprenant vient du plafond. Parfait écran holographique, il donne la sensation de n'avoir aucun couvert au-dessus de la tête et favorise la vue sombre et lumineuse à la foi,s de la voûte céleste et d'une superbe nébuleuse dont les gaz colorés projettent dans la pièce, une douce lumière apaisante. Malgré la beauté du lieu, Byrhon lui semble totalement se détourner du contenu de la pièce, plongé dans un lourd silence il ouvre le minibar et sort une bouteille de champagne qu'il s'empresse d'ouvrir, déversant son contenu dans deux flûtes en cristal. Un des nombreux luxes qu'offre l'écrin quand on a de quoi y mettre le prix.

« Bien... Maintenant que nous sommes seuls et à l'abri des regards... Si ma mystérieuse cliente daignait enfin se présenter ? »

Il pivote doucement, revenant vers cette femme qu'il jurerait être Anhesis et lui tend l'une des coupes de champagne, l'observe sans même l'ombre d'un sourire et d'un sérieux qui trahit l'intense méfiance dont il fait preuve.

« Oh une dernière chose... Avant que nous ne commencions quoi que ce soit... Gardez à l'esprit que je ne suis pas une des putes de l'écrin. On ne me paye pas pour mes services... Et si mes sirènes n'ont rien à m'envier, je vous conseille vivement de ne pas me prendre pour acquis, mademoiselle. Je n'appartiens à personne, je ne suis soumis à personne. J'ose espérer, que ce soit suffisamment clair pour vous. » Il esquisse une moue sournoise. « Je ne donne pas de ma personne... Je prends ce que je juge me revenir de droit. » Il se pourlèche la lèvre. « Après tout, un cul reste un cul... Le vôtre ou celui d'une autre, aucune différence. »


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  • Posté le Jeu 4 Jan - 0:12

    Message n°4023 (5)

Une moue presque exagérée vient tordre le faciès poupin de l’Intendante. Que c’est irritant. Et quelle vulgarité… Il ne daigne même pas se prendre à son petit jeu. Elle se serait pourtant bien essayée à une petite joute verbale ; ce genre de personnage ne doit pas avoir l’habitude de converser avec une femme habillée et capable de lui répondre – voire de parler. Allons donc. La partie serait moins drôle si l’adversaire ployait l’échine. Plus il résiste, et plus Amaneh se laisse séduire par l’envie de l’écraser. La Chienne de son passé lui aurait déjà brisé les rotules à coups de blaster pour lui apprendre à parler aux dames. Mais plus rien de la gladiatrice d’antan ne transparaît dans son allure. Ni même dans son expression, toute de miel et de soufre mêlés.

Ses cils papillonnent de perplexité quand le maître des lieux vient lui baiser le bout des doigts. Voilà qui tranche avec son verbe. Et que dire de ce regard flamboyant de froideur ? Qu’espère-t-il ? À quoi joue-t-il ? Amaneh décide de se grandir un peu plus. Princière, elle toise avec satisfaction celui qui singe le gendre idéal sans se perdre en minauderies. Et hoche la tête, arquant un sourcil intéressé, quand il l’invite à le suivre.

Alors qu’elle laisse une courte distance entre eux, la présence de son blaster lui semble s’intensifier. Attaché à sa hanche, caché sous ses atours de cuir érodé, il fait office d’acolyte rassurant. Son palpitant se presse. Ses lèvres se pincent. Il doit être aussi méfiant qu’elle. On ne laisse pas rentrer ainsi un client dans ses quartiers, aussi fantasque soit-il. À sa place, elle aurait tiré à vu sur l’impertinente venue déranger son petit nid. Mais Nar Shaddaa semble avoir des méthodes moins brutales que Tatooine. Plus insidieuses, peut-être. Elle-même, en tant qu’Intendante, a déjà songé à assagir les pulsions sanguinaires auxquelles elle aura laissé libre court avant de monter en grade. Songé.

