Star Wars Ascension


Curieux rapports (hannibal)

Star Wars Ascension » Coruscant

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Chancelier Suprême
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  • Posté le Dim 5 Nov - 20:56

    Message n°1229 (1)

Curieux rapports


Le Chancelier suprême se laisse doucement basculer en arrière contre le dossier de son fauteuil, en lâchant un long soupir tandis que les larges portes de son bureau se referment dans un bruit sourd. Les yeux clos pendant quelques secondes, le politicien finit par se redresser, roulant sa nuque en faisant craquer les vertèbres. Ce qu’il ne faut pas faire pour le bien de la République… sans jamais se départir d’un sourire tour à tour aimable, compréhensif, cynique ou ravageur. Traiter avec ceux qu’il considère comme la plaie du système républicain, tout en les caressant dans le sens du poil. Le chancelier Halcyon avait toujours l’air si à l’aise dans sa fonction, comme si ce rôle lui était naturel, alors qu’en réalité… il en était très loin. Devenir hypocrite pour satisfaire aux exigences ardues de la politique a toujours été très loin de lui plaire, par ailleurs. Mais très rapidement, dans sa vie, et dans son ancien métier de judiciaire, il a appris qu’on n’obtenait rien sans rien.

Repoussant le fauteuil pour profiter de cette courte accalmie afin de faire quelques pas dans le large espace qui lui sert de lieu de travail, la porte finit toutefois par se rouvrir, mais sur sa secrétaire qui lui apporte quelques dossiers ainsi qu’une tasse de café. « Je vous remercie, Kalien. Quelle est la suite des hostilités ? », demande-t-il posément avec une pointe ironique dans la voix. « L’Amiral Troy qui revient de Naboo, monsieur. Il a souhaité vous faire son rapport dans les plus brefs délais. Il attend que vous veuillez bien le recevoir. » Le chancelier reste d’abord pensif un instant, avant d’acquiescer, serrant la tasse chaude dans ses mains. « Ah oui… En avant toute, alors. », dit-il dans un sourire quelque peu affable, se dirigeant vers la large baie vitrée qui surplombe une partie de ce quartier de Corusçant, profitant du court répit pour siroter la boisson et perdre son regard sur les hauts gratte-ciels de cette cité-planète à la circulation intarissable.

Naboo… La mission de l’Amiral lui revient rapidement en tête, cette histoire de vol de données sensibles sur la République par les Mandaloriens. Une triste affaire de corruption supplémentaire sur les bras du Sénat, d’ailleurs. C’était à se demander jusqu’où cela irait, alors même que le peuple Naboo était parmi celui le plus fidèle aux idéaux démocratiques, et ont toujours été des pacifistes, préférant la diplomatie au choc des armes. A ce propos, la manœuvre de l’Amiral n’avait guère été appréciée par les habitants de Theed, ni par le roi lui-même, qui voyait là une certaine défiance de la part de la République, alors qu’il aurait certainement préféré qu’on l’avertisse avant que sa planète ne soit soumise à un rude blocus, qui n’était pas sans rappeler celui de la Confédération il y a plus de 500 ans de cela. Orcus pince doucement ses lèvres en une expression songeuse et peu engageante alors qu’il repose sa tasse sur le bureau.

Retournant à son observation de la ville, droit et élégant dans son drapé d’un tissu épais, d’excellente manufacture mais néanmoins très sobre en comparaison des atours de certains Sénateurs ou riches hommes d’affaires, les mains croisées dans son dos, le Chancelier est rapidement tiré de ses rêveries par le son de la porte qui s’ouvre à nouveau, sur l’Amiral cette fois. « Bienvenue, Amiral Troy. », se contente-t-il de prononcer à prime abord, avant de se retourner à moitié avec une certaine lenteur, dévisageant le Kronien de son regard perçant. « J’ai ouïe dire que vous m’apportez des nouvelles de Naboo. », ajoute-t-il sans, pour l’instant, l’inviter à s’asseoir alors qu’il reste lui-même debout. Des mauvaises nouvelles, même, songe-t-il sans pour autant attaquer l’Amiral à ce propos. Là n’est pas l’objectif de cette entrevue et il connaît suffisamment bien l’officier pour savoir qu’il s’en mordait déjà les doigts.
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  • Posté le Lun 6 Nov - 13:12

    Message n°1256 (2)

L'Alexander arriva enfin à Coruscant. A son bord : un Amiral plus aigri que jamais, un équipage tendu au possible, la Brigade Bleue frustrée, et un cadavre mandalorien sur les mains. Depuis le pont principal, Troy admirait l'énorme planète-ville, celle où il avait vécu toute sa vie après avoir quitté Kronus bien évidemment. Les pensées de l'officier se bousculaient, son incapacité dans le dossier des données sensibles dérobées au sénateur de Naboo avait été flagrante. Un long blâme l'attendait dans le bureau du Chancelier, il en était conscient. L'Alexander se posa en orbite, l'Amiral monta à bord d'une navette, toujours entouré d'une escorte de sa garde personnelle. Le petit vaisseau quitta la frégate, puis plongea dans l'atmosphère de la capitale, pour se rendre au centre politique. de la planète.

