Star Wars Ascension


Tel est pris qui croyait prendre (Anhesis)

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La Main Noire
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  • Posté le Lun 23 Oct - 17:32

    Message n°269 (1)

Tel est pris qui croyait prendre

Année 517, mois 7, semaine 3

« Ah ! Ah les cons ! Les sacs à merde ! Les têtes de vomi ! », tonne soudainement la voix fracassante de la Main noire au plein milieu d’un couloir de la pyramide. Et voilà le colosse de rouge et de noir qui apparaît au détour, éteignant son comlink pour le fourrer dans sa poche, son pas pressé le menant droit vers la bibliothèque de l’Académie. Son ombre avalée par la noirceur des marbres, il n’y a sans doutes que le claquement de ses bottes sur la pierre polie qui permet d’avertir aux passants l’arrivée d’une furie, cornes en avant. Sur son visage, cette ineffaçable expression mauvaise, probablement renforcée par le motif sauvage des tatouages, est cependant contrariée par ce sourire qui s’étend sur les lèvres du zabrak, gorgé de cette inquiétante jubilation dont on ignore encore la cause.

En entrant à l’étage principal de la bibliothèque, ouvert à tous, c’est le chaos qu’on peut discerner dans le hall et dans les rayons. Les narines pincées, Eryndal observe un instant l’endroit, écoutant distraitement quelques conversations animées mais à mi-voix des apprentis à la fois fébriles et inquiets. Il n’a pas fallu longtemps pour que des Lords de la sphère judiciaire n’arrivent sur les lieux pour veiller à la sécurité de l’endroit, bouclant ainsi tous les accès. Personne ne rentre sans invitation, personne ne sort, à moins de causer un sacré bordel…, songe le zabrak en longeant les allées menant aux étages supérieurs. « Prenez déposition des témoignages de ces jeunes gens. Les cambrioleurs n’ont pas pu aller là-haut et déclencher la sécurité sans se faire remarquer ou trouver un moyen de détourner l’attention. », lâche-t-il au Lord à la tête de l’équipe, avant de s’éloigner, se trouvant bientôt face à l’épaisse porte entrouverte menant à une salle plongée dans une semi-pénombre et dont les seules sources de lumière sont des halos rougeoyants qui palpitent doucement dans leurs réceptacles de métal.

La salle des holocrons, normalement seulement accessibles aux Darth, quoique les objets les plus dangereux se trouvent dans une pièce scellée dans les quartiers du Seigneur noir. Les yeux plissés pour s’habituer plus rapidement à l’obscurité, le zabrak aperçoit tout de suite le support central vide. Mais pas seulement. Alors qu’un grognement roule dans sa gorge, la Main noire s’empare de son holocom pour joindre Julius. Pas de chance, il tombe tout de suite sur l’holo-répondeur, signe qu’il est déjà occupé avec une mission importante sur les bras. Contrarié, il finit toutefois par envoyer un message vocal à la seule autre personne avec qui il travaillerait sur pareil cas. Non pas pour ses capacités à regrouper et à analyser tous les indices, mais simplement pour ses qualités à elle et… sa présence, surtout. Anhesis.

En attendant son arrivée, le zabrak est déjà à l’œuvre en visionnant les holovidéos de surveillance de l’entrée du lieu. Le voilà qui retrouve sa mine boudeuse alors que d’un coup, juste au moment où des ombres apparaissent au coin de l’image, celle-ci se brouille pour devenir indéchiffrable. Evidemment. Ces peigne-culs sont trop malins pour ne pas avoir pensé à s’informer sur les systèmes de sécurité. Par ailleurs, la porte elle-même ne porte pas de signes d’effraction, mais de là à comprendre comment ils avaient pu se procurer la signature focale des Darth, alors là… Mais il y a bien plus contrariant, à vrai dire. Si l’holocron central a bien été dérobé, comme prévu, un second manque à l’appel, alors que celui-ci se trouvait alors dans une niche protégée d’un champ énergétique doublé d’une petite surprise à la sauce du Seigneur noir. « Bande d’enfoirés de merde. », lâche-t-il en brisant d’un coup le silence mortuaire qui s’était imposé. Eryndal en vient à court de qualificatifs, pour nommer les membres de ce fichu mouvement de rébellion qui gangrène les Sith et les citoyens de façon de plus en plus visible.

Approchant de l’alcôve vide, le zabrak sent une perturbation plus forte dans le côté obscur qui baigne habituellement la planète. Le piège s’est donc bien déclenché, mais… pourquoi n’y a-t-il aucun cadavre ? Bon sang, ce qu’il regrette l’absence de son espion de frère, sa perception aurait été bien utile. Finissant par lâcher un long soupir passablement agacé, la Main s’en va patienter à l’extérieur, ses yeux de braise foudroyant le sol du regard. Sursautant lorsque son son holocom sonne, le zabrak esquisse enfin ce qui ressemble à un sourire en voyant une petite carte de Maloran s’afficher, tandis qu’un point clignotant qui se déplace attire son regard. Ah, parfait. Ce serait bien utile pour tout à l’heure, même si pour l’instant, il ne servait à rien de se lancer dans une course-poursuite. Les services de renseignement les suivent déjà, après tout. Entendant enfin des pas résonner dans les marches, Eryndal se retourne, apercevant la silhouette d’Anhesis se dessiner. « Ah, quand même, on n’a pas toute la journée… hum… tu as une tête à réveiller un mort. »





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  • Posté le Lun 23 Oct - 18:56

    Message n°283 (2)

Alors que les portes de l'ascenseur s'ouvrent, l'exécutrice s'engouffre dans l'immense appartement de la main noir. Elle n'en avait pas foulé le sol depuis des jours, son temps coupé entre la traque à l'extérieur d'un sith paria et ses obligations au cœur même du triumvirat, là dans les grottes jonchées de noirceur qui leur faisait office de repaire. Son retour à la maison est accueilli par un silence inquiétant. Anhesis s'avance doucement, le dos voûté alors que l’ouverture qui donne sur le salon offre une vision sombre des lieux. Eryndal n'est pas là, seul les deux Tuk'atas sont affalés et plongé dans un sommeil visiblement profond vu qu'ils ne réalisent même pas la présence de leur maîtresse. C'est finalement le bip intempestif de l'holo-com des lieux qui attire le regard torve de la sith. Ce n'est même pas un message, c'est une alerte. Un appel lui indiquant un lieu particulièrement proche. C'est ici, dans la pyramide, là où Anhesis ne mettait jamais les pieds, elle qui savait à peine lire. Un grognement sonore échappe à sa bouche, secouant la gorge de la jeune femme d'un mécontentement prononcé. Elle pivote rapidement sur elle-même, retournant dans l'ascenseur avant de disparaître hors du champ de vision de ses deux molosses qui vénèrent tout juste d'émerger de leur sommeil.

Le chaos qui régnait dans la bibliothèque n'avait rien de normal. Alors même qu'Anhesis y fait ses premiers pas, son regard doré scrute les lieux, acolytes et sith occupé à tenter de ranger les archives, de remettre les choses en place. Il ne fallut pas longtemps avant que la voix grave et colérique du Zabrak, dans un langage fleuri, ne lui signale sa présence. La sauvage ne s'attarde pas, ignorant les regards  sombres sur son passage alors que son corps se cambre vers l'avant et qu'elle se déplace comme un animal, marchant sur les mains et la pointe de ses pieds nus. Les regards hostiles ne sont bientôt plus qu'un souvenir quand la jeune femme retrouve son mentor près d'une alcôve. Alors même qu'elle s'apprête à le saluer, Eryndal l'accueille avec un cynisme médiocre.

« An' s'excuse, maître... Elle avait du travail. »

Souffle la jeune femme docilement avant de se redresser, reprenant une posture plus humaine. Si visent à éviter tout conflit verbal, sont quant à lui est nettement plus parlant. Elle observe le Zabrak avec froideur, d'un œil accusateur. Que croyait-il, qu'elle se tournait les pouces ? Elle n'avait pas mis les pieds chez eux durant trois jours et deux nuits. Alors quand il critique sa mine fatiguée, là sith étouffe un soupir, faisant craquer sa nuque et murmure, le ton sec.

« An' rentrait à la maison pour se reposer, quand le maître à réclamer sa présence. »

Et à présent ? Alors qu'elle ajuste la tunique d'officine du triumvirat, la femme enjambe les livres, les disques d'archives et tout ce qui peut se mettre entre elle et le Zabrak. À son niveau, elle pose son regard sur l'holo-com entre les mains gantées d'Eryndal, suivant du regard le point rouge qui clignote sur une petite carte holographique. Elle ne dit mot mais bien vite, ses yeux se posent sur l'alcôve vide.

« Pourquoi le maître a-t-il besoin de An'... ? »

Questionne la femme, perplexe. Après tout, il n'y avait rien dont la maison ne pouvait s'occuper seule. Restait à savoir s'il avait besoin de sa chienne ou bien de l'exécutrice.




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  • Posté le Mar 24 Oct - 19:12

    Message n°347 (3)


Haussant un sourcil tirant les traits de sa mine ronchon, le zabrak se contente d’un silence en guise de réponse. Et qu’est-ce qu’elle croyait qu’il trainait là, lui ? Pour le plaisir de regarder des apprentis plongés dans leur lecture ? Se retournant dans un soupir agacé pour faire face à nouveau à la petite alcôve vide, Eryndal observe à nouveau les lieux d’un regard songeur avant de marmonner d’un ton las : « Malheureusement, il va falloir mettre ton repos à plus tard. La rébellion a enfin mordu à l’hameçon mais ils ont aussi réussi un tour de passe-passe mystérieux. » Que s’était-il donc passé pour que l’esprit censé protéger cet holocron ne se manifeste pas ? Sans même compter le fait qu’ils aient désactivé le champ d’énergie… Baissant le nez vers l’holocarte, il finit par l’éteindre pour ranger l’appareil dans son manteau. Et alors qu’il pivote le visage en direction de la jeune femme, il lâche : « J’ai besoin de ton flair. Entre autres. »

En quelques enjambées, voilà le zabrak qui retourne au centre de la salle des holocrons, désignant le support vide. Daleth, Julius et lui avaient mis ce petit leurre au point, en laissant les rumeurs courir bon train quant à la localisation et le contenu des holocrons détenus par les Sith. « L’holocron qui a été dérobé ici est un faux… ou, du moins, un vrai, mais dont le contenu ne correspond absolument pas à ce qu’on a laissé entendre. On y a intégré une puce de localisation s’activant dès l’alerte d’intrusion, pour remonter la trace des rebelles et trouver leur planque. Ou au moins l’un de leurs repères. A vrai dire, leur traque ne presse pas, d’autres Sith des services secrets sont à leurs trousses. » Alors pourquoi sont-ils ici au lieu de siroter tranquillement un café ? Les mains croisées dans son dos, le zabrak observe son ancienne apprentie, l’œil déjà moins orageux, mais toujours agité par la colère qui gronde dans son cœur.

« Au moins, cette partie du plan a fonctionné… Mais il y a un problème. Et de taille. » D’un léger signe du menton, il invite Anhesis à s’approcher davantage, face à la niche dépouillée. « Ils en ont pris un autre. » Une grimace tord ses lèvres et il grogne d’un ton mauvais : « Le mien. » Ou du moins, l’un de ceux qu’il avait trouvé et rapporté à Maloran. Donc le sien. Secouant la tête, il désigne l’alcôve pour poursuivre son explication : « Il n’aurait jamais dû être dérobé. Pas avec toute la sécurité qui est installée tout autour de ces objets. En plus de la technologie, des champs de force et tout le tralala habituel, Daleth avait même invoqué un esprit pour protéger tous les holocrons installés dans ces cavités. Je n’ai pas le détail de ce qu’il aurait dû faire alors, mais on ne ressort normalement pas vivant de ce genre de situation. Or, il était là, ce fichu fantôme. Sa marque est présente dans la Force mais elle s’évapore hors d’ici… »

Contrarié, le zabrak soupire. « Ça veut donc dire qu’il y a probablement un esprit Sith dans la nature. Sans savoir ce qu’il compte faire pour accomplir sa mission. Alors, tu as toujours besoin de te reposer, ou on peut y aller avant qu’une partie de Maloran ne se fasse désintégrer ou qu’un fou ne se fasse posséder et extermine la moitié d’un quartier ? », ajoute-t-il en sortant de la pièce d’un pas vif, déjà sur le point de franchir les escaliers menant à l’étage principal de la bibliothèque. Et sans se retourner, sa voix résonne contre la pierre : « Il est évident qu’on ne va pas y aller à pieds et encore moins se séparer sur la route ! »






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  • Posté le Mar 24 Oct - 22:12

    Message n°355 (4)

Elle n'avait pas dormi depuis trois jours mais Eryndal semblait de bien plus mauvais poils que sa comparse. En silence, la femme attend, l'écoute alors que sa voix rauque se déverse avec colère dans une vague d'explications dont elle comprend tout juste le sens. Trop d'informations et à la fois pas assez, un cafouillis dans les manigances entre Daleth et sa main noire. Pour Anhesis qui était toujours transparente dans ses pensées et émotions, c'était un concept qui lui était toujours farfelu. Elle soupir longuement, détournant le regard quand le Zabrak mentionne avoir besoin de son flair avant de rétorquer d'une voix morne.

« An' vit pour vous servir, maître. »

Et si d'ordinaire elle le pensait, aujourd'hui Anhesis n'avait qu'une envie, en finir avec cette histoire d'holocron pour profiter d'un repos largement mérité. Elle s'approche un peu plus, écoutant toujours Eryndal. Alors quand il mentionne un esprit, le faciès de là sith se fige dans une expression dur avant qu'elle ne bascule la tête en arrière, fermant les yeux. Un log soupir las passe ses lèvres. Pourquoi un esprit ? Tout revenait toujours aux esprits. À croire que c'était une obsession chez le Zabrak, plus qu'un talent du côté obscure. Anhesis étouffe un grognement, position nonchalante alors qu'elle glisse vers lui un regard en biais vers son mentor, observant d'un œil méfiant le visage haineux de celui-ci. Alors même qu'il va pour sortir de la salle, d'un geste vif elle le retient par le bras, penchant le visage sur le côté.