Amaneh se glisse dans la pièce avec furtivité. Sa cape glisse sur le sol dans un bruit feutré, tandis que ses talons claquent sur le sol immaculé. Son regard sombre s’attarde sur le plafond, et sur le lit le plus luxueux qu’elle ait jamais vu. Avec des personnes différentes, l’atmosphère aurait été romantique. En lieu et place du joli couple, il n’y a que deux barons du crime interstellaire, prêts à se jeter l’un sur l’autre à la moindre occasion. L’esclavagiste considère de nouveau les membres qui se dessinent sous la robe de son hôte. Elle devine une musculature encline à l’envoyer valdinguer à l’autre bout de la pièce. Ce qui n’est pas pour lui déplaire – bien au contraire. Un sourire étire ses lèvres mordorées quand il lui demande enfin son nom. Attrapant la coupe de champagne, elle plisse les yeux pour analyser le liquide doré. Cette créature pourrait en profiter pour l’empoisonner.

D’une patience inhabituelle, Amaneh écoute le Nagai déblatérer. Elle se demande ce qu’il entend par « quoi que ce soit », ou par l’évocation de ses filles de joie. Se dit qu’avec un proxénète, il ne faut jamais chercher très loin – mais plutôt très profond, sous la ceinture. D’autant qu’il semble fasciné par le postérieur de ces dames. Faisant tourner le verre entre ses doigts, l’Intendante esquisse un sourire poli. Vicieux. Tout sauf sincère.

« Aucun problème. Loin de nous l’idée de vous soumettre à quoi que ce soit. Nous savons faire la différence entre maîtres et esclaves, fait-elle sans cacher son dédain pour ces derniers. Mais vous n’êtes pas sans savoir que dans notre galaxie, rien n’est gratuit. »

Elle se tourne, explorant la chambre avec application. En profite pour sentir la coupe ; aucun parfum ne trahit de poison – mais les plus fortunés peuvent s’offrir de quoi tuer sans bruit ni odeur. Ne peut empêcher la jalousie mêlée de fascination de s’immiscer dans ses entrailles. Elle n’a pas un quart de ce qu’il a. Un jour, il ne sera plus qu’un vermisseau face à elle. Ce n’est qu’une question de temps. À nouveau, Amaneh se tourne vers lui :

« Un marché est un marché. Puisque vous avez accepté une entrevue, voilà notre nom : Amaneh Al’Saalomon. »

Connaît-il son patronyme ? Sans doute pas. Il a sans doute mieux à faire que de connaître le nom d’une Intendante fraîchement arrivée.
Elle se fera un plaisir de l’informer… pourvu que le prix soit payé.


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  • Posté le Mer 10 Jan - 19:29

    Message n°4278 (6)

Cette femme était dangereuse. Ne pas en douter, de pas la sous-estimer. La vipérine demoiselle ne relève pas l'irrespect de son hôte qui continue de la fixer, cherchant une faille par laquelle s'immiscer. En évitant celle qui se trouve entre ses cuisses, sans mauvais jeu de mots. Byrhon lève son verre, buvant une gorge de champagne avant de pincer les lèvres de façon courroucé alors que la belle inconnue lui rappelle la loi qui régit tout bon système criminel. Il ne la connaissait que trop bien cette réplique et avait parfaitement conscience de l'engagement qui l'accompagnait.

« C'est bien pour cela que vous êtes là. Je ne ferais pas la pute pour vous jeune fille car là n'est pas mon rôle, cependant il me tient à cœur de vous faire comprendre dans quoi vous avez mis les pieds. je ne fais pas l'amour, je baise allègrement et sans ménagement. Je vous prendrais, vous retournerais et vous reprendrais encore jusqu'à ce que vous me suppliez d'arrêter de vous ravager pour mon bon plaisir et non pour le vôtre. Cela dit, moi non plus je ne soumet à rien, vous êtes encore libre de quitter cette pièce et repartir vous enterrer dans le trou paumé d'où vous venez.»

Susurre Byrhon d'un ton mielleux alors qu'il lève vers elle une main, ses doigts pâles saisissant sa mâchoire avec douceur. Alors que son pouce vient effleurer la fossette du menton de sa comparse à la verve habile, le Nagai la dévisage. Il est durement offusqué par cette ressemblance étonnante avec Anhesis et se dégoûte lui-même d'éprouver du désir face à ce visage qui se tient devant le sien. Il a presque l'impression de fantasmer sur la fiancée de son meilleur ami. L'idée est aussi répugnante que dérangeante mais sans doute moins que les mots qu'elle vient à prononcer. Amaneh ? Joli prénom. Pourtant le nom de famille qui l'accompagne force le proxénète à se figer sur place, tétaniser. Ses craintes se confirment donc, cette grognasse a un lien avec cette créature sinistre que son ami trimballe comme un trophée.