Une fois au sol, Troy descendit à la hâte et ordonna à ses sbires de rester sur place. Il devait être seul pour assumer son échec les yeux dans les yeux d'Halcyon. D'ailleurs, l'Amiral admirait profondément ce nouveau Chancelier. Tout d'abord, c'était grâce à son soutien qu'il était parvenu au grade d'amiral, mais aussi parce que les deux hommes partageaient leur vision politique de la République. Le Chancelier utilisait les mêmes armes que ses ennemis corrompus, et il avait lancé une véritable croisade ayant pour but d'assainir toute la vie politique du système, et ce, avec un autoritarisme parfaitement assumé. Et cela plaisait à Troy. Ce dernier se présenta à l'accueil de la chancellerie, une secrétaire lui répondit qu'il allait être recevoir sous peu. Le rendez-vous avait été pris dès le départ de Naboo, il fallait dire. Quelques minutes plus tard, Halcyon fut enfin disposé à faire entrer son Amiral. Troy entra dans la grande pièce, toujours aussi impressionnante, à l'image-même de celui qui l'occupait.

— Bienvenue, Amiral Troy. J’ai ouïe dire que vous m’apportez des nouvelles de Naboo.

Le Chancelier était resté debout, Troy également. Les deux hommes se fixaient l'un l'autre, séparés par un bureau. En guise de réponse, l'Amiral fit un salut militaire on ne peut plus solennel, puis positionna ses mains derrière son dos et bomba le torse. Une posture classique d'un officier faisant son rapport à son supérieur. L'Amiral était le plus haut gradé de la Marine Républicaine, et pourtant, il avait l'impression de revenir à l'école des officiers en cet instant. Il prit une grande inspiration et parla enfin.

Je viens vous donner mon rapport concernant la mission que la chancellerie m'a donnée. J'ai tenu à vous livrer moi-même ce rapport, car j'assume la responsabilité de telles conséquences. Je vais donc tout vous expliquer. Mon ordre de mission était le suivant : capturer Jal'Hel, ancien conseiller du sénateur de Naboo, ayant dérobé des informations capitales et sensibles à la République Fédérale. Son acte de trahison l'avait mené jusqu'à Naboo, là où un agent mandalorien était censé le récupérer pour le ramener en toute sécurité dans les systèmes mandaloriens, avec bien entendu, l'intégralité des données dérobées. Malheureusement, Chancelier Halcyon, l'opération a été un échec total de ma part. Je ne sais pas exactement comment les choses m'ont échappé et pourtant c'est un fait, si vous me pardonnez l'expression, tout à été foiré dans le traitement de l'opération.

Troy souffla un court instant et se laissa quelque peu envoûter par le splendide panorama qu'offrait la longue vitre située derrière le bureau d'Halcyon. Comme des milliers de pics solitaires, les buildings scintillants de la capitale se dressaient à perte de vue, noyés par le trafic ininterrompu des navettes et autres véhicules volants.

J'ai pris la liberté de ne pas avertir Naboo de mon arrivée, au cas où l'agent serait au courant, et accelérerait l'extradition de Jal'Hel. Mon vaisseau est donc arrivé par surprise, et j'ai entamé un blocus total de la planète. Une méthode peu orthodoxe, extrême même, mais je ne voulais laisser aucune chance de côté. L'Alexander a été placé en orbite au-dessus de Theed, et j'ai donné l'ordre aux autorités locales de placer eux-même leur planète sous blocus, ce qui a été fait presque sur-le-champ. D'après les informations que l'on m'avait fournies, les deux suspects étaient dans Theed. Je n'avais plus qu'à retourner la capitale. Lorsque Jal'Hel a été retrouvé, je l'ai fait transférer sur l'Alexander, pour le ramener à Coruscant. Néanmoins, les choses se sont très vite compliquées. Les locaux n'ont pas supporté ledit embargo que j'avais mis en place. Un problème d'ingérence rappelant probablement les heures sombres de l'antique conflit avec la Fédération du Commerce. En bref, beaucoup de citadins s'étaient soulevés. Je craignais une émeute, ou pire. J'ai été contraint de faire rembarquer mes 300 soldats de ma garde, et mettre en arrêt les fouilles en cours pour calmer la situation. Je ne voulais pas d'affrontements, l'image aurait été déplorable pour la République Fédérale. En revanche j'ai perdu quelques hommes pendant les heurts … Bref.

Troy savait que les choses délicates à aborder allaient commencer pour lui. Il se tordit nerveusement les lèvres.