« Maître ? » Anhesis le relâche doucement, se détournant doucement. « An' sait le maître en colère mais... Est-ce que ça va aller tout de même ? »

Un soupir doux passe la bouche de la jeune femme dont le regard se fait moins austère. Lentement elle hausse les épaules, cherchant à reprendre contenance. Oui elle s'inquiète, toujours. Tout comme s'il s'inquiète pour elle sans cesse et même s'ils ne se le disent pas, s'il se refuse à en souffler ne serait-ce qu'une miette, les regards ne trompent pas. Il pouvait bien râler, frapper, jurer... Il savait qu'elle ne l'abandonnerait pas, jamais. Que ce soit face à la colère, la frustration, la tristesse.

« An' trouvera l'esprit. »

Affirme-t-elle dans une promesse muette avant de se remettre en route, à la suite du Zabrak. Il ne faut pas longtemps avant de rejoindre l'extérieur, là où la moto jet d'Eryndal attend patiemment. Une grimace de dégoût tord le minois de l'exécutrice, elle avait toujours détesté les moyens de transport, jamais à l'aise avec ce genre de chose ou tout autre ustensile technologique. C'était sans doute pour cela qu'elle se sentait si bien dans la grotte du triumvirat, outre l’intense aura d'obscurité qui y régnait. Hésitante, la sauvage observe le véhicule puis le Zabrak avant de se décider à grimper à l'arrière, se calant tout contre lui et entourant ses hanches de ses bras. Son regard se perd vers les sommets des bâtiments, son regard d'or perçant le voile de l'invisible. Pourtant ce n'est pas avec ses yeux qu'elle voit, son flair vient de son esprit, de son cœur même. Elle parvient à sentir les émanations obscures, à la fois subtile et tenace, différente de celles émise par les sith et à la fois si proches. La femme déglutit avant que son bras droit de s'arracher au ventre du Zabrak et qu'elle se désigne le sud de la ville.

« Par ici, maître. »




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  • Posté le Jeu 26 Oct - 12:34

    Message n°473 (5)

La mâchoire du zabrak se contracte alors que son ancienne apprentie lui agrippe le bras. Il s’arrête, son mouvement se fige et, le regard braqué droit devant lui, il finit par expirer un soupir, non agacé comme précédemment, mais empreint d’une certaine anxiété, voire de fatigue. Une fatigue lasse de cette lutte incessante et qu’il trouve parfois vaine contre les traitres à la vision et aux préceptes de Daleth… Tournant la tête vers Anhesis, ses traits alors tirés se détendent légèrement sous l’inquiétude à peine voilé de ses mots. « Avec toi… oui. », avoue-t-il à voix basse, avant de franchir les marches pour quitter l’étage, n’ajoutant pas un mot, ni un regard à son aimée ou aux autres Sith qu’ils croisent rapidement au niveau principal de la bibliothèque.

A l’extérieur, la motojet les attend, et du coin de l’œil, Eryndal aperçoit cette grimace si caractéristique d’Anhesis quand elle doit emprunter les moyens de transports normaux. Connectant son holocom à l’interface de l’appareil, le zabrak s’installe à l’avant, le dos frémissant de ce contact avec les bras de la jeune femme. Restant au niveau de la circulation au sol, la motojet s’engouffre dans le vortex des véhicules, slalomant souplement entre les speeder. Il ne voit vraiment pas en quoi il est désagréable de se trouver à bord d’un véhicule, d’abord ! Gardant un œil sur le petit hologramme qui lui sert de tableau de bord et qui affiche la carte de Maloran en temps réel avec le déplacement de l’holocron dérobé, le zabrak vient à ralentir l’allure pour prendre la direction indiquée par la jeune femme. Plein sud… et pile la direction donnée par le passage de la balise, également.

Continuant de suivre les indications d’Anhesis guidée par son flair du côté obscur, le zabrak est se sent bien content de l’avoir avec elle… Conscient que sa colère n’aurait fait que l’aveugler en cet instant, il lui aurait été bien plus long et fastidieux de retrouver la trace de l’esprit tout seul. « Et merde. », s’exclame-t-il au bout d’un moment alors que la motojet pile sèchement pour se garer sur le côté. La trace de la balise a soudainement disparu juste à leur localisation. Lâchant un grognement rauque, le zabrak tourne à demi les épaules pour regarder Anhesis. « On perd la trace de l’holocron ici. Ils ne peuvent pas se volatiliser comme ça, alors soit, pour une raison mystérieuse, ils se sont aperçu de la supercherie, soit ils ont gagné leur planque qui est équipée pour empêcher toute communication… »

Souplement, il saute à terre, observant le boulevard avec plus d’attention. Les hauts bâtiments de la ville les surplombent de leur charge de métal, tandis que la circulation est relativement importante dans cette avenue large. C’est l’idéal pour disparaître sans se faire voir, même avec des espions aux fesses. Le long de la voie piétonne, un grand nombre de petites boutiques ambulantes invitent les passants à goûter les pâtisseries ou les en-cas qu’ils proposent. Le zabrak pivote légèrement la tête en direction d’Anhesis, grogne entre ses dents avec ce ton de mauvaise foi : « Je suppose qu’on n’est plus à cinq minutes près, vu la situation. », avant de se diriger vers l’une des devantures ambulantes pour commander un grand verre de chocolat chaud, dans son typique récipient de carton recyclable et son fermoir, ainsi qu’une boite avec diverses pâtisseries à la crème. Retournant vers la jeune femme, la Main noire lui tend le gobelet de chocolat et les pâtisseries.

Laissant le temps à l’exécutrice de reprendre un semblant d’énergie, à défaut de sommeil, le zabrak pointe son œil de braise perçant sur les différents bâtiments qui les entourent, espérant que la jeune femme parvienne à trouver une autre trace de l’esprit pouvant les guider vers les cambrioleurs. « Il va falloir sonder les alentours. Au fond… je préfèrerais sincèrement que cet esprit se soit fait la malle avec l’holocron pour le protéger en leur réservant une mauvaise surprise, plutôt que les rangs de la rébellion aient un Sith capable de le contrôler et d’annuler l’emprise du Seigneur noir sur celui-ci. » Ils auraient alors du sacré pain sur la planche.





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  • Posté le Jeu 26 Oct - 16:09

    Message n°506 (6)

Accroché au Zabrak comme si sa vie en dépendant, Anhesis est plus tendu que jamais. Elle attend, le vent fouettant ses cheveux sous la vitesse du véhicule, mais quand celui-ci freine brusquement, là sith étouffe un grognement rauque, resserrant son étreinte autour des hanches d'Eryndal.  Pour ne pas changer, il râle alors que son traceur perd rapidement la signalisation de l'objet auquel il est à la recherche. Pourtant Anhesis sent encore cette chose. Alors qu'elle recule le buste et descend du véhicule en titubant, elle inspire longuement, reprenant ses esprits.

« C'est pour ça que An' déteste la technologie... Pas fiable. L'instinct l'est beaucoup plus. »


C'est une affirmation et elle en était la preuve vivante. Alors même que le traceur attisait l'agacement du Zabrak par son absence de signalisation, elle était encore en mesure de sentir les relents obscurs laisser par l'esprit. Et ils étaient plus proches qu'il n'y paraissait. Alors que le regard de l'exécutrice scrute la rue, observe les immenses bâtiments, c'est finalement l'odeur de la nourriture qui la sort de sa concentration. Eryndal vient de lui prendre de quoi boire et manger et c'est comme un affamé qu'elle se jette sur la boîte de pâtisseries qu'elle ouvre, en prenant une qu'elle mange, dévore même. La bouche pleine de pâte et de crème, elle mâchouille avidement sous le regard médusé des passants dont certains lâche même librement leur mécontentement face à la scène pittoresque qu'une jeune femme qui dévore sa nourriture comme un ogre, sans la moindre once de retenue, de savoir-vivre. Elle engloutit tout en quelques instants, grognant de satisfaction alors même qu'elle lèche et suce ses doigts pleins de crème avant d'arracher le gobelet de chocolat chaud des mains de son maître et d'en boire son contenu d'une traite, ignorant la chaleur de celui-ci. La créature un peu plus rassasiée finit par soupirer, calant son épaule contre la devanture du magasin avant de poser son regard sombre sur le Zabrak qui parle de son inquiétude à savoir son esprit entre les mains d'autres sith, tout comme son holocron. Anhesis hausse les épaules, répondant simplement.

« An' ne connaît pas très bien tout ça mais... Cela fait longtemps maintenant que la rébellion se cache... Ils sont efficaces, maître alors... An' ne serait pas étonné de voir des sith aussi fort que vous. Si même Daleth et le conseil ne les trouvent pas, alors il faut s'attendre à une résistance avec... certaines formes de talent. » Elle murmure. « Je suppose. »

Et cela fait un moment que le triumvirat lui-même prêtait main-forte pour tenter de déloger ces maudits rats de leur cachette. Combien de fois la ville avait-elle été fouillé ? Combien d'information erronée avait conduit Daleth et ses hommes de main sûr de fausses pistes ? Et pourtant ils étaient là, quelque part. Lentement Anhesis s'éloigne du mur, faisant quelques pas lents le long de la rue, observant les bâtiments, les gens dans leur train quotidien. Toutes ces vies que Daleth chérissait au-delà de toute mesure. Une chose que beaucoup de sith ne parvenaient pas encore à comprendre. Alors qu'elle baisse les yeux, observant le bitume et ses pieds nus, la sauvage plisse les yeux.

« Maître... » Elle inspire longuement, pivotant doucement elle-même alors que son regard glisse le long du caniveau. Et elle s'avance, doucement, jusqu'à la plaque d'une bouche d'égouts avant de glisser un regard en biais vers le Zabrak... « An' sait où ils sont. » Un sourire mauvais étire ses lèvres alors qu'elle s'accroupit, passant une main sur le métal crasseux de la bouche d'égoûts. « Sous terre. »

Terré comme des rats. Elle se redresse rapidement, dardant son regard froid sur Eryndal alors qu'elle ajuste les manches évasés de sa tenue d'officine, se préparant à une confrontation avec ce qui ou quoi, pouvait bien se trouver sous leurs pieds.

« Cela peut expliquer pourquoi on ne trouve rien en ville... ? Mais les galeries s'étendent dans tout Maloran et même au-delà... Maître, est-ce que c'est possible que les rebelles aient trouvé un lieu en dehors de la ville, plus loin sous terre ? Si c'est le cas... Cela peut prendre des mois, des années même pour les trouver... Peut-être même ont-ils plusieurs postes dans Malachor ? »

L'idée n'était vraiment pas plaisante mais cela justifiait aisément pourquoi en plusieurs décennies, personne n'avait réussi à leur coller la main dessus.




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La Main Noire
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  • Posté le Jeu 26 Oct - 19:58

    Message n°518 (7)

« Je dirais que ça dépend des circonstances… », a rétorqué le zabrak avant de s’occuper d’acheter du ravitaillement pour la jeune femme. L’instinct ne vaut plus rien s’il est coupé de sa source principale… autrement dit la Force. Et nombreux sont ceux chez les Sith ou même chez les Jedi à se montrer trop confiants dans leur capacité à décrypter cet instinct pour penser être un jour en être séparé. Alors autant se prémunir de tous les outils nécessaires au cas où l’un d’eux ne fonctionnerait plus au moment où on en avait besoin. Observant Anhesis qui dévore du coin de l’œil, tandis que de l’autre, il dévisage les passants parfois outré avec un air féroce qui ne saurait tolérer qu’on vienne leur faire la moindre remarque, Eryndal esquisse une grimace aux propos de la jeune femme.

« Ils sont surtout efficaces pour se cacher, ça c’est indéniable. On se demande à peine pourquoi. », grogne-t-il avec un élan de cynisme. Ces rats peuvent à peine imaginer ce que Daleth leur ferait subir le jour où il mettra la main sur l’un d’eux. En tout cas, ils craignent encore suffisamment le Seigneur noir et le Conseil pour réussir à se terrer aussi brillamment et attendre ainsi durant des années sans jamais rien oser de trop… trop. Il y avait eu l’attentat du district 7 bien sûr, et surtout des sabotages divers, mais même en trente ans que cette chose renégate devait exister, il n’y avait pas eu de véritable action d’éclat. Alors, pourquoi ? La Main noire et ses collègues avaient trop peu d’éléments en main pour pouvoir répondre à cela.