« Al'saalomon... »

Murmure-t-il avant de se détourner d'Amaneh pour venir s'asseoir sur le lit doucement, levant son verre avec une moue crispée. C'était bien sa veine... Qu'avait-il bien pu faire pour hériter d'un tel karma ? Kaedwell en rirait sans doute. Jaune probablement, mais il en rirait indéniablement. Mais intérieurement. Pourtant loin de paniquer, cette révélation s'offre un bâton tendu avec lequel battre la nouvelle venue. Avec un détachement qui frôle le manque de respect, Byrhon sirote son champagne sans même poser un œil sur la belle brune et se contente de lâcher sans réelle joie dans la voix, l'air ennuyé plus que de mesure.

« Connaît pas, jamais entendu parler. » Il soupir. « Je suis consterné de voir que n'importe quelle gueuse se proclame mon égale... J'espère que vous serez plus doué pour écarter les cuisses pour bavasser. Vous n'avez pour vous que votre belle gueule Amaneh, entendez le bien, venant de moi c'est déjà un compliment. » Haussement d'épaules. « Mais espérer d'une femme, qu'elle soit aussi intelligente que belle relève clairement de la naïveté... Me gardez espoir et continuez de sourire, en guise de potiche vous serez déjà utile. »

La brutalité de ses mots ne semble pas le gêner, pire encore Byrhon relève enfin le visage, tirant son nez de sa coupe d'alcool pour offrir un faux sourire de compassion. Il observe Amaneh avant de se pencher en arrière, prenant appuie sur son coude alors qu'il s'installe tel un roi, sur le lit douillet où il a posé son derrière.

« Un lien avec une certaine Anhesis Al'saalomon ? Je dois admettre que votre ressemblance me sidère... »


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  • Posté le Sam 3 Fév - 15:34

    Message n°6013 (7)

Par la Nébuleuse, que cet homme est vulgaire ! Aussi ignoble que son domaine est fastueux. Et stupide. Il doit la prendre pour une de ces rombières avides de piquant. Croire que son adversaire a franchi le pas de sa porte pour tester l’aplomb de ses coups de rein. Alors qu’il lui balance tout ce qu’il pourrait lui faire, saisissant son menton, Amaneh calcule. Laisse ses pensées divaguer. Que faire ? Lui balancer son verre au visage ? Lui cracher à la figure ? Le retourner sur le tapis, ici et maintenant, pour faire l’amour à ses viscères avec son blaster ?

Non.

Se contenter de répondre, pour l’instant.

« Adorable. », lâche-t-elle dans un sourire taquin.

Visiblement, son visage fait de l’effet. Sans doute pas celui escompté. Les traits du Nagai se crispent, se troublent, devant le faciès poupin. L’Intendante aurait-elle déjà contrecarré ses plans, sans le savoir ? Son regard sombre glisse sur la silhouette élancée, tandis qu’il s’assied sur son lit. Est-ce une invitation ? Peu importe. Son physique atypique a beau lui inspirer bien des choses, sa verve tourbe lui enlève tout charisme. Ses mots, aussi tranchants puissent-ils être, s’enlisent dans le sable sec de l’indifférence. Qu’il lui donne des coups ; elle les lui rendra plus durs encore.

Son pouce glisse le long de la courbe translucide de la coupe. Elle porte enfin le verre à ses lèvres, profitant du liquide avec délectation. Le goût raffiné du champagne hérisse de nouveau sa jalousie. Ce bouffon ne mérite pas un tel faste. Cela dit, il est aussi vulgaire – encore – que la grosse larve qui lui sert de chef. Amaneh s’assied à demi sur un meuble, buvant distraitement son champagne. Il est consterné, qu’il dit ; c’est plutôt lui qui est consternant. Plus il se dit supérieur, plus elle s’estime bien au-dessus. Hors de question qu’elle donne quoi que ce soit à un type qui n’entend rien au business. Sauf si…