Une fois sur l'Alexander, j'ai tenu à interroger Jal'Hel pour récolter des informations sur le mandalorien qui devait venir le chercher. J'avais laissé le soin de la traque de l'agent ennemi sur le terrain à un chevalier Jedi que j'ai rencontré sur place. Un Jedi qui m'a posé beaucoup plus de soucis, et qui soulève des questions hautement importantes, mais tout cela relève de la seconde partie de mon rapport, je termine d'abord la première. En vérité, le Jal'Hel que j'avais devant moi était l'agent mandalorien. Ce dernier avait reçu les données bien avant mon arrivée, les avait déjà envoyé dans des systèmes mandaloriens. Puis il avait tué Jal'Hel, « pris son visage », d'après ses dires, afin de revêtir son apparence. Il s'est d'ailleurs bien payé ma tête en affirmant que la République ignorait tout des techniques perfectionnées des mandaloriens pour l'espionnage. Non content de ressembler traits pour traits à Jal'Hel, il s'était également emparé de ses fonds pour corrompre nombre de notables de la ville. La piste qu'on avait donné au chevalier Jedi était donc fausse. Juste ensuite, le mandalorien est mort. Il avait avalé une capsule de poison lent, juste avant sa capture. Chou blanc, Chancelier. J'ai levé le blocus, et je suis parti tout en ordonnant au Jedi d'arrêter ses investigations. Un échec auquel j'ai longuement réfléchi. Si Jal'Hel et le mandalorien étaient au courant de mon arrivée, c'est que quelqu'un à Coruscant les a avertis. Le degré de corruption est donc plus important que l'on ne pensait. Les affaires internes devront régler le problème.

Hannibal venait d'achever la première partie de son rapport. Il attendait maintenant la réaction du Chancelier, avant d'évoquer la seconde partie de son exposé. La partie concernant le sujet inquiétant qu'était le Jedi Fou, Saevus.
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  • Posté le Lun 6 Nov - 22:54

    Message n°1308 (3)

Les traits de son visage aquilin détendus mais les sens néanmoins en alerte, guettant le moindre signe dans la posture, la gestuelle ou même le ton employés par l’Amiral, le Chancelier Halcyon écoute, posé, concentré sur la quantité d’informations à assimiler très rapidement. Il n’en a sans doutes pas l’air mais il enregistre tout, les détails, les noms, les lieux, et les expressions de son interlocuteur, comme il a toujours procédé de cette manière dans son ancien métier d’enquêteur. Hochant la tête de temps à autres, Orcus reste de marbre, laisse son Amiral terminer sa diatribe jusqu’au bout, plissant parfois les yeux en signe de réflexion annexe. Il y avait effectivement des choses étranges à mettre au clair le plus rapidement possible… cette nouvelle forme d’espionnage, qui était loin des idéologies très traditionnelles des mandaloriens, le contenu même des données volées, la raison de ce soudain revirement du conseiller pour se tourner vers les ennemis de son propre peuple. Et bien sûr, comme le souligne si bien l’Amiral Troy, la fuite des informations quant à sa mission sur Naboo. A cette nouvelle, le chancelier fronce légèrement les sourcils, préoccupé mais calculant en même temps les différentes possibilités.

Une expression neutre plaquée sur le visage, mais le regard acéré alors qu’il fixe le Kronien, le chancelier finit par mettre un terme au bref silence qui s’est installé dans la salle. « Vous imaginez aisément le nombre de fois où, ces deux derniers jours, mon holocom a sonné avec, face à moi, des Naboos mécontents des méthodes employées par la République, leur alliée, amie et institution. Avec cet échec, cette stratégie discutable ne trouve même pas sa justification. Je suis parfaitement conscient de la nécessité de l’effet de surprise dont vous aviez besoin, et ce n’est pas le blocus que je blâme, mais les rapports désastreux qu’il y a eu avec la population. Le peuple de Naboo est pacifique, amiral. Ils vaquent à leurs occupations, participent activement à la défense de la République ainsi qu’à sa renommée et préfèrent trouver une solution diplomatique quand leur nation est en danger. La corruption d’un de leurs membres ne signifie pas une infection générale et cet amalgame, cette méfiance que vous avez montrés à leur égard vous a été fatale. Et c’est d’ailleurs le revirement de ce… Jal’Hel qui m’interroge. Serait-ce vraiment l’argent qui ait motivé les agissements de cet homme ? Avez-vous tenté d’en apprendre davantage à son propos, à fouiller plus loin que les apparences ? » Ses derniers mots ne sont pas une remontrance mais une véritable question.