Sorti de ses pensées par l’appel d’Anhesis, voilà le zabrak qui secoue légèrement ses épaules en la rejoignant jusqu’à cette plaque crasseuse devant laquelle elle s’accroupit. Oh non… Il l’aurait parié. Pourquoi avait-il toujours raison même quand il espérait qu’il ait tort ? « Super… », souffle-t-il en roulant des yeux. Il hoche vaguement la tête, gardant d’abord le silence en fixant d’un air menaçant ce vide qui s’étend dans les abysses, avant de confirmer tout en précisant : « Ces égouts et les galeries qui communiquent sous les immeubles de Maloran ont été conçus lors de la construction de la ville. La première chose que Daleth a pensé c’était que justement, ils pouvaient se servir de ces tunnels pour se déplacer, voire se cacher, et elles ont toutes été passées au peigne fin, par des Sith, par Daleth, et même par ses esprits d’outre-tombe. Et rien. Ils n’ont jamais rien trouvé qui ressemblait à une cachète, ni même à un nouveau tunnel… Mais c’était il y a une bonne quinzaine d’années, voire plus, je crois. Alors… »

Son souffle se bloque dans sa gorge alors que lentement, son regard tourne vers Anhesis. « Malachor abrite de nombreuses cavernes naturelles. Peut-être aucune autre comme celle où Maloran a été construite, puisqu’après tout, la planète avait déjà été occupée par les Sith de jadis et aucune archive ne mentionnait d’autres constructions importantes en dehors d’ici. Mais, oui, ces fils de pisseuses ont pu trouver un endroit hors de Maloran qui a échappé à notre inspection. Voire des endroits. » Fronçant les sourcils, le zabrak croise les bras contre son torse dans un geste résigné et agacé, se massant le menton du bout du pouce. Finalement, il finit par esquisser un maigre sourire à Anhesis. « Cela ne nous dit pas comment ils s’y rendent… quoiqu’en quinze ans… ils auraient largement eu le temps de creuser un tunnel pour communiquer avec les galeries de la ville. Je pense que Daleth sera… content d’apprendre ça. Et plus encore si nous trouvons le début de cet hypothétique tunnel. »

Encore faut-il plonger là-dedans. Le sourire d’Eryndal se fane, se flétrit alors qu’il approche de la bouche d’égout ouverte, fronçant les narines face à l’odeur qui s’en dégage. « Mon manteau tout neuf… », souffle-t-il avec une pointe de tristesse, serrant les pans de tissus contre lui et tentant d’ignorer le dégoût qui le prend aux tripes alors qu’il se tient au-dessus du boyau. « Allons-y gaiement. », ronchonne-t-il avant de se glisser à l’intérieur, agrippant ses doigts au bord avant de se laisser tomber plus bas, se réceptionnant au milieu d’un tunnel sombre où court la rigole des eaux usées, dans une odeur absolument infecte. « Eeerrrrk ! », lâche-t-il alors que par réflexe, sa main se porte immédiatement son visage pour protéger son pauvre nez trop sensible. Les traits tirés, il sent la nausée qui lui titille les entrailles, et se tient immobile pendant quelques instant, le temps qu’Anhesis le rejoigne également.

Les rares lueurs pouvant les éclairer proviennent des ouvertures de l’étage du dessus, tapissant la voie de teintes livides et fades. Expirant lentement contre sa main, le Darth se sépare doucement de ses doigts protecteurs, pas certain de survivre à cette nouvelle attaque infâme contre la propreté. Les lèvres déformées par une grimace, il se met déjà à ronchonner des onomatopées exotiques. « Je comprends pas comment on n’a toujours pas trouvé ces rats vu l’odeur qu’ils doivent transporter en sortant d’ici… Ça me rappelle d’ailleurs bizarrement quelque chose… » Il se tourne lentement vers sa comparse. « Genre toi après certaines journées. » Anhesis se déplaçant par la voie des égouts pour éviter le trafic routier et garder toute la surprise de son arrivée, oui, ça ne l’étonne même pas. Ça l’écœure juste encore un peu plus. « En tout cas… si on sort vivant d’ici et que ton idée se confirme… Je te serrerai dans mes bras tellement fort que tu risques de t'étouffer. »





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  • Posté le Jeu 26 Oct - 20:36

    Message n°522 (8)

Fort pour se cacher, indéniablement ? Anhesis fait claquer sa langue contre son palais. Non elle n'est pas d'accord avec cette remarque, la preuve en est le cambriolage dont le Darth vient lui-même d'être victime. Mais qui pouvait se vanter de savoir en quoi cette rébellion était douée ? Voilà plusieurs décennies qu'on leur courait après et toujours aucun résultat probant.

« Peut-être qu'à l'époque, ils étaient encore cachés dans Maloran... Mais une fois les recherches de Daleth terminée dans les galeries, ils ont eu le champ libre... En pensant que nos recherches ne reviendraient pas deux fois au même endroit, on peut dire qu'ils ont vu justes. Et approfondir les galeries dans les parages n'est sans doute pas la seule option, maître... Malachor est vaste et doit avoir beaucoup d'autres entrées de galeries, d'autres réseaux plus où moins important dans lesquels il serait facile de se faufiler. Ce qui veut qu'ils puissent être n'importe où, et plus loin de Maloran qu'on ne le pense... Cela va demander du temps et des moyens... Je ne suis pas sûr que Daleth et le conseil apprécient cette option, même si elle s'avère exacte.»

Murmure Anhesis en tirant sur le rond de métal pour ouvrir l'accès aux égouts. Elle esquisse un pâle sourire alors que le Zabrak fait déjà une tête de six-pieds de long à l'idée de se balader dans les eaux usées de la ville. Une franche envie de rire étouffe les tripes de l'exécutrice mais qui s'abstient non sans mal, laissant son mentor passer le premier avant de le rejoindre, se laissant glisser agilement par la même ouverture. Elle ignore ses râleries, ses bouderies mais son faciès décomposé par le dégoût, lui en revanche, vos tous les crédits de la galaxie. Anhesis lâche un rire bref, secouant doucement la tête avant de s'éloigner du Zabrak de quelques pas, ses pieds nus foulant l'eau terne et viciée par les déchets et autres matières fécales ou organiques en tous genres. Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'endroit est aussi accueillant que l'on pourrait l'imaginer mais au vu de l'absence de réaction de la sauvageonne, aucun doute qu'elle avait l'habitude de venir se balader dans les parages. Alors quand le Zabrak fait le rapprochement entre l'odeur des égouts et de sa chienne, celle-ci pivote doucement, portant sur lui un regard blasé quoi qu'accompagné d'un sourire puant l'ironie.

« An' ne passe pas toujours par les toits. Les égouts offrent la discrétion et permettent de rejoindre n'importe quel quartier de la ville. »

La jeune femme hausse les épaules, esquissant un nouveau sourire en voyant l’écœurement dans le regard luisant du Zabrak. Le pauvre, à force de rester enfermé dans sa tour de marbre noir, il finissait par en oublier qu'à une époque, lui aussi était prêt à aller très loin pour ses convictions. Maintenant, il avait des droïdes et des subordonnés pour cela, comptantAnhesis et le reste du triumvirat dans le lot. Alors qu'elle se remet en route, suivant les miasmes obscurs laissés par l'entité soumit au pouvoir du Darth, Anhesis ne tarde pas à s'arrêter de plus belle quand Eryndal parle librement, ouvertement et sans forme de gêne, de la façon dont il la serrerait dans ses bras si ses théories s'avéraient juste. Une moue d'abord perplexe vient figer le faciès cendré de la femme qui pose ses prunelles dorées par le côté obscur, sur le Zabrak, avant que sa bouche ne s'entrouvre, murmurant avec cynisme.

« An préfère ne pas imaginer ce qu'elle risque si elle a tord, dans ce cas. » Rire étouffé. « Mais An' accepte volontiers le câlin. »

D'un geste de la main, elle invite son tuteur à la suivre à travers le dédale labyrinthique et malodorant que sont les égouts de Maloran. Devant eux, de tous les côtés, s'étendent des embouchures qui partent dans toutes les directions alors que l'écoulement des eaux émet ce gargouillis écœurant et toujours plus pénible voire et à sentir. Finalement au bout de quelques minutes de marche dans un silence sordide, Anhesis se stop, tendant le bras pour arrêter net le Zabrak dans son avancée.

« L'esprit... Il est là, tout près... Mais An' n'arrive plus à distinguer dans quelle direction.... c'est... étrange... et flou. »





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  • Posté le Ven 27 Oct - 9:28

    Message n°534 (9)

Le regard du zabrak lorgne étrangement sur les pieds d’Anhesis qui foulent la merde de Maloran comme si de rien n’était. Fronçant les sourcils tandis que ses yeux tombent soudainement hors de leurs orbites, pensant à toutes ces fois où la jeune femme puait la mort des égouts, ce qui veut dire… L’appartement est un vrai nid à microbes, une catastrophe sanitaire avec cette fille qui laisse trainer ses foutus pieds nus n’importe où ! Son odorat s’habituant peu à peu à l’odeur infecte qui se dégage des lieux, mais malgré tout secoué par l’écœurement, le zabrak émet un grognement furieux à la pensée qu’il finirait vraiment par lui arracher la tête un jour. Après l’avoir plongée dans un bain décapant.

Dardant un œil peu avenant sur Anhesis alors qu’elle semble accepter son câlin avec un certain enthousiasme dont il ne doute pas de la véracité, la Main noire étire ses lèvres en un sourire mauvais en rétorquant : « Vaut mieux pas l’imaginer, en effet. » Si elle avait tort, ils auraient fait ce tour romantique dans les égouts pour rien. S’enfonçant plus avant dans les boyaux sales de la ville, l’envers crasseux du décor, le zabrak avance en silence, ses pas évitant des obstacles plus que douteux, concentré pendant de longues minutes à éviter le plus possible le flot fétide des déchets. Fronçant le nez alors qu’ils s’arrêtent au milieu de nulle part sans l’ombre d’un rebelle ou d’un esprit dans les parages, Eryndal pivote la tête en direction de la jeune femme, haussant un sourcil narquois. « L’instinct fonctionne mieux, hein ? Il faut croire que je vais devoir prendre le relais… »

Machinalement, le zabrak s’empare de son holocom, affichant une moue quelques peu perplexe. « Je reçois du réseau basse fréquence dans ce trou à merde. La balise émettait justement dans une large gamme de fréquences à cause de la nature même de Malachor… Ce qui signifie qu’en étant coupé par un brouilleur, on trouvera nos fils de pisseuses. » Mais si l’esprit est proche, alors ? Se pourrait-il qu’ils aient été floutés, aveuglés par on ne sait quelle ruse de ces Sith dissidents ? Lâchant un long soupir pour décontracter ses épaules, Eryndal se décale sur le côté, pliant les jambes pour s’accroupir. Coudes appuyés sur les genoux, le colosse se soustrait du mieux qu’il mieux à l’ambiance nauséabonde de l’endroit, fermant les yeux pour oublier tout ce cambouis et s’ouvrir aux flux de la Force. A la recherche d’une trace, à la recherche de la vie, dans les profondeurs silencieuses de Malachor. Plusieurs secondes, plusieurs minutes même s’écoulent ainsi sans que même la respiration du zabrak n’émette le moindre son.

Des formes s’échappent des profondeurs de Maloran. Floues, mais bien là, avec leurs flots d’énergie qui se dissipent dans la Force. Le zabrak ne saurait les dénombrer avec exactitude, mais, continuant de se concentrer, la mâchoire plus contractée que jamais, il peut y percevoir l’infime variation de noirceur dans le côté obscur. Rouvrant les paupières, le zabrak se redresse en fronçant les sourcils, observant le sol, les parois alentours. L’agitation des cent pas se saisit de lui, il y a forcément une explication ! Il y a forcément un passage à emprunter pour les retrouver. Et tout en marchant, d’un coup, un écho métallique retentit dans le tunnel, juste sous le pied d’Eryndal. « … Hein ? » Perplexe, il ne distingue d’abord rien, mais en se baissant à nouveau, on peut finir par remarquer cette légère irrégularité dans la paroi sous ses pieds.

Ses lippes se déforment en une grimace quand, du bout des doigts, il inspecte la surface métallique, glacée, crade. « Il y a quelque chose ici. », souffle-t-il en sentant la légère séparation qui court le long du métal. Comme si on l’avait finement découpé pour créer un nouveau passage. Se redressant, il fait quelques pas sur le côté, tend la main vers la plaque pour la soulever mais elle semble scellée par un mécanisme de l’autre côté. Affichant une expression boudeuse, Eryndal n’y va pas par quatre chemins, de toute façon, personne ne les attend ici, il l’aurait remarqué sinon. Les rebelles ne se doutent probablement pas qu’ils ont la Main noire et une exécutrice à leurs trousses, encore moins qu’ils ont trouvé leur trace dans les égouts. Soudainement, une lueur rouge éclaire le couloir de sa teinte cramoisie, avant de se planter dans la plaque, créant un cercle assez grand pour les laisser s’y faufiler. Eteignant son arme aussi vite qu’il l’a allumée, le zabrak jette un œil vers Anhesis tout en dégageant la plaque fraichement découpée. Enfin, pour une plaque, celle-ci est plutôt épaisse, dans le genre blindage, on ne pouvait pas faire mieux pour des égouts…

« Au moins, par ici, ça a l’air un peu plus propre. », articule-t-il en l’invitant d’un geste à y plonger la première. Les dames d’abord, paraît-il, et seulement quand ça l’arrange. La suivant de près, le voilà qui atterrit dans un tunnel creusé dans la roche, parfois soutenu par des poutres métalliques. Pendant les premières minutes de leur marche, le sol est fait de terre, avant d’être remplacé par une infrastructure plus récente, plus métallique. S’agit-il du seul boyau courant sous les sous-sols de Maloran ou s’est-il construit un tout nouveau réseau de galeries sous leur nez ? Une question à creuser, probablement. Pour l’instant rien, qu’un long couloir parfois étroit, sans intersections, éclairé par quelques luminaires diffusant une lueur jaune. S’ouvrant à nouveau à la Force pour estimer s’ils approchent ou non de leur objectifs, Eryndal s’arrête, empêchant Anhesis d’avancer plus avant. Au fond du couloir, s’annonce la courbe d’un virage. « Pas très loin, il y en a deux. Les autres et l’esprit sont plus éloignés. Après le virage, je te laisse gérer l’effet de surprise. », murmure-t-il en regardant de plus près le réseau des lampes disséminées dans le couloir, tout en se remettant en marche dans un bruissement discret.





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  • Posté le Sam 28 Oct - 14:02

    Message n°595 (10)

Et le voilà qui déblatère sur une histoire de fréquences dont Anhesis comprend tout juste le sens. Seulement lorsque le Zabrak mentionne un brouilleur, que la femme lâche un souffle gêné de compréhension. Parfois, il fallait faire au plus simple avec elle. Parfois ? Non, souvent même. Quoi qu'il en soit, ce brouilleur lui bloquait les sens et rendait l’exécutrice inefficace dans l'instant ce qui avait le don de lui mettre gentiment les nerfs en boule.