Sauf s’il lui apporte sans le savoir, quelque chose d’inestimable. Sa main gantée se resserre, faisant gémir à l’unisson le verre et le cuir. Anhesis. Un nom qu’elle n’a plus entendu depuis une vingtaine d’années. Un nom hurlé, gémi, pleuré, aimé, haï. Sa mâchoire se serre, pointe sous le derme hâlé. Il connaît Anhesis. Il l’a vue. Et Amaneh doit se concentrer de toutes ses forces pour ne pas se jeter sur lui et lui arracher tout ce qu’il sait à coups de torgnoles dans la figure. Et aussi pour ne pas sauter de joie pour hurler à toute la galaxie qu’elle avait raison. Pour laisser s’échapper les mots qu’elle a toujours voulu crier : Anhesis Al’Saalomon est en vie.

« En effet. Je suis sa sœur jumelle… », acquiesce-t-elle.

Elle déglutit. La prudence est de mise. En aucun cas il ne doit savoir qu’elle cherche sa sœur bien-aimée depuis vingt-trois ans. En aucun cas il ne doit percevoir sa faiblesse.

« Dans quelles circonstances l’avez-vous croisée ? Il nous semble étonnant qu’elle connaisse… quelqu’un comme vous. »

Elle lui adresse un haussement de sourcils lourd de sous-entendus, tout en imprégnant de nouveau sa bouche de champagne. Bon sang, ce pseudo-mâle alpha en mal de reconnaissance ne sait pas recevoir, mais elle doit reconnaître qu’il a bon goût.


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  • Posté le Sam 10 Fév - 17:51

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Sa jumelle.
C'était donc là, le secret de cette ressemblance frappante . Byrhon reste muet un instant, dévisageant Amaneh d'un air sérieux. Si Eryndal ne lui avait jamais parlé de cette femme, il en déduisait qu'il ignorait son existence et vu que le cerveau d'Anhesis était aussi vide d'un trou noir, il y avait fort à parier qu'elle-même ignore tout au sujet de sa dite jumelle. Un sourire carnassier étire les lèvres du Nagai qui ne quitte pas la femme du regard. L'idée était sale mais il avait la sensation qu'il venait de trouver un merveilleux moyen de pression contre Amaneh. Non ? Peut-être ? Sans doute. La question lâchée par la femme l'amuse d'autant plus. Quelqu'un comme lui ? C'était charmant cette façon polie qu'elle avait de le désigner. Lui aurait été bien moins tendre, pas seulement envers les autres mais aussi envers lui-même.

« Un ami nous a présentés. »

Il garde sous silence le fait d'avoir manqué de poignarder Anhesis, qu'elle allait se marier et qu'elle était enceinte. Il avait besoin de voir jusqu'où l'ignorance de cette donzelle se portait. Jusqu'où il la dominerait et en pourrait en user à son avantage. Ou à celui d'Eryndal. Car il faudrait bien mettre le Zabrak au courant et le plus tôt serait le mieux. La dernière chose dont Byrhon avait besoin, c'était de voir son colosse de cornu débouler chez lui pour lui coller une mornifle de tous les diables. Et que dire d'Anhesis, il avait méchamment tâté de sa férocité, pas sûr qu'il soit d'humeur à supporter le couple qui prendrait un malin plaisir à lui cogner dessus une seconde fois.

« J'en déduis que vous n'avez pas dû voir votre sœur depuis longtemps... »
Une évidence. « Je pourrais sans doute arranger cela. »

Promesse veloutée soufflé du bout des lèvres. L'oeil pétillant, Byrhon continue d'observer la délicieuse Amaneh qui semble prêter plus d'attention à son verre de champagne qu'à sa compagnie. Il faut dire qu'il se montrait absolument exécrable. Il voulait voir jusqu'où elle pouvait tenir, si elle pouvait aller au-delà de son masque d'infâme connard cruel pour voir plus loin. Voir ce que Carmine avait vu, ce qu'Eryndal avait vu. Est-ce qu'elle verrait, elle aussi ? Byrhon se lève du lit doucement, s'approchant d'Amaneh et vient effleurer une mèche de ses sombres cheveux du bout des doigts avant de murmurer.

« Vous êtes prête à faire quoi, pour retrouver votre sœur... ? » Il penche le visage vers elle, souffle à son oreille. « Réfléchissez Amaneh... Vous l'avez dit vous-même, dans notre Galaxie, rien n'est jamais gratuit. »


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