Fronçant légèrement le nez, le chancelier soupire, croise doucement les bras sur son torse en pivotant d’un quart pour observer, lui aussi, la ville qui s’étend par-delà la baie vitrée. « Je suppose que nous ignorons la teneur des informations qui ont été extorquées. Et avec la mort de Jal’Hel… il faudra encore plus de temps pour le découvrir. C’est contrariant. Concernant ces… techniques d’espionnage inédites… est-on seulement certain que cet homme soit un Mandalorien et non quelqu’un à leur service ? Quelqu’un avec justement… ce genre de talents ? Un Mandalorien sans son armure, sans les couleurs de son clan, qui irait jusqu’à changer de visage alors que leur identité est leur plus grande fierté… il y a anguille sous roche, Amiral, foi d’ex judiciaire. Quoiqu’il en soit, pour cette fâcheuse histoire, ainsi que pour la fuite de votre venue sur Naboo, je vais faire appel à mes propres agents. » Des agents mystérieux, qui n’avaient pas de nom, pas d’affectation, pas de locaux propres. Et dont le chancelier ne parlait jamais mais qui, alors qu’une situation semblait impossible, avaient fait des merveilles. Fixant durement sa table de travail en méditant quelques secondes, Halcyon relève finalement la tête vers le Kronien. « Vous m’avez parlé d’un Jedi, il me semble. Je suis étonné que vous ayez pris l’initiative de l’associer à votre mission. Qu’avait-il donc de si particulier pour vous causer des ennuis ? »
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  • Posté le Mar 7 Nov - 4:24

    Message n°1311 (4)

La réponse du Chancelier Halcyon ne fut pas immédiate. Il avait écouté le récit de Troy du début à la fin, sans l’interrompre, ce qui était déjà un grand signe de respect pour le kronien, puisque les politiques avait une fâcheuse tendance à mépriser les militaires de la République. Halcyon ne cacha sa déception sur la façon dont avait été traité le dossier, surtout concernant le désastre de la confrontation entre la République et les Naboo. Un désastre que déplorait également profondément l’Amiral qui tenait tant à redorer le blason de la République Fédérale : l’image de l’union républicaine en avait pris un sacré coup. Puis le Chancelier demanda plus de précisions sur le cas de la trahison de Jal’Hel et ses motivations. Puis, se retournant vers la baie vitrée, il fit part de ses interrogations concernant l’espion mandalorien. D’ailleurs il émit de sérieux doutes sur son identité mandalorienne, ce qui était légitime. Le modus operandi de l’agent était inédit. Halcyon déclara que la suite de la faire serait donc prise en charge par ses propres agents, certainement plus compétents qu’un commandant de flotte comme l’Amiral pour ces missions-là. Enfin, Halcyon demanda davantage d’informations sur le chevalier Jedi mentionné. Troy se décontracta, il fallait dire qu’il aurait réagi de la même manière s’il avait été à la place de son interlocuteur. Ce qui était rassurant. Cela prouvait aux yeux de l’officier à quel point il comprenait le chef de la République. Troy répondit de nouveau, en faisant cette fois-ci les cent pas dans la vaste pièce.

L’argent n’était clairement pas la motivation de Jal’Hel, Chancelier, il était déjà immensément riche. D’après le dossier que la chancellerie m’a confié avant le début de ma mission, il était également un ancien ponte du Syndicat du Métal. Pourri jusqu’à la moelle, corrompu, et fier de l’être. Seulement, son confort s’est vu être chamboulé après votre élection au poste de Chancelier.

Troy pouffa de rire.

Vous avez mis un coup de pied dans la fourmilière, ce que j’ai particulièrement apprécié, pour tout vous dire. Mais vous n’ignorez rien de mes sentiments sur vos méthodes musclées. Je les soutiendrai coûte que coûte. Toujours est-il que Jal'Hel a pris peur. Tellement peur de finir au trou, qu’il a fait un appel d’offre aux systèmes indépendants de la galaxie pour une fuite qui le mettrait en sécurité. Seuls les mandaloriens ont répondu. Personne ne se soucie d’un conseiller véreux, vous comprenez. Ces derniers ont cependant exigé une condition à son extradition : des informations secrètes, de n’importe quelle nature, préjudiciable pour la République. Voilà pourquoi Jal’Hel a dérobé les données au sénateur. Quant à l’espion mandalorien, je ne suis pas assez spécialiste de la question pour vous répondre. Mais vous avez raison de vous poser des questions sur son cas. J’ai également était surpris en découvrant les techniques d’infiltration de cet agent. Etait-il vraiment mandalorien ? Etait-il plutôt un courtier engagé pour l’occasion ? Impossible de savoir. Il est mort, et jamais la vérité ne sortira de sa bouche. J’ai quand même ramené le corps, au cas où sa carcasse apprendrait quelque chose à nos experts légistes. En tout cas, pour lui, c’est mission accomplie. Je suis bien content de passer la main pour cette mission.

L’Amiral Troy sourit au Chancelier, et le rejoignit à sa droite, pour contempler la splendide vue de la large fenêtre. Coruscant avait toujours fasciné le kronien. Mais sa mine s’assombrit. Aborder le sujet qui allait suivre le révulsait au plus haut point.

Parlons de ce chevalier Jedi, Chancelier. Mais moi, je l’appelle le Jedi Fou. Vous savez que je hais les Jedi, et tous les adeptes de la Force en général. Eh bien, croyez-moi, ma rencontre avec cet illuminé n’a fait que confirmer mes craintes sur l’Ordre. Il est en pleine déliquescence. C’est gravissime. Et si j’ai pris l’initiative de susciter son aide dans ma mission, c’est que je n’avais pas le choix. Par le Fort, j’ai cru qu’il allait me tuer.