« Fils... de pisseuses ? »

Questionne la sith avec perplexité. Ce n'était pourtant pas la première fois qu'Eryndal lâchait ce genre de réplique déroutante, mais il avait aussi l'art de le faire dans les moments les plus inadéquates. Ou peut-être justement, était-ce un parfait moment pour cela au contraire. Il faut dire que la situation actuelle avait de quoi les tendre tous les deux, mais lui en particulier. Compatissante, Anhesis pose un regard calme sur son comparse qui adopte une position qui rappelle cruellement les siennes avant de s'ouvrir à la force. Muette, elle attend simplement qu'il fasse ce pour quoi il était doué et qui lui avait valu son rôle si souvent envié. Alors quand il se lève, faisant les cent pas, la chienne soupir longuement, prenant à son tour appuie contre le mur et attend. Si la force n'avait pas été avec eux en cet instant, la chance semblait sourire au Zabrak dont le poids trahit une entrée dissimulée dans le sol. Curieux, la sauvageonne s'approche, s'accroupissant alors qu'il se démène pour l'ouvrir à l'aide de son sabre laser. La discrétion n'était visiblement pas au rendez-vous mais au moins, le geste fut d'une efficacité redoutable.

« Alors c'est vraiment ça qui inquiète le maître ? La propreté ? »

L'envie de rire et surtout de se moquer est franchement forte mais Anhesis se contente d'un sourire mutin avant de se sauter dans l'ouverture improvisée alors que son mentor la laisse passer en première, vers un danger potentiellement mortel, en bon gentleman qu'il est. Dans cette nouvelle infrastructure radicalement différente de l'ambiance des égouts, l'exécutrice se questionne. Quand et comment ce réseau de galeries a-t-il été construit sans que personne ne remarque rien ? Sa paume glisse sur le mur métallique, son regard scrute le tunnel sombre avant que ses pas ne la guide vers l'avant. Sombre oui, mais bien moins que les égouts au vu des éclairages discrets qui se trouvaient dans le lieu. Finalement les rôles s'inversent et cette fois c'est Anhesis qui est coupé dans son élan, levant le nez vers le Zabrak qu'elle observe avec méfiance.

« L'effet de surprise ? Mais pourquoi c'est An' qui doit... »

Elle ne termine pas sa phrase, se contentant d’étouffer un grondement mécontent. Qu'on ne lui dise pas que c'était son travail, car à l'heure actuelle elle devrait être couché sous ses draps à rattraper son sommeil en retard. Un soupir las passe les lèvres de la femme qui repousse avec agacement le bras de son mentor avant de s'avancer prudemment, longeant la paroi du tunnel. Comme l'avait si bien mentionné Eryndal, deux sith se trouve là dans l'embouchure, montant la garde, probablement. L'oeil méfiant, Anhesis les observe, caché dans l'ombre en se demandant de quelle façon elle allait bien pouvoir les surprendre. Plus fonceuse que tacticienne, la sauvage ne se questionne pas bien longtemps et finit par émettre un petit sifflement discret avant de reculer. Le son attire immédiatement l'attention des deux sith qui s’approchent, dégainant leurs sabres alors que la jeune femme porte un regard en biais vers le Zabrak. Elle ignore s'il voyait d'un bon œil ce qu'elle venait de faire mais à ses yeux, il valait mieux se charger rapidement et silencieusement de leur cas, ici dans la pénombre et loin d'éventuels autres engins de surveillance, si toutefois il y en avait dans les parages. Lorsque les deux rebelles pointent enfin le bout de leur nez, le pas lent et excessivement méfiant, Anhesis se glisse furtivement dans le dos du second, entourant sa gorge de son bras, son autre main plaquer sur sa bouche pour étouffer le son de sa voix. Il ne faut pas bien longtemps avant que l'homme ne tourne de l'oeil, étouffant sous la poigne coriace de l'exécutrice, laissant le plaisir au Darth de se charger de l'autre sith. Se défouler les nerfs sur quelqu'un lui ferait sans doute le plus grand bien, pour cela, rien ne valait une mort ou deux, que ce soit par nécessité ou par plaisir.




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  • Posté le Dim 29 Oct - 0:00

    Message n°628 (11)

« Exactement. La propreté. », rétorque Eryndal sans que l’on puisse savoir s’il est véritablement sérieux ou simplement ironique. De quoi d’autre pourrait-il donc bien s’inquiéter, éloigné de l’apaisante lumière artificielle qui nimbe Maloran d’une ambiance bien plus chaleureuse qu’ici ? Plus ils s’enfoncent dans les entrailles de la planète au manteau terrestre instable, et plus ils disparaissent dans l’inconnu, ne pouvant se fier qu’à la Force pour les guider dans ces boyaux dont ils ignorent tout. Où déboucheront-ils, s’ils réussissent à rattraper les cambrioleurs sans se perdre dans un plausible dédale de galeries ? Et dans l’hypothèse où ils les retrouvent, à quelles surprises auraient-ils alors à faire face… Ils sont seuls, tous les deux, coupés du reste de la ville, et clairement pas en position de force sur ce terrain qui leur est étranger. Ils ne peuvent qu’espérer de trouver facilement la voie vers ceux qu’ils traquent.

Et c’est probablement une bonne chose, que de tomber – ou plutôt de percevoir la présence avant de tomber – sur deux Sith occupés à faire les plantons. Au moins, ça leur confirme qu’ils ne sont pas en train de se monter tout un film… Le zabrak se contente de fixer Anhesis d’un regard noir alors qu’elle tente vainement de protester. Pourquoi ? Mais parce que, pardi ! Depuis quand Eryndal devait-il avoir une raison fondée et logique pour prendre quelque décision que ce soit concernant les actions de ses subordonnés ? En silence, il l’observe s’éloigner, se fondant lui aussi dans l’ombre offerte par les cavités irrégulières du couloir, la respiration lente et les sens aux aguets, concentré sur ce qu’il ressent dans la Force. Le léger sifflement émis par la jeune femme fige le zabrak, dont les muscles se tendent subitement, les pupilles contractées vers sa silhouette et l’angle du tunnel où approchent les ombres des deux Sith. C’est ça, son effet de surprise ?

Sans un bruit, le colosse approche un peu plus, se plaque contre la paroi, se dissimule entre deux lueurs des lampes qui ne parviennent à imposer complètement leur lumière au lieu chtonien. Là, dans l’ombre, il attend, aperçoit Anhesis qui se glisse derrière la seconde silhouette qui apparaît dans l’éclairage. Son regard se pose alors sur le premier, qui n’a pas remarqué l’absence soudaine de son collègue, trop concentré sur ce qui pourrait se tenir devant lui… Plissant les yeux, Eryndal se concentre alors sur la lampe derrière le Sith, la fait exploser dans une impulsion télékinétique. Aussitôt, le Lord se retourne, son sabre-laser pointé dans la direction opposée à celle où se cache le zabrak, éclairant à grand peine cette nouvelle zone d’obscurité. Sans attendre, la Main noire bondit derrière le Sith, et ses mains se referment autour de la gorge et de la bouche de celui-ci. Dans un craquement sinistre, il lui brise brutalement la nuque sans plus de cérémonies, sa main plaquée contre ses lippes pour en étouffer les gargouillis. Le corps s’affaisse dans ses bras et le zabrak le laisse glisser à terre, affichant un sourire mauvais, ses prunelles cerclées d’une braise ardente, presque rouge, luisant faiblement dans la pénombre avec une expression presque satisfaite. Deux fils de pisseuses en moins…

« Continuons. », se contente-t-il de murmurer en passant devant Anhesis, poursuivant sur le chemin tracé par cet unique tunnel, constatant toutefois au bout de plusieurs pas qu’un carrefour les accueille. Penchant la tête sur la droite et sur la gauche, le zabrak esquisse une moue contrariée. Evidemment, cela aurait été trop facile sinon ! Replongeant dans les flux de la Force, cela ne lui indique cependant pas quel embranchement emprunter… « Est-ce que tu sens à nouveau… » Il ne peut terminer sa phrase, le sol sous ses pieds et les parois métallique se mettent à vibrer, à trembler doucement. Une secousse sismique, ici ? Malachor est certes une planète assez instable et produisant de nombreux séismes dans ses profondeurs, mais sur le site de Maloran, ceux-ci s’avéraient assez rares, par rapport au reste de la planète. Non, pas un séisme… soudainement, dans la Force, une vague de noirceur apparaît, une déflagration se crée plus loin, emportant tout sur son passage, faisant trembler plus violemment que jamais le tunnel. Il ne peut y avoir trente-six explications… l’esprit était passé à l’action.

De cela, le zabrak n’aura pas l’occasion d’en être certain, ni même de vérifier l’efficacité du travail de l’esprit. Avec les secousses successives, près du sol, de petites lueurs rouges ont commencé à clignoter silencieusement. Le visage d’Eryndal se fige en comprenant instinctivement de quoi il s’agit. Le rouge de sa peau devient blême lorsqu’il tourne la tête vers Anhesis. « Cours. », souffle-t-il en se retournant brusquement, la poussant dans le dos d’une main puissante pour qu’ils traversent le tunnel en sens inverse le plus rapidement possible. Tout s’enchaine alors très vite : il y a comme un déclic qui résonne dans le couloir derrière eux, et d’un coup, l’écho assommant d’une explosion en chaine, un son qui ne les atteint pas avant la chaleur et le souffle qui les rattrape en un rien de temps. Le sol se remet à trembler plus que jamais, toute la structure semble se désagréger et, dans un réflexe, Eryndal envoie une puissante poussée de Force vers Anhesis pour la propulser en avant, à l’abris dans cette partie du tunnel qui n’est pas ceinturée d’explosifs. Juste avant que le plafond ne s’effondre à moitié sur lui, le renversant au sol et le piégeant dans les éboulis métalliques de la construction.

Un long sifflement résonne à ses oreilles alors que le noir s’abat sur lui. Le monde s’effondre… et puis plus rien. Plus rien jusqu’au moment critique où la poitrine du zabrak emprisonné dans les débris ne se soulève subitement, à la recherche d’un air qui s’appauvrit dans cette prison de métal. Une longue inspiration lui fait reprendre conscience alors qu’il est toujours sonné, ne sachant plus où il est et ce qu’il fiche là. Incapable de bouger, de se relever, seules ses jambes sont partiellement libres. Alors, saisi par l’adrénaline qui pousse ses deux cœurs à battre plus fort dans sa poitrine, il pousse, il cogne son pied contre ces poutres qui l’enferment et l’étouffent. Nom d’une corne, la Force… Eryndal ne sait finalement comment il parvient à se libérer, rampant sur le côté entre les plaques de tôle, la vision brouillée, floutée par ce besoin d’air vital. Le visage ensanglanté, la joue contre le sol, il inspire à granges gorgées l’air poussiéreux à sa portée. Sans se rendre encore compte qu’il n’a pas échappé au pire…

Car l’adrénaline se dissipe, sans doutes plus rapidement que prévu. Après les efforts titanesques, poussés par l’instinct de survie, pour s’extraire de là, vient une faiblesse inattendue, un vertige qui le cloue au sol alors qu’il n’a même pas encore essayé de se redresser. Baissant les yeux vers sa poitrine, le Darth aperçoit sa main calée contre son torse, complètement ensanglantée. Mais surtout, il y a cette barre métallique qui s’enfonce droit dans son torse, quelques centimètres sous la clavicule. Et qui ressort, il le sent à présent qu’il s’en est enfin rendu compte, de l’autre côté de son buste. « Et merde… », souffle-t-il d’une voix rauque, rocailleuse. N’osant même plus bouger, de toute façon il en aurait été bien incapable avec ses muscles refusant de répondre et le vertige qui le menace de plus en plus, il arrive juste à extraire de sa poche, le faisant tomber au sol, son holocom. « An’… Les secours. », réussit-il encore à articuler, d’une voix de plus en plus lointaine, alors que ses pupilles tournent dans leurs orbites et que le zabrak plonge dans un état semi-inconscient, captant des sons si lointains qu’on dirait un rêve, des points de lumière se gravant dans son champ de vision.





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  • Posté le Dim 29 Oct - 11:41

    Message n°648 (12)

À leurs pieds, les corps échouent comme de vulgaire pantin. Des Lords qui malgré leur expérience, leur rang, n'ont même pas eu le temps de réaliser ce qui leur tombait dessus. Pas même besoin de l'usage de la force ou d'un sabre laser, les meurtres furent faits dans le silence, dans la rapidité. Assassinat propre et sans bavure. Voilà donc de quoi était capable au bas mot, la main noire et son exécutrice favorite. Anhesis darde son regard sur Eryndal, l'or de ses yeux fait écho aux siens alors qu'elle le dévore du regard durant un instant. L'excitation semble soudainement avoir grimpé d'un cran, mais pas pour longtemps... La marche reprend mais bien vite il y a les secousses, ces tremblements violents et effrayants qui se rapprochent. La sauvage en ignore l'origine mais elle est sûre d'une chose, aujourd'hui ils n'iront pas plus loin dans leur investigation. Quand l'ordre de courir lui tonne aux oreilles, la jeune femme pivote sur elle-même et s'engage immédiatement en sens inverse, ses pieds nus foulant le sol crasseux du tunnel jusqu'à ce que l'explosion ne les atteigne. Mais c'est pourtant une poussée de force qui la dégage en avant, la propulsant bien plus loin que l'éboulement qui bloque soudainement l'accès au reste du tunnel alors que l'exécutrice échoue lourdement sur le sol en grognant.

Il faut bien quelques secondes pour qu'elle retrouve ses esprits alors que ses tympans vrillent encore du son qui a résonné dans les cavernes. Le nuage de poussière qui s'élève dans la pénombre empêche la jeune femme de discerner clairement ce qui se trouve autour d'elle mais bien vite la voix du Zabrak s'élève dans un juron et signale sa position. Il n'est pas bien loin en réalité, à quelques mètres tout juste, étalé sur le sol et visiblement mal en point alors qu'il laisse tomber son holocom, puisant dans ses dernières forces pour faire comprendre à sa chienne qu'elle droit prévenir les secours.

« Eryn.... ? »

Souffle la jeune femme d'une voix tremblante et étouffée. Elle se rapproche du Zabrak à demi-inconscient alors qu'elle tend vers lui une main tremblante, touchant son front du bout des doigts. Et là, sous ses yeux, il y a ce métal durement planté dans son buste, l'odeur du sang lui pique le nez. Figé devant l'horreur, Anhesis ne voit plus rien que cette plaie qui met à mal la vie de son comparse. Plus de bruit si ce n'est cet acouphène dans ses oreilles, elle entend seulement son propre cœur qui pulse violemment face à l'état gravissime d'Eryndal. L'angoisse. L'horreur même. Dans un geste de panique, elle prend l'holocom qui traîne sur le sol et tapote dessus, cherchant à l'allumer. Mais Anhesis n'a jamais été très douée avec la technique, même avec un simple holocom. Nerveusement elle l'agite dans tous les sens, abattant sa paume sur l'engin qu'elle frappe encore et encore, pianotant maladroitement avant qu'hologramme bleuté s'étende avant son visage. Elle voit les informations qui défilent, mais incapable de les lire, l'exécutrice sent la panique l'envahir un peu plus. Ses doigts se tendent vers l'hologramme, son regard larmoyant scrute toutes les lettres, les symboles qu'elle reconnaît à peine. Elle qui savait à peine lire, qui ne savait pas écrire, pas même son propre prénom. Le souffle difficile, elle murmure.

« De... de l'aide... Pitié.... »

Mais rien à faire, l'holocom ne lui fournira pas l'aide dont elle a besoin. Incapable de prévenir les secours, elle balance l'objet avec rage contre la paroi du tunnel, poussant un cri de haine mêlé d'un sanglot avant de se mettre à repousser les gravats, les faisant léviter pour libérer le corps de son compagnon. Ni une ni deux, elle passe ses bras sous ses aisselles et le tir, redresse son buste. Il est lourd, un véritable poids mort mais déjà, Anhesis se cale contre elle avant de le hisser sur son épaule si frêle. Il est lourd oui, mais elle est forte, bien plus qu'il n'y paraît. Dans un râle, une grimace, elle pousse sur ses jambes, les genoux tremblants et soulève le Zabrak calé sur son épaule comme un vulgaire sac de marchandise. Si grand, si lourd... Comment Sayla avait-elle fait pour donner naissance à un tel colosse ? Essoufflé sous l'effort, Anhesis se met en route, le visage suintant de larmes et de sueur alors qu'elle retrouve rapide cette ouverture faite par Eryndal. À bout de souffle, elle se baisse, lâchant le Zabrak sur le sol, tentant d'amortir au mieux cette chute alors que tout son corps tremble. Anhesis déglutit, cherchant à reprendre son souffle puis se laisse tomber à genoux, venant poser son oreille contre la poitrine d'Eryndal. Là, juste là... Elle entend ses deux cœurs qui battent ! Il est toujours vivant, ce qui est sans doute la meilleure nouvelle du moment. Pourtant Anhesis n'arrive pas à s'en réjouir, elle sait que si elle ne trouve pas rapidement un moyen de le sortir de là, son cadavre pourrira ici, dans les égouts de Maloran. Tendrement, elle soulève le visage du Zabrak, étouffant un nouveau sanglot alors qu'elle l'observe tristement.

« Eryn... Eryn tu dois ouvrir les yeux... S'il te plaît... Tu as promis de ne jamais abandonner An '... » Elle pose son front contre le sien, fermant les yeux. « À quoi ça sert de sauver An', si c'est pour mourir ensuite... ? »

Mais s’apitoyer ne le sauvera pas et elle le sait. Anhesis renifle avant de se redresser, observant à nouveau l'ouverture au-dessus de sa tête puis saute, se cramponnant à son bord et se hisse dans les égouts avant de se pencher et de tendre les mains vers le corps inerte du Zabrak. Concentration... Il le faut ! faire léviter Eryndal semble être une tâche plus difficile que jamais et pourtant, Anhesis trime de toutes ses forces jusqu'à faire léviter le corps de la main noire et lorsque enfin il est à portée de poigne, c'est sans douceur qu'elle l'attrape et le hisse par le trou, s'écroulant à moitié. Par les jupons de Daleth, le Zabrak n'a vraiment pas conscience de la masse qu'il représente. Mais pour celle qui s'était amusé à escalader la pyramide à mains nues et qui avait passé trois jours enfouie sous les décombres d'une explosion avant d'escalader là encore, à mains nues et en étant blessée avec une enfant accrochée autour du cou, une paroi de plus de trente mètres... C'était presque une partie de plaisir. Presque. Mais impossible n'est pas Anhesis. Cependant elle doit se faire à l'idée qu'à ce rythme, Erydal ne sortira jamais vivant d'ici. Elle se relève, tremblante et titubante avant d'abandonner le corps inconscient de son comparse là où se trouve. Elle grimpe rapidement à l'échelle qui donne sur la ruelle la plus proche et repousse violemment la bouche d'égout avant de s'extirper de là, évitant de justesse un speeder qui manque de la heurter, attisant la colère de son conducteur qui brandit son bras. Anhesis s'approche du premier passant, l'arrêtant dans sa marche.

« Monsieur ! Monsieur !!!! »
« Holà jeune fille, du calme ! Hey mais... » Il la dévisage, observe sa tenue du Trimvirat et blêmit avec force. « Vous êtes... écoutez, je vous jure c'est pas moi ! J'ai rien fait, peu importe de quoi il s'agit ! J'ai une femme et trois enfants et... »
« Non ! Non non ! je... écoutez-moi! J'ai besoin d'aide !!! »
« Quoi ? »
« Mon ami... Mon ami est là, dans les égouts, il est blessé mais je n'arrive pas à le remonter et... je ne... »
« Très bien, du calme ! On va appeler les secours ensemble. »

Lâche l'homme qui sort un holocom. Alors même qu'il prévient rapidement l’hôpital, Anhesis cale son dos contre le mur, le laissant glisser jusqu'au sol. À bout de forces, à bout de nerfs, elle observe la bouche d'égout ouverte avant de libérer un long sanglot douloureux. Elle craque, la chienne. Elle se laisse aller comme elle le faisant rarement alors qu'il ne faut pas longtemps avant que le véhicule hospitalier n'arrive, gyrophare qui sonne l'urgence de la situation. Et ladite urgence redouble quand les secours parviennent à sortir Eryndal de son trou, qu'ils découvrent que la main noire en personne est en train de rendre l'âme. Figé devant la scène, Anhesis reste là, vide et le visage barbouillé de crasse dans laquelle ses larmes ont laissé de long sillon humide. Il est sauf, n'est-ce pas ? Bientôt, le véhicule referme ses portes, fonçant droit vers l’hôpital alors que l'exécutrice est resté là, immobile. Elle s'était bien souvent senti inutile, se questionnant sur le sens de son existence... mais jamais encore elle ne s'était sentit si impuissante et si désemparée. Eryndal était bel et bien son point faible, une simple pression dessus et elle avait cette horrible sensation que son monde entier s'écroulait.





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La Main Noire
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  • Posté le Dim 29 Oct - 17:47

    Message n°691 (13)


Le zabrak sent tout son corps qui s’affaisse, ses muscles qui se relâchent, avant qu’un voile d’obscurité ne s’abatte aussi sur sa conscience, le plongeant vers des abysses sans fin, sans consistance, où des sons sans queue ni tête se mélangent à des couleurs, des images floues qu’il ne parvient à capter. Le noir. Le vide. Le froid. Est-ce que c’est cela, la mort ? De plus en plus affaibli pour ne serait-ce que penser dans ses songes, le zabrak n’est qu’un poids mort à déplacer, tandis que dans son sillage se creuse, sur le sol, la rigole de son sang qui perle sans discontinuer et coule le long du métal qui le transperce. Il ne sent rien, ni Anhesis qui le porte, ni le sol qui l’écharpe quand elle le traine, ni l’odeur des égouts quand elle l’y abandonne, pas même la douleur qui devrait irradier dans sa poitrine alors que sa vie s’échappe. Mais le luxe de la douleur, c’est une chose à laquelle il avait dû renoncer il y a longtemps, et il en payait à présent les frais…

Dans sa traversée spirituelle du tunnel de la mort, il y a soudainement cet air frais qui fouette sa peau, cette agitation qui s’affaire tout autour de lui dans une cacophonie incompréhensible. Eclair de lucidité, ses paupières s’ouvrent à demi, sur des silhouettes blanches, tout cela est bien trop lumineux pour lui… il ne voit pas, ne comprend pas, ignore où il est, se laisse à nouveau abandonner dans les flots si calmes dans lesquels il s’était plongé. Oui, du repos, si seulement… Même ses cœurs semblent d’accord, avec leur poul à présent si faible, pour économiser chaque micro-goutte d’hémoglobine qui se disperse à l’intérieur de son propre corps. Mais peu à peu, alors qu’on lui administre des soins d’urgence sur place, alors qu’on lui transfuse du sang étranger qui s’adapte immédiatement à l’organisme du zabrak, ses palpitants retrouvent un peu de vigueur, un peu de cette envie de battre et de vivre qui les a toujours animés. A nouveau, furtivement, même pas maitre de ses mouvements, le zabrak ouvre à moitié les yeux, aperçoit une silhouette près de lui qu’il distingue trop mal pour affirmer qu’il s’agit d’Anhesis. Mais au fond de son esprit embrumé, il est persuadé que c’est bien elle. Un souffle plus fort s’extrait de ses lèvres, avec un son probablement incompréhensible pour le commun des mortels, et sans doutes trop inaudible aussi pour être remarqué : « An’… » Avant de replonger dans les profondeurs abyssales d’un ailleurs.

Eryndal retrouve subitement conscience dans le froid d’un bloc chirurgical, un masque à oxygène plaqué sur ses voies respiratoires, et la poitrine ouverte, béante, la peau écartée sur les chairs abimées et les vaisseaux sanguins éclatés. Aussitôt, alors qu’un réflexe de panique s’empare de lui, l’esprit désorienté et affolé par la mort imminente à laquelle il a échappé, on lui administre une dose de cheval d’anesthésiant. Le noir, à nouveau, sur cette image du docteur Lahren à l’œuvre.

Le temps passe sans que le zabrak en ait conscience. Le sommeil artificiel a ce quelque de lourd et d’assommant qui empêche de se fixer au moindre repère, qui coupe tout un corps de ses sens et de ses pensées. Mais lorsque la Main noire finit enfin par se réveiller, le voilà qui se trouve allongé, dans la chambre impersonnelle d’un hôpital. Un vertige le prend à mesure que sa vision se précise, que ses sens reviennent. Au loin, il entend les conversations brouillées du couloir, il sent la moiteur de ses draps sous ses doigts, les cathéters qui pénètrent ses veines au niveau de ses poignets. Et cette odeur aseptisée typique des hôpitaux, et le battement binaire des machines qui surveillent ses signes vitaux, installées tout autour de son lit. Le zabrak lâche un long soupir en reprenant conscience de qui il est et de ce qu’il lui est arrivé. Quelle merde… Une multitude de questions assaillirent alors son esprit : depuis combien de temps était-il là ? Que s’était-il passé ? Avait-on retrouvé la trace des rebelles, avait-on commencé les travaux d’excavations pour explorer les tunnels ? Et où est Anhesis ?

Dans un grognement rauque, la gorge et les lèvres sèches, Eryndal rassemble ses forces pour se redresser, poussant son oreiller contre le mur pour voir autre chose que ce foutu plafond immaculé. Le drap qui le recouvre glisse, révélant alors son torse nu, recouvert de bandages au niveau de sa poitrine. Relevant son regard vers la pièce qui s’offre à lui, il voit la silhouette recroquevillée d’Anhesis, assoupie dans un siège dans le coin, près de lui. Observant longuement la scène en silence, le zabrak esquisse un sourire, apaisé de la voir là, apaisé par sa présence, en réalité. Il entrouvre les lèvres pour l’appelle mais aucun son ne passe dans sa gorge. Agacé, il tente de se racler les cordes vocales pour les réveiller, parvenant à produire quelque chose de plutôt rocailleux et de pas très compréhensible. Laissant tomber sa tête sur le côté, son regard se porte sur une bouteille d’eau à sa table de chevet. Tendant le bras sans doutes un peu trop rapidement, sa main loupe son objectif et la bouteille en plastique tombe par terre. « Merde. », grogne le zabrak en guise de premiers mots.





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  • Posté le Dim 29 Oct - 18:36

    Message n°692 (14)

C'est avec un air absent qu'Anhesis affronte le regard sévère de Larhen qui déblatère son habituel baratin. Il parle d'Eryndal, de l'opération et de la façon dont il s'était réveillé en plein milieu mais il assure bien vite que le Zabrak se remettra. Il va vivre et c'est la seule chose que la sauvage retient de tout ce blabla médical ennuyeux à mourir et dont elle ne comprend même pas le sens.

« Anhesis, vous m'écoutez ? » Claque sèchement le médecin avec un regard sévère.
« Oui... »
« Vous savez quoi ? Cela fait quinze ans que je m'occupe de vous, je fais tout mon possible chaque fois que... »
« Vous ne l'avez jamais aimer. » Le coupe la jeune femme.
« C'est vrai, je ne l'aime pas. Il est imprudent, il ne vous traite pas comme il le devrait. Une chance pour lui que vous ayez trouver un moyen de prévenir les secours. »
« Vous jugez sans savoir... Eryn a fait beaucoup pour An'. »
« Ah, vraiment ? Comme la fois où vous êtes soit-disant, accidentellement, tombé d'un vaisseau ? »

L'homme se lève de sa chaise alors que la jeune femme détourne le regard, fuyant le regard austère du médecin. C'était un des événements qu'elle n'aimait pas mentionner, auquel elle n'aimait même pas penser. Mais il y avait toujours quelqu'un pour le lui rappeler. Toujours.