La voix de Troy tremblait. Le simple souvenir du Jedi Fou le rendait dans un état anormal, un état de terreur qu’il n’avait jamais connu dans sa carrière, même aux frontières du danger et de la mort.

Je participais aux fouilles de Theed, avec quatre de mes hommes. Et je l’ai trouvé là, seul, à cueillir des fleurs dans un champ voisin de la cité. C’était un véritable géant. Drapé de noir des pieds à la tête, à moitié fait de machineries, respirateurs, valves et autres artifices mécaniques. Il était lugubre. Je n’ai jamais vu un tel personnage. Puis, il a tué mon escorte. Quatre membres de la Brigade Bleue, en même temps. Ils ont lévité, puis ils se sont tous désarticulés, comme des pantins de bois que l’on brise. Vous m’entendez, Chancelier ? Comme des pantins de bois ! Si ce n’est pas une utilisation de la Force, alors je suis un wookie ! Nous avons discuté. Il faut dire qu’il avait ma vie entre ses mains. Il pouvait me tuer s’il le voulait, et je crois que l’envie l’en démangeait. Je lui ai expliqué le blocus, ma fonction, et que s’il me tuait, il serait vite retrouvé et qu’il était piégé sur la planète … Mais il s’en fichait. Il empestait le mal. Et puis il était certain de pouvoir quitter Naboo et passer le blocus. Mais une telle technologie n’existe pas, les systèmes de détection de la République sont les meilleurs, n’est-ce pas ? Ce qui m’a conduit à l’idée qu’il était complétement déconnecté de la réalité. Il devait être fou. Son nom était Saevus, et il m’a confirmé être un Jedi. L’occasion était trop belle. Ses dons pouvaient me servir pour mon investigation. Sans lui dévoiler toute l’opération, je lui ai juste indiqué que nous recherchions un dénommé Jal’Hel, ainsi qu’un agent mandalorien. Il n’a pas trop hésité, et a choisi de m’aider. Puis après les échanges de tirs dans la capitale, nous nous sommes séparés. Je n’avais pas le choix, les citoyens ne voulaient plus un seul représentant de la République sur le sol. Ma stratégie s’était retournée contre moi.

Troy refit les cent pas dans le bureau, pour évacuer son anxiété, qui ne devait plus laisser aucun doute aux yeux du fin analyste qu’était Halcyon.

J’avais Jal’Hel, ou du moins je pensais avoir le vrai Jal’Hel à bord de ma frégate. Je voulais l’interroger pour qu’il nous donne des informations sur l’espion mandalorien, afin de les transmettre au Jedi, qu’il puisse lui-même mettre la main dessus dans Theed. Mais vous connaissez la suite. J’ai donc ordonné au Jedi Fou d’abandonner, je lui ai fait mes adieux par communicateur, nous en sommes restés là, et ce n’est pas pour me déplaire. Cette rencontre, Chancelier, m’a convaincu d’une chose : l’Ordre laisse délibérément dans la nature des brebis galeuses. Ou pire, des dissidents, ou des incompétents qui y ont laissé l’esprit. Le Jedi Fou n’est peut-être pas une exception. Certes, les Jedi n’ont pas de compte à vous rendre, du moins plus maintenant, mais ils ont fait le serment de défendre la justice et l’équilibre. Avec de tels spécimens, je les vois mal mener à bien leur juste cause ! Imaginez un peu les conséquences. Si certains d’entre eux choisissent de soutenir nos ennemis. Le Cartel, ou pire, les Mandaloriens. Chancelier, Saevus a assassiné froidement, sans motif, sous les yeux de l’Amiral de la République Fédérale quatre soldats. Et je n’évoque pas ses menaces de mort à mon encontre ! Tout cela équivaut à une déclaration de guerre. Les Jedi sont des individus très puissants, s’ils venaient à se retourner contre nous … Ce serait la fin. Déjà que notre position est délicate …

Troy épongea la sueur qui coulait de son front. Pour la toute première fois, il venait de perdre son sang-froid, et son calme olympien qui avait fait sa renommée.

Je vous demande donc la permission de mener une mission diplomatique avec le Conseil Jedi. Un entretien est capital, je pense, car j'aimerais grandement m'entretenir avec eux au sujet du Jedi Fou. L’idée ne m’enchante pas, mais je dois en avoir le cœur net. Les Jedi ont-ils le parfait contrôle de ses propres forces ? Et s’il le faut, entamer des négociations pour un rapprochement. Et même aller plus loin sur le long terme. S’il le faut, je vous suggère l’idée de créer un fichier central, où tous les Jedi seraient répertoriés, pour plus de transparence, et éviter d’avoir de nouveau affaire à des individus comme mon ami le Jedi Fou. La coopération des maîtres Jedi sera nécessaire, mais nous pourrons utiliser la force, l’intimidation. C’est un projet personnel, qui mûrit dans ma tête depuis des années, faites-en ce que bon vous semble. Je vous en fait part, car, vous êtes le seul politicien auquel j’ai donné ma confiance. En attendant, la mission diplomatique est de mise pour clarifier bon nombre de choses. Qu’en pensez-vous ?
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  • Posté le Mar 7 Nov - 20:26

    Message n°1370 (5)

Le Chancelier émet un discret froncement de sourcils à la description de ce Jal’Hel. Pourri jusqu’à la moelle et fier de l’être. Une expression fort sympathique, cela va sans dire. « Au moins il a eu ce qu’il méritait… excusez-moi, je ne devrais pas parler ainsi. », laisse-t-il échapper dans un soupir las, avant de se reprendre en esquissant un fin sourire. Il est en tout cas intérieurement surpris par le fait que même les Hutts n’aient pas souhaité se mouiller dans cette affaire… Après tout, il serait extravagant de sous-estimer le Mogul Vago et sa capacité à… trouver des avantages dans des situations qui ne semblent en offrir aucun. Etonnant également que la Nébuleuse noire, d’ordinaire si friande d’informations, n’ait pas bougé non plus. A moins qu’ils aient été doublés par les Mandaloriens… ou alliés d’une manière ou d’une autre. Voilà la difficulté principale à diriger cette République : en plus de devoir batailler contre sa gangrène, encore faut-il garder un œil vigilent sur tous ces requins, ces malfrats assoiffés de pouvoir. Et tenter d’anticiper leurs mouvements, leurs alliances et leurs mésalliances, pour tirer soi-même son épingle du jeu. Et sauver la démocratie et la paix. Tout un programme…

« On essaiera d’en tirer quelque chose. », acquiesce vaguement Halcyon en guise de conclusion sur cette partie et portant son attention sur le récit de l’Amiral à propos de ce Jedi. Un Jedi fou ? Allons donc, qu’avait-il donc bien pu se passer pour que l’Amiral Troy se montre aussi vindicatif à son encontre ? Enfin… mis à part qu’il s’agisse d’un utilisateur de la Force, bien sûr. Haussant un sourcil, le Chancelier a bien du mal à croire, au vu de cette description, qu’il s’agisse bien d’un Jedi. Il n’en côtoie pas, évidemment, mais par le passé, l’Ordre Jedi a croisé sa propre route… Et leurs discours creux et déconnectés de la dure réalité s’étaient vivement ancrés dans la mémoire d’Orcus. Plissant légèrement les paupières de perplexité, il détourne son visage vers la ville, songeur. Cet homme était très étrange, en effet. Fou, peut-être pas… « Un Jedi qui cueille des fleurs puis qui exécute froidement quatre soldats, cela invite effectivement au questionnement. Peut-être a-t-il été radié de l’Ordre justement à cause de son inclination… pour le mal ? Sans qu’il l’ait jamais accepté… Ou bien en est-il parti de lui-même et a-t-il menti pour une obscure raison. Dans tous les cas, c’est étrange, en effet. »

Esquissant un petit sourire alors que l’Amiral voit déjà la République disparaître dans un trou noir à cause de l’invasion de tels Jedi, le Chancelier, plutôt amusé, préfère garder le silence quant à cette affirmation et à l’anxiété évidente du Kronien. Pas tout à fait d’accord, mais n’ayant pas l’intention de froisser l’officier. « Vous exécrez sans doutes les utilisateurs de la Force, il n’empêche que cette… entité est bien présente. Et il peut s’avérer bien utile d’en savoir davantage à son propos. Je vous ferai transmettre quelques lectures intéressantes à ce sujet, si vous me permettez. Ne dit-on pas qu’il est bien de connaître ses amis, mais de connaître mieux encore ses ennemis ? » Esquissant une moue quelque peu agacée à l’idée même d’aller mendier chez les Jedi pour avoir le fin mot de l’histoire, il se retourne, observe la pièce avec son regard de rapace, qui finit par se poser sur l’Amiral Troy. « Ils nous enverront balader avec leurs pirouettes et leurs dérobades de philosophes. Je doute qu’ils acceptent un jour de nous fournir quelque information que ce soit à propos de leurs effectifs, Amiral. Et je refuse de voir la République ramper à genoux pour leur demander un rapprochement ou leur coopération. »

Un soupir las s’échappe d’entre ses lèvres. « Nous pouvons toutefois aborder le sujet de votre Jedi fou par des voies moins officielles. Ce serait préférable, de toute façon ils ne voudront jamais nous inviter dans leur antre, alors qu’il serait plus simple d’arranger un bref entretien. » Pinçant les lippes, le Chancelier se redresse un peu plus, croise les mains dans son dos en fixant son amiral. La chose est envisageable, mais pas tout de suite. La République a besoin d’être en position de force par rapport aux Jedi. Par rapport à tous ses adversaires. Et Halcyon a un début de solution pour cela. « Cela devra cependant attendre un peu, Amiral. Je souhaiterais que vous m’accompagniez avec la délégation républicaine sur Dantooine, qui va officialiser son adhésion à la République dans peu de temps. Rassurez-vous, vous n’aurez pas à vous occuper de la sécurité de la planète, des brigades ont déjà été sélectionnées et briefées pour cette mission. Votre tête ne sera sans doutes pas la bienvenue avec ce qui s’est passé sur Naboo, mais ce sera là l’occasion de faire amende honorable. »
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  • Posté le Mar 7 Nov - 22:42