« C'est vous qui ne savez rien Anhesis, vous êtes aveuglé par... je ne sais quelle forme d'adulation que vous lui vouez. C'est lui qui vous cache des choses, pas moi. »
« Vous êtes prêt à dire n'importe quoi, juste parce que vous ne l'aimez pas. »
« Vraiment ? Alors il est sans doute temps pour moi de vous montrer quelque chose. Après tout vous le dites vous même, vous n'êtes plus une enfant, je n'ai donc aucune raison de cacher cela plus longtemps. »

D'un geste qui trahit un manque évident de patience, Larhen allume son holo-écran qui déverse une lumière bleutée et translucide. Pianotant, il affiche rapidement un dossier au nom d'Anhesis, une multitude d'information sur ses nombreuses interventions ici à l’hôpital sous le joug de Tenebris mais aussi d'Eryndal. Finalement les photos défilent, très vite, un peu jusqu'à ce que le médecin en affiche une bien particulière.

« Vous savez c'est quoi, Anhesis ? »

Dans un froncement de sourcils, la sauvage secoue doucement la tête alors qu'elle observe l'imagerie en forme d'entonnoir, une petite chose ronde en son centre sur lequel Larhen fait un zoom. C'est informe mais l'on distingue sur la chose ce qui semble être une tête, des yeux, énorme et sombre.

« Ceci, Anhesis... est une échographie. Vous vous souvenez le jour où votre mentor vous a amenez parce que vous étiez malade ? »
« Oui... An' se souvient... Dolores l'a examiné et puis An' s'est endormit... Quand elle s'est réveillé, Eryn a ramener An' a la maison et... An' a commencé à aller mieux ensuite. »
« Vous n'étiez pas malade Anhesis. Vous étiez enceinte. »

Le visage blafard de là sith se crispe dans une grimace mêlée de tristesse et d'incompréhension. Elle secoue doucement la tête, les yeux rivés sur l'hologramme alors que Larhen soupir longuement, visiblement las mais soulager d'avoir enfin pu se libérer de cette vérité.

« Dolores a essayé de convaincre Eryndal de vous parler du bébé et de vous laisser choisir de son destin et du vôtre. Il a refusé de l'écouter et a ordonné que l'on... Mette fin à cette grossesse. Ils ont ensuite convenu que vous ne devriez jamais savoir. J'étais totalement contre cette idée, même après le décès de Dolores. Maintenant que vous savez la vérité Anhesis, je vous conjure de revoir votre jugement sur lui. »

Lentement, Anhesis se lève de son siège à son tour, dans un silence pesant elle détourne le visage, fuyant de nouveau le regard de Larhen et de ce fait révéler. D'abord hésitante, Anhesis finit par pousser un long soupir et murmure, le ton glaciale.

« Merci d'avoir dit la vérité à An'. Mais plus jamais vous ne vous mettez entre elle et Eryn. » Elle le fixe de nouveau, le toisant férocement. « Plus jamais. Personne ne comprend, Eryn a besoin de An' tout comme An à besoin de lui... Et dorénavant, docteur Larhen... Vous m’appelez par mon rang. Ce sera Lord Canem. » Un dernier regard vers le médecin, elle siffle durement, sans gêne, sans gratitude. « Sale fils de pisseuse. »

Un grognement féroce fait vibrer la gorge de la femme qui sort du bureau, claquant sèchement la porte sur son passage.

QUELQUES HEURES PLUS TARD - Colère, épuisement... Elle avait fini par s'endormir, écroulé dans un fauteuil de la chambre d’hôpital.  Un sommeil long, presque difficile malgré son intensité, jonché de souvenirs douloureux, méandres cauchemardesques. C'est finalement le bruit sec d'une bouteille au sol, de son eau qui roule et clapote qui arrache la jeune femme à son sommeil. Retrouver la réalité, calme et silencieuse a quelque chose de salutaire alors que ses paupières battent à rythme mesuré le temps pour elle de se faire à l'éclat lumineux de la petite pièce. Bien vite, ses yeux sombres se posent sur la silhouette du Zabrak, torse nu et bandé qui a fini par retrouver ses esprits et semble déjà se remettre du sort misérable auquel il a échappé. C'est vrai, la douleur il ne la ressent plus... Voilà pourquoi il bouge avec tant de facilité. Dans un silence douloureux, Anhesis se lève de son siège, s'approchant du lit et se baisse pour ramasser la bouteille d'eau avant de la tendre à son cher compagnon dont elle soutient le regard un instant. Il dure d'oublier ce qu'elle a appris plus tôt dans la journée, dur de ne pas hurler sur le Zabrak, de ne pas le frapper. Dur de ne pas le haïr. Car malgré elle, Anhesis n'y parvient pas, par totalement tout du moins.

« Eryn a fait peur à An'. »


Murmure-t-elle simplement pour parler de l'accident dans le tunnel, de ce foutu bout de métal qui s'était logé si près de ses deux cœurs. La jeune femme soupir et s'assoit au bord du lit, massant sa nuque d'une main alors que ses épaules s'affaissent sous le poids de la fatigue mais aussi de la culpabilité.

« Eryn a failli mourir parce que... »
Un rire nerveux est soufflé. « An' n'a pas réussit à se servir de l'holocom. An' te demande pardon, Eryn.... Elle a été... inutile et... Tu as faillis mourir à cause de ça. »




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La Main Noire
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  • Posté le Dim 29 Oct - 23:28

    Message n°704 (15)


La chute de la bouteille a pour seul conséquence positive le réveil d’Anhesis, dont la fatigue, la peur et les émotions des derniers jours se lisent aisément sur ses traits tirés. Le zabrak n’ose pas vraiment imaginer sa propre apparence, les tuyaux qui lui sortent de tout le corps pour diverses perfusions et autres appareils de mesure suffisent amplement à s’imaginer toute l’étendue de l’horreur dont il a l’apparence. Voilà un spécimen qui n’a en fait absolument pas l’habitude de trainer dans un lit d’hôpital… D’ailleurs, maintenant qu’il y pense, la sensation est immonde, et le pire c’est qu’il n’a même pas encore eu à goutter un seul repas. Esquissant un piteux sourire en réponse aux premiers mots d’Anhesis, la Main noire l’observe, la jeune femme qui fut son apprentie, puis s’empare d’un geste quelque peu maladroit de la bouteille, parvient à l’ouvrir malgré toute cette tuyauterie qui passe entre ses doigts, courant le long de ses bras. Le goût pâteux dans sa bouche disparaît avec les premières gorgées d’eau fraiche, et c’est comme si toute sa gorge soupire d’aise après cette sécheresse forcée.

« C’était pas voulu. », articule-t-il lentement, reprenant son souffle pour réussir à ajouter : « J’avais plus peur pour toi, pour me soucier de ma propre carcasse… » Sa carcasse avait été là pour encaisser de toute façon, non ? A l’instant où la mort fondait sur eux, son seul réflexe avait été de mettre Anhesis hors de danger. Quant au reste… quant à lui… le regard d’Eryndal se perdit pendant plusieurs secondes vers le vide offert par l’espace de la pièce, tandis qu’Anhesis s’installe sur le bord du lit, dans un état tout aussi piteux que son maitre. Trouvant une position plus confortable, le zabrak s’enfonce un peu dans son oreiller, observant sa comparse qui se désespère de son affinité nulle avec la technologie. Doucement, un sourire amusé éclaire son visage, avant qu’un rire sec ne s’échappe de ses lèvres. Il a failli mourir de la mort la plus stupide et la moins glorieuse de toute l’histoire des Sith. A cause d’un fichu holocom trop compliqué pour son binôme !

« Désolé, sur l’instant, le fait de devoir t’expliquer m’est un peu sorti de la tête. », rétorque-t-il, une lueur d’amusement brillant dans son regard de braise avant de s’amenuiser et de disparaître. Il en rit maintenant, parce qu’il est vivant… Mais les conséquences auraient pu être plus catastrophiques. Eryndal soupire doucement, secouant légèrement la tête. « J’aurais pas dû nous emmener aussi loin, pas sans plus d’infos… Les couloirs piégés et sensibles aux mouvements… est-ce qu’ils ont seulement remarqué que ce fichu caillou a une activité sismique plutôt importante ? » Ses lèvres esquissent une grimace contrariée, levant les yeux au ciel face à sa propre intrépidité. Retournant son attention vers Anhesis, le zabrak finit par approcher lentement ses doigts vers les siens pour les recouvrir, les enlacer, les emprisonner dans une étreinte légère, un contact bienvenu. Du pouce, il lui caresse le dos de la main. « C’est pas de ta faute, An’. Tu as fait tout ce que tu as pu, et même bien plus. La preuve, si tu avais vraiment été inutile, je ne serais pas là à l’heure qu’il est. » Il affiche un pauvre sourire. « Tu m’as sauvé la vie. »

C’est bien la dernière chose qu’on devinerait de la part d’un membre du triumvirat, voire d’un Sith… Mais, sortant de ses pensées, la porte de la chambre s’ouvre dans un couinement sur des silhouettes en blouse blanche, deux infirmières qui ont l’air plutôt surpris de voir leur auguste patient déjà réveillé. Les yeux ronds, l’une d’entre elle s’éclipse, probablement pour faire venir un médecin, tandis que l’autre procède aux examens de routine et en profite pour demander de prime abord l’état du zabrak. « J’ai l’impression d’avoir du plomb à la place de la cervelle, mais à part ça… », rétorque-t-il dans un humour grinçant. La seconde aide médicale réapparait, accompagnée du docteur Larhen qui a une mine bien sombre. Enfin, encore plus que d’habitude quand il doit rencontrer Eryndal. Incapable d’éprouver la moindre sympathie pour cet homme qui ne remplacera jamais Dolores, le zabrak s’est toutefois toujours demandé à quel égard il avait mérité tant de froideur de la part d’un médecin sensé être impartial, alors qu’hormis des chiffres sur une prise de sang, Larhen de savait rien de lui ni de son histoire.

Faisant mine d’observer la pièce, comme s’il cherchait quelqu’un de particulier, le zabrak ne peut s’empêcher de railler : « C’est ça mon comité d’accueil de retour à la vie ? Où sont mes fans réclamant signatures et holo-selfies ? » En réalité, il y a probablement, hors de l’hôpital, toute une ceinture de personnes attendant l’apparition de la Main noire ou le moindre communiqué quant à son état de santé… « J’espère que vous vous êtes bien amusé à me charchuter à cœurs ouverts, Larhen, mais la prochaine fois, ce serait bien de penser à vérifier la dose d’anesthésiant avant. », attaque-t-il d’une pique acide et cynique. Au moins, on ne peut pas dire que le zabrak soit encore mourant… sans doutes cherche-t-il même à accélérer sa procédure pour sortir de l’hôpital. Il n’avait pas besoin de toutes ces machines pour veiller sur lui, de toute façon : Daleth, Julius et Anhesis suffisaient amplement.





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  • Posté le Lun 30 Oct - 11:13

    Message n°712 (16)

Elle ne dit mot, Anhesis, laissant la main du Zabrak venir toucher la sienne, serrer ses doigts dans les siens. Elle lui avait sauvé la vie tout comme il avait sauvé la sienne. Et c'était là ce qui les caractérisait le mieux, l'incapacité à vivre l'un sans l'autre, cette dépendance atroce qui les rongeait depuis trop longtemps à présent. Un fardeau mais aussi un cadeau.

« Tu te rappelles quand... An t'a promis qu'elle ne partirait jamais sans toi ? »
Son regard se lève enfin pour confronté celui du Zabrak. « An t'a dit aussi que si tu meurs... Elle ne veut plus vivre. »

Des promesses faite dans les moments les plus sombres de leur vie, perdu dans les méandres sinistres d'une vie qui semblait parfois loin de celle qu'ils avaient à présent. Malgré tout, le doute et la culpabilité demeuraient, étreignant son cœur douloureusement alors que la main noire continue de caresser sa main. Si le geste est tendre, il donne pourtant une sensation de brûlure. Oui, cela lui brûlait le derme, cisaillait son cœur. Où en étaient-ils tous les deux ? Et cette promesse de l'attendre... Cela faisait vingt ans maintenant... Et rien, toujours rien. Si ce n'est qu'il était devenu impossible de compter les Twi'lek et autres amantes qui étaient passé par la couche du Zabrak alors qu'il la forçait elle, à rester dans une solitude effroyable, sans l'espoir d'une vie réellement meilleur. Finalement c'est quand le corps médical fait irruption dans la chambre qu'Anhesis soupir, retirant sa main de celle d'Eryndal et retourne se caler dans le fauteuil sans même lui accorder un regard. En bon cerbère qu'elle est, Anhesis observe l'infirmière puis Larhen qui fait son entrée, évitant soigneusement le regard de la sauvage braqué sur lui avec froideur.

« Ce n'est pas parce que l'on vous nomme le boucher de Maloran que vous pouvez vous permettre de dire de moi que je charcute mes patients. Vous n'êtes pas sans savoir que votre espèce a une capacité de guérison au-dessus des normes, votre corps à simplement assimilé l'anesthésiant trop vite. Au pire, vous pourrez toujours vous plaindre à vos fans. »

Claque sèchement Larhen qui referme le dossier qu'il tenait en main alors qu'il observe les constantes de son patient. Anhesis penche la tête sur le côté, toisant férocement le médecin alors qu'elle se lève doucement de son siège, le corps tendu comme celui d'une bête prête à bondir sur sa proie pour la déchiqueté. D'un large mouvement du bras, là sith libère sa force, attirant avec violence le corps du médecin qui vient heurter le mur le plus proche. L'angoisse est palpable alors que la jeune femme s'approche, le regard plus mauvais que jamais.

« Vous n'avez pas dû bien comprendre mon message de tout à l'heure, docteur Larhen... »

« Anhe... Lo... Lord Canem... Non, attendez... »

En sueur et maintenu par une force invisible, l'homme suppure de panique alors que la sueur perle à grosse goutte sur son front. Dans la pièce les lumières clignotent, les appareils grésille sous l'influence néfaste de la haine de l'exécutrice plus proche de sa victime que jamais. Elle tend vers lui un doigt à la peau noircie dont l'ongle griffe lentement la joue de Larhen. Il y a ce soupir qui exalte de sa bouche, haleine fétide qui transpire la mort et l'horreur alors que dans les orbites du médecin, ses yeux se révulsent. C'est invisible, impalpable, mais le pouvoir est bien là, serpentant comme une gangrène dans l'esprit de l'humain. La démence, l'horreur pure, la peur viscérale. Juste une goutte. Une toute petite... Une menace qui valaient bien des mots ou bien des actes. Plus terrible encore que n'importe quelle arme tranchante. Tremblant, geignant sous la souffrance, Larhen reste bloqué contre le mur alors que sous les pans de sa blouse, une tache grandit sur son pantalon, le liquide jaunâtre ruisselle et s'écoule jusqu'au sol. Là marre d'urine libérée sous la peur qu'il éprouve échappe à son contrôle alors que finalement Anhesis empoigne sa mâchoire, le forçant à soutenir son regard plus bestial que jamais, de cette vive couleur chatoyante caractéristique du côté obscur.

« Par les droits et l'autorité que me confère le Triumvirat, pour la protection de la main Noire ici présente et des grandes œuvres du Seigneur Noir... Je vous retire tous droits d'action et de décision concernant la santé de Darth Sanguis. »

Alors qu'elle met fin à sa démence de force, Anhesis approche son visage de celui de Larhen dont les larmes coulent le long de son visage.

« Ceci, docteur Larhen, est mon dernier avertissement. » Murmure Anhesis calmement. « En d'autre termes, vous n'approcherez plus jamais Eryndal, vous ne lui adresserez plus la parole. Vous exercerez votre fonction auprès de vos patients habituels mais vous confierez nos deux dossiers médicaux respectifs à un autre de vos confrères et ceci, dans les plus brefs délais. »

Elle finit par s'écarter simplement, désignant la sortit d'un mouvement lent du bras alors que Larhen, enfin libérer de son emprise, titube jusqu'à la porte, démarche incertaine et pataugeant dans sa propre urine, sort, humilié et dévasté. Anhesis inspire longuement, observant la porte qui se referme, imposant un silence aussi pesant que sinistre alors qu'elle se tourne vers le lit, dardant son regard luisant sur le Zabrak.

« Il m'a dit pour le bébé. » Lâche-t-elle de but en blanc, sans détour. Bien que son ton soit toujours calme et détaché, son regard lui trahit ses émotions « Larhen, il a usé de cette vérité pour m'éloigner de toi... Je comprends ton choix, mais je ne te pardonne pas ton mensonge Eryndal. Tu n'aurais... jamais dû me cacher cela. »




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  • Posté le Lun 30 Oct - 13:04

    Message n°717 (17)

Le zabrak acquiesce doucement en dodelinant de la tête, les souvenirs revenant comme le flot incessant des vagues. Comment peut-il seulement oublier ? Même ce qu’il tentait désespérément d’enfouir dans les limbes de sa mémoire, ne s’effaçait jamais totalement, revenait à la surface à un moment ou à un autre. « Je me souviens aussi… quand je t’ai interdit de mourir. Tu sais pourquoi ? J’avais peur… peur d’être alors tout seul, et d’avoir fait tout ça pour rien. » Tout ça… tous ces sacrifices, toutes ces mauvaises choses, mais aussi toutes ces bonnes choses qui avait caractérisé leur adolescence commune. Et maintenant ils en sont là, toujours au même point, réunis et séparés à la fois par des épreuves communes et des cauchemars qui continuent de les hanter. A vrai dire, les destins personnels de l’une et l’autre n’avaient sans doutes pas aidé non plus… Le triumvirat pour elle, les voyages puis le poste de Main noire pour lui… S’était-il seulement posé une seule fois pour réfléchir, pour méditer sur ce qu’il comptait faire, sur le fait de savoir s’il se sentait enfin prêt à oublier pour de bon le fantôme de Tenebris ? Non, pas vraiment… Quelque part, il est toujours plus simple d’enfermer ses démons dans une boite plutôt que d’y faire face, et de se contenter de cette existence, sans s’en contenter véritablement.

L’interruption des infirmières puis de Larhen, en tout cas, coupent net les pensées du zabrak. Un sourire torve accueille la remarque mauvaise du médecin, qui décidément, ne peut s’empêcher de mordre aux hameçons de la Main noire. Lahren, avec le comportement qu’il avait toujours adopté à l’égard d’Eryndal, semblait clairement ne pas l’apprécier, alors celui-ci lui donnait au moins des raisons pour ce faire. « A l’évidence, heureusement que je peux me fier aux capacités de mon espèce plutôt qu’aux vôtres. Encore un peu et la prochaine fois, vous vous ferez un plaisir d’oublier que j’ai deux cœurs. » Quoiqu’il n’a absolument pas l’intention de connaître une prochaine fois sur une table d’opération. Daleth avait raison, les robots sont tout aussi bien. Pas étonnant que depuis la mort de Dolores, le Seigneur noir ne voyait plus aucun médecin de chair et d’os. Son dossier médical est un secret à présent encore mieux gardé que par le passé. Et puis, un être immortel a-t-il seulement besoin d’un soutien médical alors que la Force semble être l’unique raison à son état actuel ?

Le zabrak a un léger sursaut de surprise quand Anhesis surgit de son siège pour plaquer, par la Force, le docteur Larhen contre un mur. Et bien, il semble qu’il a loupé quelque chose dans son sommeil ! Fronçant d’abord les sourcils en ne comprenant pas cette soudaine antipathie de sa comparse envers le médecin, l’atmosphère qui plonge soudainement dans ces relents de terreurs et d’urine finit par donner au zabrak une expression absolument ravie sur son visage. Au contraire des infirmières qui, bien que soulagées de ne pas être la cible de l’exécutrice, ne savent que faire pour le docteur Larhen, ni que penser de cette humiliation. Se redressant comme il peut sur les coudes pour mieux observer la scène, il regrette seulement l’absence des fameux cookies Sith à portée de main. Ça aurait été fameux à déguster en même temps. « Bon débarras. », grogne-t-il alors que la porte se referme et qu’un droïde de nettoyage ne fasse son œuvre.

Le moment aurait pu être le meilleur de ces derniers jours, si Anhesis n’avait annoncé brutalement qu’elle sait maintenant pour le bébé. Une histoire qui fait partie de celles que le zabrak aurait préféré oublier, comme toutes celles liées à Tenebris. « Il… Quoi ? », articule-t-il d’une voix étranglée, stupéfait qu’il ait osé briser une promesse faite à Dolores et pire encore, le secret médical. Renversant sa tête en arrière tout en expulsant un long soupir las, Eryndal esquisse une moue contrariée. « Putain d’enfoiré de fils de pisseuse… », lâche-t-il dans un souffle. Il ferme un instant les yeux, sentant ses cœurs se mettre à cogner plus fort dans sa poitrine. « Je suppose que j’aurais pu te le dire il y a quelques années… mieux vaut tard que jamais, comme on dit. Mais j’ai donné ma parole à Dolores, et elle tenait beaucoup à cette promesse, parce qu’elle n’a jamais voulu te causer le moindre mal et... Après toutes ces années, elle souhaitait seulement te voir réussir à te reconstruire. » Et avec Dolores, même dans la mort, une promesse est une promesse. « C’est un fardeau qu’elle a voulu t’épargner… parce qu’une mère n’aime pas causer de souffrances inutiles à ses enfants. » Daleth, dans la confidence, n’avait pu que raisonner de la même manière.

Un sourire triste étire les lèvres du zabrak alors qu’il pose enfin son regard sur Anhesis. « Est-ce que le fait de savoir te fera mieux trouver le sommeil ? » Au fond, Eryndal en doute, pour avoir porté ce fardeau qui n’était en partie pas le sien. Il finit par hausser les épaules. « Ça vaut peut-être mieux, finalement… Je ne sais pas ce que Larhen t’a raconté, sans doute en ajoutant sa propre sauce, de toute façon, c’est trop tard pour s’en lamenter. Je sais ce que ça implique d’être un Sith, Anhesis. Faire des choses qui ne pourront jamais être pardonnées, même par ceux qu’on aime. Même par soi-même. »





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  • Posté le Lun 30 Oct - 18:09

    Message n°728 (18)

Mieux vaut tard que jamais ? L'expression arrache un tic nerveux à la jeune femme qui désespère devant l’attitude du Zabrak. Borné et de mauvaise foi, il trouve encore le moyen de faire usage de Dolores pour justifier son mensonge. La sith reste immobile à l'autre bout du lit, observant son comparse sans ciller avant que sa voix ne s'élève à nouveau.

« Me reconstruire ? Dolores doit se retourner dans sa tombe alors. Cela n'a jamais été le cas et tu le sais mieux que personne. »


Siffle Anhesis en soupirant, son faciès au derme cendré se crispant dans une moue de dégoût. Est-ce qu'elle en dormirait mieux maintenant qu'elle savait la vérité ? Bien sur que non. Posant ses mains sur le montant du lit, la sauvage darde un regard froid et ferme vers son mentor avant de souffler lentement.

« Tu ne comprends vraiment pas où se situe le problème, n'est-ce pas ? » Elle secoue doucement la tête. « Le souci ce n'est pas Larhen, ce n'est pas Dolores... C'est toi le souci, Eryn ! Cela a toujours été toi. Ce choix, ne te revenait pas. C'était mon corps, mon enfant ! Tu n'avais pas à choisir pour moi, et je me fiche que tu penses que je n'étais pas apte à m'en occuper ou que ce soit l'enfant de Tenebris... C'est par principe. » Le regard lourd de tristesse, la jeune femme pousse un long soupir. « Tu sais ce qui est le plus difficile quand l'on est... moi ? Ce n'est pas d'être vu comme un monstre ou un animal... C'est d'être conscient que l'on ne peut pas vivre une vie normale. Ce bébé, c'est peut-être une bonne chose qu'il ne soit jamais né... Mais cela me fait réaliser que je n'aurais jamais ma famille à moi. Je t'ai promis de t'attendre Erynn... Je l'ai fait il y a vingt ans et pendant que tu fais ta petite vie tranquillement, que tu t'envoie en l'air avec des putes à tour de bras... Moi, je suis encore là à attendre. » Ses larmes dégringolent sur ses joues. « Je suis fatigué... fatigué d'attendre que tu daignes me donner ne serait-ce qu'un instant de ton temps, de ta vie. Fatigué que tu m'empêches de vivre, d'être touché par des autres alors que tu n'es pas capable de le faire toi-même. »

D'un mouvement rapide, Anhesis chasse les larmes sur son visage alors qu'elle détourne le regard. Rien que cette conversation était épuisante et elle n'était vraiment pas en état de tenir un quelconque discourt sur la façon dont le Zabrak piétinait son cœur chaque jour depuis deux décennies.

« Je vais rentrer à la maison... J'ai besoin d'un bain, de manger et surtout de dormir. Je reviens te voir dès demain, je te le promets... Mais là, j'ai besoin d'être seule. »

Sans un mot de plus, sans même un geste tendre à son égard, la sith pivote et s'éloigne du lit d’hôpital avant de quitter la chambre, laissant le Zabrak seul.

Le lendemain matin - Le goût amer d'une dispute, le cœur rongé par les mensonges, les non-dits mais plus encore par l’incapacité à se comprendre l'un et l'autre. La nuit avait semblé interminable, partagé entre cauchemars et pensées noires qui poussait Anhesis à remettre en question son existence auprès d'Eryndal. Avait-elle eu raison de l'attendre, comme elle l'avait si bien dit ? Qu'avait-elle gagné, si ce n'est l'ignorance et la douleur ? Et cet enfant, même s'il était de Tenebris, aurait-elle été moins malheureuse si elle l'avait eu avec elle ? Se serait-elle sentit moins seule ? Des questions qui l'avaient hanté toute la nuit, toute la matinée alors que là sith avait même hésité à tenir sa promesse et laisser seul son mentor à l’hôpital, le faire espérer sa venue. Mais non... Non elle était au-dessus de cela. Peut-être était-ce là une forme de faiblesse. Larhen n'avait peut-être pas tort après tout, il y avant ce besoin presque malsain d'être avec lui, au point de tout pardonner. Anhesis s'était fait à la seule chose qui régissait sa vie : sans lui, elle n'était rien. Il lui avait fallu faire un effort monumental pour ravaler sa fierté une fois encore, se soumettre au bon vouloir du Zabrak pour la énième fois. Ferait-il lui aussi cet effort ? Sans doute que non. Mais au point où ils en étaient, de toute façon.... La porte de la chambre s'ouvre doucement dans un grincement presque sinistre alors que la matinée est déjà bien avancée. Dans l’entrebâillement, le minois d'Anhesis apparaît alors qu'elle pousse doucement la porte de l'épaule en posant son regard sur le zabrak.

« Bonjour... »

Souffle-t-elle une voix plus douce que la veille alors qu'elle fait irruption dans la pièce. D'un bras elle tient une boîte, de l'autre un sac au contenu suspect alors qu'elle pousse la porte du pied et la fait claquer lorsqu'elle se referme. Maladroitement, hésitante, Anhesis s'approche du lit où le Zabrak se repose depuis la veille. Lentement elle dépose la boîte sur la petite table de chevet et le sac au sol avant de s'asseoir sur le lit dans un soupir, frottant ses paumes sur ses cuisses nues. Pas de tenue du Trumvirat aujourd'hui, c'était repos. Elle ne portait que l'une de ses vieilles tenues fait à partir d'anciens vêtements du Zabrak et dont elle avait toujours eu l'audace de porter avec fierté.