    Message n°1384 (6)

Le Chancelier Halcyon ne resta pas indifférent aux mises en garde de Troy. Néanmoins, le kronien décela un léger mépris dans les réponses de son interlocuteur, comme s’il s’amusait du récit. Troy se sentit humilié, mais choisit de ne rien laisser paraître. Il était primordial d’entretenir des liens fraternels avec Halcyon. N’était-il donc pas l’homme le plus puissant de la galaxie ? Officiellement, tout du moins. Le Chancelier évoqua alors la théorie du Jedi solitaire, ayant fui l’ordre. Pas impossible mais il fallait en avoir le cœur net. D’où les doléances de Troy concernant les Jedi. Comble du dédain de Halcyon, ce dernier invita son Amiral à lire quelques ouvrages sur la culture, afin d’en savoir un peu plus. Ce à quoi, Troy dégaina immédiatement le Canon, livre sacré des kroniens, et ouvrage central de la religion Fortiste. Il en parcourut quelques pages et lut à voix haute :

« L’Ennemi est inconsidérable. L’Ennemi ne mérite pas Notre curiosité. L’Ennemi est ennemi, car, il n’est précisément pas un ami. L’Ennemi est voué à la destruction, par les saintes lances de Kronus. » Paroles du Fort à Saint-Uiorach, troisième décade, second chapitre. Pardonnez-moi, mais il y a dans le Canon tout ce qu’il y a à savoir sur ceux qui sont contre nous.

L’Amiral rangea le petit livre dans sa poche, fier de sa petite rébellion. Par ce comportement quelque peu inaproprié, il voulait faire comprendre à son supérieur qu’il était inutile de lui faire une prêche sur l’art de comprendre son adversaire. Pour les kroniens, c’était illogique. Chercher à abattre l’ennemi avant que lui n’agisse, là était la clé de la victoire. Et cette mentalité résumait le gouffre idéologique qui séparait le Chancelier et l’Amiral. L’un était un politicien, qui calculait, planifiait, estimait. Troy préférait de loin les charges frontales, directes, faites par surprise. Les paroles qui suivirent confirmèrent la méthodologie du chef de la République. Il était hors de question de voir la République se rapprocher des Jedi. Certes, par les apparences, ce serait ployer le genou face à l’Ordre, mais tactiquement, ce rapprochement permettrait une sérieuse surveillance de ces illuminés. Selon Troy, le Chancelier commettait une grave erreur, mais il n’en fit rien. Halcyon était le chef, c’était à lui de prendre les décisions. D’ailleurs il proposa une entrevue moins officielle pour évoquer le sujet du fameux Jedi Fou.

Je comprends vos réticences à l’égard de démarches diplomatiques officielles avec le Conseil Jedi. Si une réunion plus informelle correspondrait à vos aspirations, je m’incline, Chancelier. Ce peut être une bonne approche pour un début de dialogue avec ces « philosophes », comme vous les nommez. J’aimerais y participer, si vous me l’accordez. Après tout, n’ai-je pas manqué de très près un rendez-vous avec la mort avec ce Saevus ? Je vous en serai très reconnaissant.

Enfin, le Chancelier proposa à Troy de l’accompagner pour faire partie de la délégation républicaine destinée à ratifier l’adhésion de Dantooine au sein de la République Fédérale. Apparemment, tout le dispositif de sécurité avait été mis en place. Idéal pour ne pas que le kronien ne recommence pas ses anciennes erreurs. Il n’aurait même pas à faire débarquer l’intégralité de la garnison de l’Alexander. Une escorte de cinq hommes, et encore. L’occasion d’effacer quelque peu l’ardoise préjudiciable de Naboo. L’Amiral hocha la tête.

J’accepte avec plaisir. Je n’ai pas l’habitude de ce genre de cérémonial, mais … Je compte sur vous pour être mon mentor sur ce point-là. Je ferai mon possible pour remettre à neuf l’image de l’amirauté républicaine. Si vous le permettez, à présent que mon rapport est achevé, j’aimerais me retirer. Une nouvelle mission m’attend, comme vous vous en doutez. « La Marine Spatiale ne dort jamais », comme le disait l’un de mes sergents-instructeurs à l’académie de Coruscant. Chancelier, ce fut un véritable plaisir. Mes comptes-rendus ne tombent pas dans les oreilles d’un sourd au moins.
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  • Posté le Mer 8 Nov - 11:44

    Message n°1411 (7)

Halcyon ne peut s’empêcher de hausser un léger sourcil à la tirade soudainement religieuse et mystique de l’Amiral. C’est là la grande divergence qui sépare les deux hommes malgré leur entente cordiale et leurs objectifs communs. Le Chancelier se considère comme rationnel et très terre-à-terre, ayant quelque peu du mal à comprendre les supersitions religieuses entretenues par de nombreux peuples, sans toutefois les blâmer. A l’évidence, cependant, il a contrarié le Kronien. Alors que celui-ci range son livre sacré dans sa poche, le Chancelier pince légèrement les lèvres en secouant doucement la tête. « Si je puis me permettre, et n’y voyez pas là la moindre volonté de vous nuire ou de vous causer de la contrariété, mais… sur un point, au moins, vous leur ressemblez. Aux Jedi. Eux aussi se défendent avec leur code. Je n’avais pas l’intention de vous froisser. J’ai simplement émis cette hypothèse en ayant quelque peu l’espoir de pouvoir partager autour de ce thème avec un esprit aussi éminent que le vôtre. » Ils sont déjà peu nombreux, les collaborateurs en qui Orcus peut faire confiance. Et si on l’avait autrefois averti que le pouvoir isole et berce dans la solitude ses détenteurs, cela en devenait d’autant plus vrai avec certains projets sur lesquels il ne peut encore se confier.

Plissant légèrement les yeux alors qu’il en revient au présent, le Chancelier acquiesce doucement à la requête de l’Amiral. « Bien sûr. Vous êtes la personne qui maitrise le mieux le dossier de ce Jedi fou. Vous êtes le seul à même de pouvoir leur décrire ce que vous avez vu et vécu. » Et cela déstabiliserait probablement les maitres Jedi d’avoir face à eux une personnalité comme celle du Kronien. Esquissant un sourire, Orcus semble plutôt ravi que l’Amiral accepte de l’accompagner sur Dantooine dans quelques semaines. « Parfait ! Je ferai de mon mieux pour vous guider. Le plus difficile, croyez-moi, c’est d’avoir l’air de sourire sincèrement à chaque personne que vous croisez. » Le Chancelier se souvient encore des crampes qui avaient torturé sa mâchoire alors qu’il était encore un jeune politicien en pleine campagne pour devenir Sénateur du secteur corellien. Lui qui à l’époque, était encore habitué à une stature martiale et à arborer un visage neutre et sévère, impassible face aux criminels de toutes natures qu’il avait traqués pendant de longues années.

Inclinant légèrement la tête en guise d’assentiment, le Chancelier conclut l’entretien : « Je ne vous retiens pas plus longtemps, Amiral. Je vous remercie pour votre rapport et votre franchise. Soyez assuré que je mettrai toutes mes ressources en œuvre pour tirer cette situation au clair. » Observant le Kronien, le Chancelier n’expire que lorsque les portes de son bureau se referment sur la silhouette de l’Amiral. Sentant ses épaules se détendre quelques peu, Orcus prend quelques minutes pour profiter du silence afin de mettre en ordre ses idées, trier les informations qu’il vient d’avaler. Renversant la tête en arrière pour apaiser ses cervicales tendues, le Chancelier finit par presser le bouton de communication avec le secrétariat. « Kalien, préparez ma navette, je vous prie. » Son regard de rapace est déterminé, et il a des instructions à transmettre d’urgence, personnellement.
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  • Posté le Mer 8 Nov - 15:12

    Message n°1448 (8)

Après les échanges courtois, les deux hommes durent se séparer. Le Chancelier accorda le congé au kronien, qui refit un salut militaire, et se retira sans rien ajouter. Troy était satisfait de cet entretien. Les choses allaient véritablement changer au sein de la République avec Halcyon, il en était persuadé. D'ailleurs, ce dernier avait promis d'en finir avec la dossier du vol des données sénatoriales. Il ne restait plus à l'Amiral de faire de l'échec de Naboo une lointaine erreur. L'immédiat était plutôt de redorer son propre blason. Chose qu'il allait s'empresser de faire. Il quitta la chancellerie, léger, comme si le Chancelier l'avait délesté d'un fardeau. Troy lança un dernier regard à l'édifice renfermant le Sénat en son sein. Ces chiens galeux, des corrompus notoires, ces financiers de la politique ... Ils n'allaient certainement pas finir tranquillement leurs jours, non ... Halcyon allait agir. Et dure serait la chute.

L'officier monta dans sa navette, et rejoignit l'Alexander placé en orbite au-dessus de la planète-capitale. Les affaires allaient reprendre, et de nouvelles aventures attendaient le kronien, impatient de repartir. Une fois sur le pont de sa bien-aimé frégate, ses officiers de pont attendaient ses ordres pour repartir. L'ambiance s'était largement détendue, d'autant plus que les services du Chancelier n'avaient pas tardé pour récupérer le corps de l'espion soit-disant mandalorien. Troy donna ses ordres, et l'Alexander disparut dans l'hyper-espace après un grondement détonnant.
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