« Comment tu te sens... ? »
Elle désigne le sac et murmure. « J'ai... hem... apporté des choses pour toi. Je me suis dit que ça te ferait sans doute plaisir, alors... »

Elle se penche, s'empare du sac et le pose sur le lit avant de l'ouvrir pour en sortir quelques boîtes de nourriture d'un traiteur du quartier. De la viande dérivés en différentes recettes et saveurs, du café encore chaud dans un support, des pâtisseries... Il y avait de quoi faire pour contenter son appétit féroce. Finalement elle s'empare de la boîte dont un discret couinement s'échappe. Son buste pivote doucement vers le Zabrak alors qu'elle ajuste son assise sur le lit. Le regard de la jeune femme se darde sur son comparse dont elle soutient le regard.

« Eryn, écoute... Je sais que ce n'est pas facile pour toi aussi... Je n'aime pas quand on se dispute, je veux faire la paix avec toi. Tu veux bien, dis... ? » Lentement elle ouvre la boîte, observant sa contenue encore caché au regard du Zabrak. « Je t'ai fait un cadeau... Un peu spéciale. » Elle lève à nouveau les yeux vers lui, sourire timide. « Je ne savais pas quoi t'offrir alors je me suis dit que... enfin... Que de quoi briser ta solitude durant ton séjour ici serait peut-être une bonne chose. »

D'un geste doux, précautionneux, Anhesis penche doucement la boîte, l'agitant vers le ventre d'Eryndal. Roule alors une petite chose velue qui libère un couinement aigu avant de se dresser sur ses pattes, agitant deux petites ailes velues. C'est visiblement un oiseau si ce n'est qu'il est dénué de bec et de plumes alors que ses grands yeux sombres et pétillants sont tourné vers le Zabrak qu'il observe avec curiosité.

« Ils disent que ça s'appelle un Porg...  J'espère que tu l'aimeras... »




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  • Posté le Mar 31 Oct - 10:25

    Message n°759 (19)


Le regard sombre, le zabrak hausse un sourcil en direction d’Anhesis. Evidemment tout se ramène toujours au fait que ce soit de sa faute. Il renâcle, expire un soupir par ses narines qui frémissent. Personne n’avait jamais jugé utile de lui donner le mode d’emploi de la meilleure façon d’élever Anhesis, encore moins celui du mentor Sith parfait. De toute façon, vu le cas, une telle méthode ne saurait déjà exister… Les mâchoires serrées et les lèvres pincées sur son silence, un silence qu’il se force à adopter pour tout simplement ne pas exploser de rage, Eryndal se contente de l’observer d’un regard noir, secouant doucement la tête avec agacement. Une famille, c’est donc ça qu’elle veut ? Avec son propre tempérament, le zabrak a déjà de la peine pour les hypothétiques enfants qu’il pourrait avoir avec une femme lambda, alors imaginer ceux qu’ils pourraient avoir, tous les deux… Non vraiment, ces gamins ne seraient grandement pas aidés…

« On peut pas toujours avoir ce qu’on veut, dans la vie. », marmonne-t-il, sans vraiment s’adresser à Anhesis en particulier. Il ne lui fera pas l’affront de dire qu’il ferait une mauvaise mère, non, ce n’est pas ce qu’il pense. Tout comme d’ajouter que puisque ça ne lui plait pas, elle n’a qu’à partir et se démerder toute seule. Ça non plus, il ne le pense pas. Jamais de la vie. Non, par contre il sait ce que ça fait de grandir en voyant le poids des regards se braquer sur une mère diminuée. Et ces regards se braquer ensuite sur l’enfant. Et pourtant, il y avait pire que l’état d’esprit de Sayla, et les réputations de l’exécutrice et de la Main noire n’étaient plus à faire.

En tout cas, malgré tout ce que sa mauvaise foi peut inventer comme excuses pour ne pas sembler être atteint par ses paroles, les derniers mots sont durs parce qu’ils sont vrais. Un tic de colère secoue sa joue alors que ses mâchoires se contractent un peu plus. Oui, le zabrak est borné et déteste admettre quand il a tort, ça le renfrogne d’autant plus. Sans un mot, il accompagne la sortie d’Anhesis alors qu’il sent ses poings se serrer, ses ongles s’enfoncer dans la chair de ses paumes. A trop contracter ses muscles, c’est la perfusion qui, soudainement, au lieu de l’approvisionner en nutriments, voit du sang remonter le long du tuyau. Mais ça, ce n’est rien, par rapport à ces vibrations qui montent dans la solitude soudaine de l’endroit et la rage qui baigne le front de la Main noire. Fichu tempérament… fichu mauvais caractère… fichu aveuglement. Les murs de la chambre d’hôpital se mettent à trembler sous l’impulsion de Force qui s’échappe inconsciemment du zabrak, alors qu’il laisse basculer sa tête dans ses paumes. Ses ongles mordent sa peau, l’écorchent jusqu’au sang, et soudainement, les tôles de l’appareil qui mesure ses constantes se plient, se déforment comme serrées dans un étau invisible. Et l’écran explose.

Le lendemain. Dans le silence de sa chambre, uniquement brisé par les éclats de voix qui résonnent parfois dans le couloir, Eryndal s’occupe comme il le peut avec une tablette holographique posée sur sa table de nuit, à jouer contre un programme dans une partie de sabacc. Pour avoir longtemps observé les parties de Julius et Daleth, puis pour avoir joué contre l’un ou l’autre, le logiciel était d’un ennui mortel. Pas pour la difficulté, mais pour l’absence de conversation. Ces conversations qui faisaient souvent office de confessions, pour les deux adversaires. La machine endommagée avait été retirée, remplacée par une autre. Au même titre que son médecin, d’ailleurs… Quand la porte s’ouvre en grinçant, le regard du zabrak roule jusqu’à la silhouette qui vient d’entrer, observe Anhesis en silence, détaillant les paquets qu’elle tient dans ses bras. Pinçant les lèvres, il l’accueille d’un geste amical de la main, repoussant la table de chevet pour s’asseoir plus confortablement sur son lit. Il hausse les épaules en rétorquant : « M’ennuie comme un rat mort. J’ai hâte de quitter cet endroit… retourner travailler… histoire d’être utile à quelque chose. » L’immobilisme n’était pas son fort, au cornu.

Sa curiosité piquée à vif par ces paquets surprises, il hausse un sourcil quand elle déballe son sac, voyant toute cette véritable nourriture à portée de main et surtout d’estomac. Du café… quel miracle, dans cet endroit où on lui interdisait à peu près tout à cause de son opération. « C’est… gentil. Merci Anhesis. Ça va les faire rager de me voir me goinfrer, j’ai hâte de voir leur tête. » Un sourire chafouin étire ses lèvres juste à l’idée de pousser le personnel hospitalier au désespoir. Posant ses réserves sur le chevet à côté de lui, gardant juste le café à portée de main pour le moment, son regard se pose à nouveau sur la jeune femme, un tic nerveux contractant sa mâchoire. Non, lui non plus n’aimait pas quand ils se disputaient tous les deux. Ils n’étaient même pas ensemble mais ils avaient déjà les mauvais côtés d’un vieux couple. « Faisons la paix. », souffle-t-il alors que ses traits gardent une expression renfrognée. Parce qu’au fond, il sait que ce n’est pas la dernière… La paix est un mensonge, répète-t-on aux Sith. Il n’y a que la passion… cette maxime qui s’applique si bien à ces deux-là.

« Qu’est-ce que… », réussit-il à émettre alors qu’une petite boule de poils, ou de plumes, il ne saurait dire de prime abord, s’échoue sur son ventre. La chose se redresse en couinant, se révélant effectivement comme étant une boule de plumes très fines. Ses petites pattes de canard glissent un peu sur la peau tatouée du zabrak avant de trouver un point stable, observant cette étrange créature dix fois plus grande que lui, de ses grands yeux noirs et pétillants. « Par les saintes cornes de l’univers… », souffle Eryndal d’un air ahuri. Cette chose est beaucoup trop mignone pour être vraie ! Avec lenteur, il approche sa main du porg, qui se penche doucement sur les doigts du zabrak, se demandant de quoi il pourrait bien s’agir. Dans un couinement, il se laisse caresser du bout des doigts du Sith, fermant les yeux lorsque celui-ci vient à gratter sous la gorge de l’animal. « Ma crédibilité de Main noire va en prendre un sacré coup… », lâche-t-il dans un petit rire amusé, alors que le porg se hisse dans sa paume, s’y installant comme dans un nid.

Les traits plus détendus, le regard du zabrak en revient à Anhesis. « J’adore cette chose. Faudra qu’on lui trouve un nom… Merci. » Les animaux ne sont sûrement pas acceptés dans l’enceinte de l’hôpital, mais franchement, ils ne sont plus à ça près, venant de la Main noire… Fronçant légèrement les sourcils tout en lâchant un bref soupir, Eryndal détourne les yeux un instant vers le porg, puis vers les écrans qui affichent toujours ses constantes avec une morosité affligeante. « Je suis désolé. », souffle-t-il. « …d’agir comme je le fais. Et d’être d’une nature qui n’est pas à la hauteur de tes espérances. J’ai été loin d’être un bon maitre, alors… je n’imagine même pas ce que ça pourrait être en époux ou en père. » Un piteux sourire étire doucement ses lèvres alors qu’il secoue doucement la tête, tandis que le Porg prend de l’élan en battant des ailes pour sauter jusqu’à l’épaule du zabrak et s’y rouler en boule dans un couinement heureux.





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  • Posté le Mar 31 Oct - 11:52

    Message n°770 (20)

L'ennui oui, c'était bien ce à quoi elle avait pensé. Eryndal était incapable de rester à rien faire, sont trop pleins d'énergie dû y être pour beaucoup ou bien parce que la solitude ne lui réussissait pas toujours. Bien que silencieuse, Anhesis se sent soulagé que la nourriture apportée apaisera un temps les tourments de son ami qui trouvera vite ici un moyen de briser son ennui mortel, en taquinant gentiment l'équipe médicale censée s'occuper de ses soins. Maudit soit-ce cornu, aussi adorable qu'agaçant. Alors quand il découvre son cadeau, cette petite créature qui semble déjà s'attacher à son propriétaire, la sauvage pousse un soupir de soulagement. Il adore ! Et il accepte de faire la paix. Oui, les tensions s'apaiseront d'elles-mêmes avec le temps, il en avait toujours été ainsi entre eux.

« Ne compte pas sur moi pour lui trouver un nom alors que je n'en ai toujours pas trouvé pour mes Tuk'atas. »

Affirme la jeune femme avec un rire soufflé et amusé alors qu'elle tend la main, caressant le petit volatile au pelage doux et cotonneux. Adorable bestiole que voilà dont les deux féroces Tuk'atas se ferait un plaisir de gober à la moindre occasion. Sans doute valait-il mieux ne pas mentionner cela face à Eryndal qui prenait plaisir à découvrir son nouveau compagnon qui se montrait fort affectueux. Tant mieux, Anhesis avait besoin de savoir quelqu'un ou quelque chose serait là à sa place, pour briser la solitude du Zabrak, trop souvent incompris.

Lorsque le Zabrak vient à lâcher enfin des excuses, Anhesis retient son souffle. Les élans de bonne foi étaient rares et précieux. Mieux encore, Eryndal se confie sur ses craintes et sur ce qu'il croit avoir été durant toutes ces années. Bon sang, a-t-il donc une si piètre opinion de lui-même alors que sans lui, elle serait morte avant même d'avoir atteint l'âge adulte ? La demoiselle bascule la tête en arrière, libérant un long soupir las et désespéré avant de lâcher, portant à nouveau ses yeux sur lui.

« Arrête de t'apitoyer. On sait tous les deux que si tu n'avais pas été là, je serais morte y a longtemps déjà. Tenebris m'aurait laissé crever dans ce placard sans le moindre remords. Et cela, dans le moins pire des scénarios. »

Anhesis se penche en avant de venir se faire une place dans le petit lit d’hôpital pour se lover contre le Zabrak. Elle ignore les piaillements du porg, posant son visage contre le buste de son mentor en soupirant. Là, c'est ici qu'elle se sentait le mieux, tout contre lui. Cette sensation ne l'avait jamais quitté et les rares moments à pouvoir être ainsi blotti dans ses bras étaient devenus si rares qu'ils en étaient devenu encore meilleurs que par le passé.

« Je crois que tu serais un bon père... j'en sais quelque chose, tu as pris soin de moi pendant si longtemps, Eryn. Tu m'as sauvé de la faim, tu m'as protégé du froid, tu as brisé ma solitude... Tu m'as éduqué et pardonné toutes mes erreurs... Tu m'as laissé choisir ma voie chez les sith... Oui, ça n'a pas toujours été parfait et certaines erreurs ont failli nous être fatales, mais... Aujourd'hui est là tout les deux, on travaille dur pour notre ordre et... Après tout ce qu'on à fait et subit... On a aussi le droit au repos. On a le droit de penser un peu à nous et à ce que l'on veut de notre futur ensemble. » La voix de la jeune femme faiblit alors que son regard se fait plus triste. « Enfin... Si tu nous imagines avoir un avenir ensemble, évidemment. »

Depuis tout ce temps, elle commençait à douter et même à travers ces paroles, elle avait l'horrible sensation de lui mettre la pression, de lui forcer la main. Anhesis soupir et se redresse, ramenant ses jambes contre elle et croise les bras autour avant d'y poser son menton, son regard se perdant sur le mur pâle et vide de toute décoration. Son cœur bat la chamade alors que sa voix s'élève à nouveau, le regard larmoyant.

« Je t'en prie Erynn... Si tu ne peux pas, si tu veux pas... Alors libère-moi. » Elle pivote le visage, dardant son lui ses grands yeux sombres et luisant de larmes.« Libère-moi de toi... Laisse-moi trouver le bonheur auquel j'aspire... Loin de toi, auprès d'un autre. »




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